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Culture, médias, loisirs

Dimanche 12 février 2006

Je viens de voir les Bronzés 3. On m’avait dit que c’était un film comique. J’ai trouvé  cela attristant. Il s’agit d’un spectacle carrément décliniste pour reprendre le terme de notre Premier Ministre. Les Français sont vieux, méchants, moches et cons, voilà pour l’essentiel la morale de l’histoire. 30 ans après, les retrouvailles des gais lurons d’autrefois sont sinistres. Sur le plan physique, ces seins tombants, ces quinquagénaires ventripotents aux visages bouffis ou fripés, toutes ces chairs flasques filmées de près, sont comme la chronique d’un troisième âge annoncé.

Sur le plan du bilan de vie c’est encore pire. Deux d’entre eux ont médiocrement réussi et sont devenus des beaufs friqués, un autre est un raté complet, le dernier une sorte d’assisté permanent renfloué par une femme milliardaire. Les Bronzés nous renvoient une image franchouillarde et has been. Il ne faut pas s’étonner que nombre des acteurs de ce film soient les amis de Jacques Chirac.

Au deuxième degré on peut toutefois s’amuser de ce film en décidant qu’il soit une satire impitoyable de la classe politique Française.

Prenez  Blanc, Chazel (Gigi dans le Film). Ce type qui fait métier de couper les cheveux en quatre pendant que sa femme met en avant... ses avantages... vous les avez reconnus, ce sont François Hollande et Ségolène Royal.

Jugnot, Balasko, ce couple qui tape l’incruste dans une demeure somptueuse, cet homme démodé qui a des problèmes d’élocution, aucun doute n’est permis, ce sont bien Jacques et Bernadette Chirac.

Clavier, qui est accablé par un interminable procès médical, qui croit encore qu’on pourrait l’aimer, n’est ce pas Fabius ?

Enfin Lhermitte ce bellâtre qui vit depuis trente ans au crochet de sa belle et généreuse République (je voulais dire de sa femme), qui est fâché avec la gestion et s’empêtre dans des promesses contradictoires et des affirmations grandiloquentes, ne peut être autre que Villepin.

Au fond nous devons nous aussi supporter en politique une bande de copains de droite et de gauche, les mêmes depuis trente ans, la bande à Chichi ou celle à Tonton.

Ceux là ne nous font plus rire depuis longtemps.

Il est grand temps que l’on change de casting lors de la prochaine reprise.

Peut-être qu’en proposant de meilleurs rôles à ceux qui sont des bronzés permanents, on y arriverait un peu mieux.

 

Gilles NORROY

Par Gilles Norroy
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Mardi 11 avril 2006
Aujourd'hui c'est l'anniversaire de la mort de Jacques Prévert. Alors
pourquoi ne pas lui rendre un petit hommage sur notre blog avec l'un de ses
poèmes qui colle si bien à la situation du moment, nous fera tous
réfléchir un peu et ouvrira sûrement le débat d'une autre manière...



Il ne faut pas

Il ne faut pas laisser les intellectuels jouer avec les
allumettes
Parce que Messieurs quand on le laisse seul
Le monde mental Messieurs
N'est pas du tout brillant
Et sitôt qu'il est seul
Travaille arbitrairement
S'érigeant pour soi-même
Et soi-disant généreusement en l'honneur des travailleurs
du bâtiment
Un auto-monument
Répétons-le Messsssieurs
Quand on le laisse seul
Le monde mental
Ment
Monumentalement.

Jacques Prévert
Par Laurent PY
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Mardi 3 octobre 2006

Les 

 

Les  médias  par leur rôle d’information et d’éclairage du monde,  remplissent  des  fonctions de vigilance critique et de  régulation de la démocratie. Ils ne peuvent ignorer la responsabilité qui est  la leur dans la mesure où, en fixant bien souvent  l’agenda ou le rythme politique, en suscitant les débats,  en permettant ou limitant l’expression, ils contribuent à   façonner l’opinion.

 

