Saurons-nous tirer la leçon?
Suite de notre réflexion sur la réforme et la prise de décision…Après Nicolas Tenzer, c’est à Jean Kaspar que nous donnons la parole par l’intermédiaire d’un article de sa News Letter qu’il m’a autorisé à reproduire… Les évènements que nous avons connus au cours des deux derniers mois autour du CPE, révèlent une crise profonde de notre système démocratique.
Ils ont mis en évidence la nécessité de changer les règles et les processus de décision. C’est en fait toute la question de la conduite des changements qui est posée. Quatre idées simples sont à prendre en compte. Nous les résumerons ainsi :
-a) Il faut oser le pari de l’intelligence. La population est de plus en plus formée et informée. Elle est capable de comprendre que les changements sont nécessaires, à la condition qu’elle puisse en débattre, qu’elle en perçoive le sens et que la confrontation sur différentes hypothèses soit possible.
-b) L’onction du suffrage universel ne transforme pas les élus en guides éclairés en leur donnant le pouvoir de décider sans concertation avec les autres acteurs de la société. Tout ce qui touche au social et au contrat de travail doit faire l’objet d’une concertation avec tous les acteurs concernés. En cas d’impossibilité d’aboutir à un accord, alors, mais alors seulement, la représentation nationale doit, si nécessaire, trancher.
-c) Un changement ou une réforme ne doit pas être décidé au pas de charge. Il faut donner du temps au temps pour permettre la mise en route d’un processus de consultation, de concertation et de négociation. Donner du temps au temps ne veut pas dire laisser filer le temps mais l’organiser en fixant une échéance, une date butoir.
-d) Refuser les à priori du type «
Jean Kaspar
Consultant en stratégies sociales