La confiance dans les  médias comme source d’information ne cesse de se détériorer.  Notre  presse écrite quotidienne qui  est  la plus chère et la plus aidée d’Europe,  est aussi  une des moins lues. Les médias audiovisuels sont de piètre qualité, le « 20 heures » de TF1, le journal le  plus regardé d’Europe est loin de se situer  au niveau  qu’exigerait  cette responsabilité.  Les journalistes figurent parmi les professionnels les moins admirés ou les moins respectés des Français.  Pour renverser cette situation dommageable, y compris pour la démocratie, le sursaut doit venir d’abord et essentiellement des professionnels.  En effet si la  démocratie suppose l’indépendance des médias, sa qualité exige qu’ils l’exercent en acteurs responsables. L’approfondissement des principes de déontologie  et le contrôle de leur   observation  doivent  émaner   de la profession elle-même qui doit assurer, c’est un minimum,  l’application  des règles que sont  le respect des faits et leur vérification, la séparation des faits et du commentaires, le  refus de caricaturer la réalité pour la rendre plus « vendable », le  refus de  recourir  abusivement  à l’émotion, souvent dans ce qu’elle a de plus primaire … Règles évidentes mais  souvent ignorées, y compris au sein du service public.  Parmi d’autres, on pourrait éviter une déviation dangereuse pour la vie démocratique   qui  tient à la tendance  au catastrophisme, à  privilégier le coté négatif d’une information, d’une décision. Il semble que l’on ne puisse passer pour libre et intelligent que si l’on critique et si l’on dénigre et Alain Finkielkraut dit à peu près qu’être moderne ou vouloir le paraître c’est être mécontent.  Avec un humour qui n’enlève rien à la justesse de l’observation, Eric Le Boucher commençait  un article par ces mots: « Il n’est jamais très bien vu pour un journaliste de donner des bonnes nouvelles…. »    Quand on sait à quel point la  motivation, le dynamisme  d’un pays  dépendent de  la confiance des acteurs économiques et des citoyens, il est certain que la tendance des médias à peindre en noir le présent et l’avenir,  influent  sur la construction de  cet avenir.  Sans tomber dans l’admiration béate et l’approbation systématique -  danger qui  nous  menace assez peu – sans peindre en rose la réalité ce qui serait également grave,   les médias doivent s’interroger sur cette tendance négative qui est la leur,  et à ses conséquences.  Curieusement, cette propension au  dénigrement, cet apparent esprit critique se conjugue, particulièrement  pour des sujets touchant aux relations internationales, avec la soumission à  une « pensée unique »   tout  aussi dommageable. La guerre en Irak, les élections présidentielles  américaines de 2004, les graves incidents de l’automne 2004  en Côte d’Ivoire, la guerre au Liban  n’ont été éclairés d’aucune opinion,  d’aucun témoignage important, d’aucun questionnement réel, contraires à la ligne officielle. La recherche en interne de la qualité et l’auto régulation peuvent se traduire  par la création d’une instance de réflexion,  d’arbitrage et  de contrôle, composée en majorité de représentants de la profession (patrons et journalistes) mais ouverte aussi  à des représentants du monde associatif.

 

On peut également   prévoir  une extension des prérogatives du CSA (qui serait nommé par le Parlement à une majorité qualifiée) à  l’ensemble des médias, l’autorisant à  mettre en évidence certaines  dérives graves notamment  en matière de respect de la dignité humaine et des libertés fondamentales.  Il pourrait  se voir reconnaître également des capacités d’intervention pour  favoriser  le pluralisme et la concurrence de la presse écrite comme audio visuelle. L’indépendance des médias, notamment vis-à-vis des pouvoirs économiques ou politiques  doit être garantie et cela conduit aussi bien  à interdire pour des grands   groupes en situation de quasi  monopole ou dépendants de  commandes publiques d’y tenir une position dominante,  qu’à imposer  le respect d’un  seuil de concentration inter médias. Dans ce cadre,  on peut maintenir un secteur audiovisuel public, qui, pour autant qu’il sache satisfaire une audience large en apportant  un « plus »  en terme de qualité, d’éthique, de diversité   par rapport au secteur privé,  représenterait  un  facteur d’équilibre dans un domaine  essentiel pour la culture collective  et  la démocratie. Pour lui donner toute la puissance nécessaire  il faudrait ne conserver qu’une seule  chaîne généraliste  qui recevrait la quasi  totalité du financement public, marginalement   complété par de  la publicité institutionnelle.   Le CSA  aura    également pour responsabilité de   favoriser   le déploiement des nouvelles technologies de l’information et des réseaux, d’en faciliter un égal accès pour tous et tendre à  une co-régulation avec les acteurs du marché.

 

 

 

 

 

 

 

 

Par marc dHERE
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Jeudi 1 février 2007

En période électorale, plus de 70 % des Français s'informent sur la situation du pays et les propositions des candidats surtout en regardant la télévision et en écoutant la radio. Les émissions les plus importantes sont les débats animés par un journaliste et opposant deux ou plusieurs candidats.

 

 

 

C'est ainsi que je prends soin d'écouter autant les politiciens qui ont la même opinion que moi que ceux qui ont une opinion différente. Car à n'écouter que ceux qui pensent comme moi, comment apprendrais-je quelque chose ? Et comment pourrais-je mieux comprendre l'opinion de chaque candidat et apprécier son aptitude aux fonctions pour lesquelles il sollicite mon suffrage ?

 

 

 

Il est donc très important que les émissions de débats soient bien organisées, pour que les citoyens soient bien informés et qu'ils votent en toute connaissance de cause. Or je constate, hélas, que les journalistes français ont des habitudes déplorables en matière d'organisation de ces débats, habitudes qui ont pour conséquence qu'une majorité de gens votent sans connaître la situation du pays, les propositions des candidats et leur profil. En voici un exemple.

 

Un débat pour rien

 

Le premier grand débat de la campagne présidentielle 2007 a eu lieu le jeudi 25 janvier 2007 sur France 2, à 20h50. Il fut animé par Mme Arlette Chabot, les deux débatteurs étant MM. Fillon pour Nicolas Sarkozy et Hollande pour Ségolène Royal. Faisant le point sur ce que j'avais retenu à la fin de cette émission de 2 heures, j'ai dû me rendre à l'évidence : à peu près rien, à part l'hostilité et le mépris de chacun des deux débatteurs pour l'autre. Voici ce qui n'allait pas :

 

§           Les deux débatteurs parlaient très souvent en même temps, ce qui empêchait qu'on les comprenne. M. Hollande essayait même systématiquement de couvrir la voix de M. Fillon, pour qu'on ne l'entende pas.

 

§           A cette cacophonie, Mme Arlette Chabot ajoutait sa voix, en général sans réussir à se faire écouter, mais en rendant la parole des débatteurs encore moins compréhensible.

 

§           De ce fait, aucun des débatteurs ne pouvait développer une argumentation sans être interrompu, et les téléspectateurs ne pouvaient en tirer une idée claire sur les propositions politiques défendues de part et d'autre.

 

§           Mme Arlette Chabot n'a jamais été capable de faire la synthèse des propositions présentées par les deux politiciens, comme elle aurait dû le faire pour le compte des téléspectateurs.

 

Au contraire, quand elle estimait qu'on avait consacré assez de temps à un sujet, elle lançait un nouveau sujet : un nouveau débat commençait alors sans conclusion claire du débat précédent. Mme Chabot donnait donc la priorité au nombre de sujets abordés sur la qualité de leur couverture.

 

§           Les deux débatteurs ont fait preuve d'impolitesse, chacun interrompant l'autre, le contredisant ou protestant par exclamations dès qu'il ouvrait la bouche ; à ce triste jeu, M. Hollande s'est distingué plus que M. Fillon, plus réservé.

 

En tant que citoyen et payeur de la redevance télévision, j'estime qu'on m'a aussi manqué de politesse en me faisant perdre mon temps, et qu'on m'a privé des informations politiques que j'étais en droit d'attendre de l'émission.

 

 

 

L'organisation du débat transformait celui-ci en pugilat verbal et donnait une piètre image des politiciens qui débattaient : celle de gens agressifs, toujours prêts à dénigrer un adversaire politique et à accabler son camp de reproches. Seuls pouvaient être satisfaits des téléspectateurs qui en attendaient une sorte de match, s'achevant par la défaite du candidat qui leur déplaisait. Mais une telle attitude est un outrage à la démocratie, qui ne peut fonctionner sans respect de chaque citoyen et chaque politicien pour tous les autres.

 

 

 

Et où est la fraternité inscrite au fronton de nos bâtiments publics, celle qui doit nous faire apprécier d'avoir une histoire commune et une culture commune, au moins pour vivre ensemble au quotidien ?

 

 

 

Comme la plupart des débats politiques à la radio et la télévision ressemblent au précédent, il faut en changer les règles. Ils influent trop sur le résultat des votes pour demeurer aussi médiocres, en informant si peu les auditeurs et en leur donnant le triste exemple de Français malpolis et qui se dressent les uns contre les autres.

 

Mes propositions

 

§           Chaque débatteur doit parler dans un micro ouvert ou fermé par l'animateur, pour qu'il ne puisse en interrompre un autre.

 

§           Après avoir lancé un sujet de débat et tiré au sort l'ordre de prise de parole, l'animateur doit donner la parole à chaque débatteur aussi longtemps qu'il veut, sans jamais l'interrompre. Si ce débatteur épuise son temps total de parole avant le dernier sujet de l'émission tant pis pour lui.

 

§           Sur un sujet donné, chaque débatteur doit parler une fois, le temps qu'il veut pour être compris.

 

Puis l'animateur doit présenter la synthèse des propos des débatteurs, en mettant en lumière leurs différences pour que les auditeurs perçoivent clairement aussi bien les diverses propositions que ce qui les différencie.

 

§           Cela demande un animateur capable de suivre un débat politique et de le résumer, une personne comme MM. Yves Calvi ou J-M Cavada, pas comme Olivier Mazerolle (parti de France Télévision, heureusement !) ou Arlette Chabot.

 

§           Après cette synthèse, chacun des débatteurs doit avoir le droit de parler pour répondre à l'autre ou à l'animateur, mais une seule fois, puis on change de sujet.

 

§           Il faut renoncer à faire parler, en deux heures, plus de deux ou trois débatteurs. C'est indispensable pour que chacun aie le temps d'exposer des propositions qui demandent une explication et parfois une justification, comme c'est toujours le cas pour les sujets un peu complexes comme l'économie ou la politique étrangère.

 

Il faut aussi renoncer à faire intervenir plus de deux ou trois citoyens poseurs de questions. Sur ce point, le nombre de personnes est l'ennemi de la qualité de leur débat. Et un débat politique n'est pas un spectacle destiné à divertir.

 

§           Parce que ces débats constituent une source d'informations importante pour les citoyens, il faut qu'ils puissent retrouver le lendemain et par la suite ce qui a été dit ou promis.

 

Il ne suffit pas, alors, de mettre à disposition l'enregistrement sur Internet, il faut aussi prendre le temps de le transcrire sous forme textuelle, car un texte se lit plus vite que des paroles qu'on écoute. Cette retranscription demande des ressources humaines, mais nous sommes des dizaines de millions à payer une redevance pour ce service public d'information, non ?

 

Il y a un autre avantage à la possibilité de revenir posément sur les propos d'un débat, celui de faciliter l'identification de raisonnements faux, d'accusations sans preuve, de procès d'intention, d'amalgames, etc. Bien sûr, seul un petit nombre d'électeurs particulièrement sérieux fera cet effort d'analyse a posteriori, mais si des journalistes de la presse écrite le font aussi et informent tous leurs lecteurs des propos contestables des débatteurs, ceux-ci seront bien obligés de respecter leurs auditoires. Et puis les paroles s'envolent, mais les écrits restent.

 

 

 

J'ai envoyé l'essentiel de ce texte au service "Courrier des auditeurs" de France 2. S'ils répondent de manière intéressante, j'en ferai part à mes lecteurs internautes.

 

 

 

 

 

Daniel MARTIN

 

http://www.mediasetdemocratie.net

 

 

Par Daniel Martin
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Dimanche 4 février 2007

Selon un récent sondage de campagne, 56 % des français estiment que les activités culturelles et artistiques devraient être prises en charge par l’Etat.

Les français sont-ils devenus des bœufs qu’il faille toujours se référer à l’Etat. On ne voit plus que les classifications usuelles et commodes nous cachent une unité profonde. Tout se tient dans la société humaine : quand je mange, je subviens à un besoin physiologique et j’exprime dans le même temps des goûts personnels et une appartenance culturelle qui me dépasse. Autrement dit, manger est tout à la fois une activité économique et culturelle. Pareillement pour le sport, la santé et l’art. Qu’on le veuille ou non, il y a une économie du sport, une économie de la santé et une économie de l’art. Et elles sont essentielles.

Mais voilà, les esprits en France sont profondément collectivisés, résultat d’un endoctrinement et d’une socialisation de l’économie très poussée. Il est quasiment impossible d’échapper au conditionnement opéré par le système éducatif et médiatique qui conduit à faire de l’Etat l’acteur incontournable de l’organisation de notre société. L’Etat a un rôle déterminant à assumer, mais il n’a pas tous les rôles. La vie économique et sociale relève notamment de l'implication d'individus libres et responsables ; c'est à cette condition qu'ils deviennent réellement des citoyens.

On a donc pris l’habitude de considérer, sans aucune discussion critique, que tout est ainsi devenu une affaire publique qui relève du choix politique : la santé, la culture, le logement, le sport, l’économie. Cela traduit une confiance proprement aveugle et suicidaire en l'Etat quand sait l'inertie qui caractérise justement le processus de choix collectif. D'ailleurs, même l’usage de notre revenu échappe à notre libre-arbitre puisque la plus grande part de notre revenu est soit prélevée à la source (charges sociales), soit prélevée de manière indirecte (TVA) et direct (impôts divers). Or, la disposition de ce revenu, devenu argent public, relève de l’arbitrage politique tandis que la décision privée s’exercera sur le revenu disponible (après prélèvements) dont la part rétrécit irrémédiablement. Mais c’est que l’espace privé dans lequel sont susceptibles de s’exprimer nos choix personnels se rétrécit tout aussi irrémédiablement. La chute du pouvoir d’achat, c’est aussi cela : c’est le rétrécissement de notre espace privé dans lequel je peux exprimer ma liberté de choix. En effet, je suis libre d’utiliser aux usages que je décide l’argent que j’ai gagné honnêtement. Par contre, je ne suis pas libre de disposer à ma guise de l’argent des autres (l’argent public). Ce qui est normal et légitime.

Autrement dit, les choix collectifs s’imposent à nous. Autant donc limiter leur emprise.

 Même dans la culture, les arts ou la santé – et surtout dans ces domaines -, la dimension du choix personnel (et donc de la responsabilité individuelle) devrait être déterminante. La culture française dont nous héritons a-t-elle tojours été produite par l’Etat ou n’est-elle pas plutôt l’histoire d’hommes et de femmes libres ? Le jazz a-t-il été produit par l’Etat américain ou n’est-il pas le produit d’hommes et de femmes à la recherche de leur liberté ?

L’Etat doit-il produire une culturelle officielle sur fonds publics au risque de formater nos esprits, nos goûts et nos valeurs ? C’est confondre culture et propagande. L’Etat doit-il s’approprier notre santé au risque de dicter nos comportements dans tous les domaines de notre vie susceptibles d’affecter notre santé.  Mais alors, il lui faudra réglementer toute notre vie car toutes nos décisions affectent plus ou moins directement notre santé. Car si la santé est affaire publique, alors notre santé ne nous appartient plus ! Pourtant, la santé comme la culture dépendent aussi de nos décisions, de notre responsabilité individuelle.

Et si l’Etat a la prétention de s’occuper non seulement d’économie, mais aussi de culture et d’art, comment peut-il avoir seulement les moyens d’assumer les missions régaliennes qui le définissent et le justifient (défense, sécurité, justice) ?

 Il faudra un jour répondre à cette question et en tirer toutes les conséquence : pourquoi l’initiative privée est-elle devenue à ce point suspecte dans notre société ?

 Jean-Louis Caccomo,

Perpignan, le 1er février 2007

http://caccomo.blogspot.com/

Par Jean-Louis Caccomo
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Dimanche 4 février 2007

Selon un récent sondage de campagne, 56 % des français estiment que les activités culturelles et artistiques devraient être prises en charge par l’Etat.

Les français sont-ils devenus des bœufs qu’il faille toujours se référer à l’Etat. On ne voit plus que les classifications usuelles et commodes nous cachent une unité profonde. Tout se tient dans la société humaine : quand je mange, je subviens à un besoin physiologique et j’exprime dans le même temps des goûts personnels et une appartenance culturelle qui me dépasse. Autrement dit, manger est tout à la fois une activité économique et culturelle. Pareillement pour le sport, la santé et l’art. Qu’on le veuille ou non, il y a une économie du sport, une économie de la santé et une économie de l’art. Et elles sont essentielles.

Mais voilà, les esprits en France sont profondément collectivisés, résultat d’un endoctrinement et d’une socialisation de l’économie très poussée. Il est quasiment impossible d’échapper au conditionnement opéré par le système éducatif et médiatique qui conduit à faire de l’Etat l’acteur incontournable de l’organisation de notre société. L’Etat a un rôle déterminant à assumer, mais il n’a pas tous les rôles. La vie économique et sociale relève notamment de l'implication d'individus libres et responsables ; c'est à cette condition qu'ils deviennent réellement des citoyens.

On a donc pris l’habitude de considérer, sans aucune discussion critique, que tout est ainsi devenu une affaire publique qui relève du choix politique : la santé, la culture, le logement, le sport, l’économie. Cela traduit une confiance proprement aveugle et suicidaire en l'Etat quand sait l'inertie qui caractérise justement le processus de choix collectif. D'ailleurs, même l’usage de notre revenu échappe à notre libre-arbitre puisque la plus grande part de notre revenu est soit prélevée à la source (charges sociales), soit prélevée de manière indirecte (TVA) et direct (impôts divers). Or, la disposition de ce revenu, devenu argent public, relève de l’arbitrage politique tandis que la décision privée s’exercera sur le revenu disponible (après prélèvements) dont la part rétrécit irrémédiablement. Mais c’est que l’espace privé dans lequel sont susceptibles de s’exprimer nos choix personnels se rétrécit tout aussi irrémédiablement. La chute du pouvoir d’achat, c’est aussi cela : c’est le rétrécissement de notre espace privé dans lequel je peux exprimer ma liberté de choix. En effet, je suis libre d’utiliser aux usages que je décide l’argent que j’ai gagné honnêtement. Par contre, je ne suis pas libre de disposer à ma guise de l’argent des autres (l’argent public). Ce qui est normal et légitime.

Autrement dit, les choix collectifs s’imposent à nous. Autant donc limiter leur emprise.

 Même dans la culture, les arts ou la santé – et surtout dans ces domaines -, la dimension du choix personnel (et donc de la responsabilité individuelle) devrait être déterminante. La culture française dont nous héritons a-t-elle tojours été produite par l’Etat ou n’est-elle pas plutôt l’histoire d’hommes et de femmes libres ? Le jazz a-t-il été produit par l’Etat américain ou n’est-il pas le produit d’hommes et de femmes à la recherche de leur liberté ?

L’Etat doit-il produire une culturelle officielle sur fonds publics au risque de formater nos esprits, nos goûts et nos valeurs ? C’est confondre culture et propagande. L’Etat doit-il s’approprier notre santé au risque de dicter nos comportements dans tous les domaines de notre vie susceptibles d’affecter notre santé.  Mais alors, il lui faudra réglementer toute notre vie car toutes nos décisions affectent plus ou moins directement notre santé. Car si la santé est affaire publique, alors notre santé ne nous appartient plus ! Pourtant, la santé comme la culture dépendent aussi de nos décisions, de notre responsabilité individuelle.

Et si l’Etat a la prétention de s’occuper non seulement d’économie, mais aussi de culture et d’art, comment peut-il avoir seulement les moyens d’assumer les missions régaliennes qui le définissent et le justifient (défense, sécurité, justice) ?

 Il faudra un jour répondre à cette question et en tirer toutes les conséquence : pourquoi l’initiative privée est-elle devenue à ce point suspecte dans notre société ?

 Jean-Louis Caccomo,

Perpignan, le 1er février 2007

http://caccomo.blogspot.com/

Par Jean-Louis Caccomo
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Mardi 20 mars 2007

La cérémonie des Césars est à la cérémonie des Oscars ce que nos pôles de compétitivité sont à la Silicon-Valley , le minitel au micro-ordinateur, la toute nouvelle Paris School of Economics au M.I.T, ou encore l’Airbus à Boeing : une réaction de fierté nationale artificielle et pétrie d’idéologie en réaction à la réussite dans la liberté et l'ordre spontané. Ce sont des projets imposés par le haut, décrétés par le sommet et soumis aux intrigues et aux volontés du pouvoir sans aucune comparaison avec les projets issus de la base, résultat improbable mais toujours miraculeux, de la volonté de quelques entrepreneurs illuminés mais toujours passionnés.

 

 

 

La cérémonie des Césars a atteint le comble de l’ennui et du ridicule lorsque Pascale Ferran s’est intronisée en Fidel Castro du monde des paillettes, nous affligeant une diatribe convenue contre la production marchande capitaliste qui ravage le monde du 7ème art. « Le cinéma n’est pas une marchandise ». Diantre, quelle originalité ! Les chanteurs des enfoirés ne disent pas autre chose. Mais ce refrain est devenu aujourd'hui un refrain d'Etat tellement convenu qu’il tient lieu de pensée officielle et formatée distillée quasiment en temps continu dans les manuels de l'Education Nationale, dans les organes de la presse régionale et dans les médias nationaux. A ce titre, ce n'est donc plus une pensée mais bien une propagande. Et ses agents sont bien loin d’être des audacieux résistants de la pensée libre et révoltée, comme se doit de l'être un véritable artiste.

 

 

 

Autrement dit, cher contribuable, tu seras à nouveau sollicité pour financer ces nouveaux rentiers qui s’autoproclament « artistes » parce qu’ils ne veulent surtout pas remettre leur destin aux mains des goûts capricieux du grand public dont ils montrent tout le mépris qu'ils ont pour ses goûts. Sur un marché, le client est roi. Mais on ne saurait tolérer ce pouvoir de choix (ce pouvoir d'achat !) dans le monde de l’art, surtout au pays de l’exception culturelle. Vous rendez-vous compte, les artistes seraient obligés d’avoir du talent ! C’est comme si l’on demandait à nos chercheurs de produire des innovations et de déposer des brevets ou à Airbus de produire des avions et les livrer dans les délais.

 

Bref, le capitalisme sauvage ! Se rendent-ils au moins compte que, dans quasiment tous les domaines de l’expression artistique, nos artistes ne font plus souvent que surfer sur les modes qui nous viennent d’outre-Atlantique ?

 

 

 

Pourtant, les réactionnaires moralisateurs ont peu de chance de durer face aux entrepreneurs aventuriers. Car les premiers vivent dans les discours et se complaisent dans la pâle imitation tandis que les seconds survivent dans les choix et s’épanouissent dans l’innovation. Les professionnels du cinéma français dénoncent à longueur de temps la réussite du cinéma américain. Ils n’ont toujours pas compris que les entrepreneurs hollywoodiens, seuls dans la liberté face à leurs choix responsables, sont condamnés à réussir, car ils ont rarement droit à l’erreur, ne pouvant vivre indéfiniment des subsides opaques de l’argent public.

 

Il en est de même dans presque toutes ces activités humaines qui font l’économie et structurent le tissu social. Dans le vieux monde, on continue de s’en remettre aux manigances du pouvoir et à faire confiance à l’Etat dont on dénigre pourtant ses représentants. Dans le nouveau monde, on a compris que c’est la société civile, composée d’individus libres, responsables et motivés, qui fournira non seulement les entrepreneurs, mais aussi les acteurs, les producteurs, et les films, les musiques et les créations qui feront rêver la plupart d’entre nous.

 

Pardonnez-moi d’avouer que mes souvenirs d’enfance furent aussi nourris par les dessins animés de Disney tandis que mon adolescence a baigné dans l’univers musical de Woodstock et cinématographique de Star Wars et Spielberg. Merci les artistes libres !

 

 

 

Jean-Louis Caccomo,

 

http://caccomo.blogspot.com/

 

Par Jean-Louis Caccomo
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Lundi 21 janvier 2008

Le Parisien

 

L'accord sur la modernisation du marché du travail a été signé ce matin au siège du Medef à Paris par les trois organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) et quatre des cinq organisations syndicales (CFDT, FO, CFTC, CFE-CGC) représentatives.

Le processus de signature a commencé à partir de 9 h 30 environ au siège parisien de l'organisation patronale. «Pour le Medef, la CGPME et l'UPA, c'est un accord historique puisqu'il ouvre la porte de la flexisécurité française», a déclaré Cathy Kopp (Medef), chef de file de la délégation patronale. …

…Pour Marcel Grignard (CFDT), «c'est un point de départ» mais «les salariés vont gagner des choses immédiatement, comme des conditions d'ancienneté améliorées pour bénéficier d'une couverture maladie ou d'une indemnité de licenciement revalorisée».

 

Municipales d’Evreux : Longtemps dirigée par la gauche, la mairie est tombée dans l'escarcelle de la droite en 2001. Face à un Parti socialiste divisé, cédant parfois aux sirènes de l'ouverture, l'UMP a un boulevard devant elle pour garder son bien.

«CES socialistes, comment voulez-vous qu'on y comprenne quelque chose ? » Midi dans le café de la Madeleine, le quartier dit sensible d'Evreux (Eure). Dédé, l'ancien contremaître, boit son petit kir au comptoir : « La ville va rester à droite : des socialistes sur quatre listes différentes, vous pensez... » On trouve en effet des socialistes sur quatre des six listes engagées pour les prochaines élections municipales ! Une débandade inédite en France….

 

Libération

         DSK à la réunion socialiste…..Bal des ego. En pointant le bout de son nez, DSK aura transformé le week-end en un épisode de plus dans le bal des ego. Le nouveau patron du FMI a, tout autant que Ségolène Royal ou Bertrand Delanoë, le droit, voire la légitimité, de penser à 2012. Et sa fonction actuelle ne le délégitime en tout cas pas a priori. En revanche, sa venue à la Mutualité a le mérite d’éclairer un peu mieux les objectifs de ses amis, très occupés depuis des semaines à convaincre que le PS a besoin d’un congrès de refondation, pas de désignation. Car «les reconstructeurs», leur nom de baptême, sont désormais démasqués : le congrès qu’ils veulent éviter, c’est celui d’une désignation trop anticipée de Royal ou de Delanoë comme chef de file. Et éviter un congrès de Rennes, volonté que ses proches mettent en avant, passerait donc par l’affirmation de sa propre ambition. Un brin contradictoire…

 

             Permis de conduire….Dominique Bussereau, secrétaire d’Etat aux Transports, a annoncé lundi une simplification du permis de conduire, actuellement «très cher et trop long». «Il y aura avant l’été une réforme du permis de conduire» et, avec Jean-Louis Borloo, ministre de l’Ecologie chargé de la Sécurité routière, nous pensons notamment «à simplifier l’examen», a déclaré le ministre sur RMC et BFM-TV.

«Nous voulons remettre avant le printemps au Premier ministre (François Fillon) la copie d’un nouveau permis de conduire qui mettra encore plus l’accent sur la sécurité et aussi sur les conduites économiques» qui permettent de réduire la consommation d’essence et la pollution. Il s’agit de «simplifier la procédure» et «d’essayer de diminuer les délais» pour s’inscrire et passer le permis, a précisé Bussereau citant en exemple qu’un jeune inscrit le 1er juillet devrait pouvoir passer l’examen en août ou septembre. «On veut faire en sorte que sur tout le territoire tous les jeunes soient égaux devant le permis.»….

 

Le Figaro

Une taxe pour le patrimoine….Pour financer la restauration du patrimoine français, le ministre de la Culture Christine Albanel veut instaurer un prélèvement sur les nuits dans les grands hôtels….«Il existe un lien naturel entre le tourisme et le patrimoine», justifie le ministre, qui évalue à environ 170 000 le nombre d'emplois indirects qui tirent profit de la mise en valeur et de l'exploitation du patrimoine. Selon ses calculs, une «contribution de deux euros» par nuitée, dans les établissements d'un standing au moins égal à quatre étoiles, rapporterait près de 50 millions d'euros. «Il y a une vraie logique à ce financement. Près de 70 % de la clientèle de ces établissements sont des étrangers, dont bien souvent la visite est en lien avec notre patrimoine. Et puis, deux euros, c'est la moitié du coût d'un soda pris dans le minibar de la chambre», relativise-t-elle. La volonté du ministre de la Culture est de parvenir à une ­décision rapidement pour présenter un budget 2009 en forte ­augmentation….

MAM frappe les caïds au portefeuille…Le ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie convoque ce lundi les patrons des groupes d'intervention régionaux, spécialisés dans la lutte contre l'économie souterraine. Elle souhaite renforcer le rôle qu'y jouent les agents du fisc……Mais au­jourd'hui, c'est un fil à tirer pour les groupes d'intervention régionaux (GIR), dont Michèle Alliot-Marie réunit ce lundi après-midi, à Paris, les principaux responsables. Ces 29 structures d'en­quête, dont 19 dirigées par un policier et 10 par un gendarme, ont été créées par Nicolas Sarkozy en mai 2002, précisément pour frapper les caïds au portefeuille, en les obligeant à justifier de leur train de vie.

Le secrétaire général de l'Élysée, Claude Guéant, fut l'inspirateur de cette stratégie consistant à mêler les compétences des douanes et du fisc à celle des forces de l'ordre, pour mieux ferrer les gros poissons des cités. Mais à l'heure du bilan, il semble que les GIR aient parfois un peu oublié leur cœur de métier : la lutte contre l'économie souterraine. «Toutes les administrations qui concourent au fonctionnement de ces unités n'ont peut-être pas encore donné leur pleine mesure», commente-t-on, en termes diplomatiques, place Beauvau. Traduction d'un commissaire de la PJ : «Bercy doit s'investir davantage.» Nul n'est plus qualifié, il est vrai, qu'un agent des impôts pour faire «parler» un patrimoine. En cinq ans d'existence, les GIR n'ont pourtant pas à rougir de leur tableau de chasse. Ils ont saisi au moins 2 000 armes, 6 tonnes de cannabis, 100 kilos d'héroïne et 70 kilos de cocaïne, aboutissant au placement en garde à vue de plus de 15 000 personnes.

Mais où est l'enthousiasme du départ ? «Les procureurs se méfient parfois de cet outil aux mains des préfets», explique un contrôleur général de la police. Et les administrations affectent dans les GIR des fonctionnaires de moins en moins gradés.  Sous la pression de l'Élysée, MAM veut donc remettre un peu d'ordre dans sa «maison». Et inciter d'autres services de son ministère à s'inspirer de la logique plu­ridisciplinaire des GIR pour ac­croître leur efficacité.

Le Monde

       Gordon Brown et les institutions internationales…Le premier ministre britannique, Gordon Brown, a plaidé, lundi 21 janvier, pour une évolution radicale des organisations internationales nées après la seconde guerre mondiale et qui ne tiennent pas compte de la puissance économique de la Chine et de l'Inde.

Arrivé dimanche à New Delhi, en provenance de Shanghaï, M. Brown a jugé que les Nations unies, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale, mises sur pied par des "visionnaires", devaient se métamorphoser en raison du "boom économique asiatique" qui crée "un nouvel ordre mondial". Il s'agit du "plus important mouvement de balancier dans l'économie-monde en deux siècles", a-t-il assuré…..

                Service  minimum à l’école…interrogé par Canal+, dimanche 20 janvier, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, a critiqué la grève que les enseignants mèneront, jeudi, dans le cadre d'un mouvement national des fonctionnaires, estimant que "ce n'est pas avec des grèves que nous réglerons les problèmes de l'école de la nation". Il a également affirmé que le service minimum à l'école, qui sera expérimenté à cette occasion, pourrait être étendu, évoquant la possibilité de demander "aux professeurs de se déclarer grévistes deux jours avant".

 

Selon M. Darcos, "plus de 370 villes ont déjà accepté" d'expérimenter ce service minimum d'accueil dans les écoles maternelles et élémentaires pour jeudi, "y compris des villes socialistes comme Chambéry". Ce service pourra être remboursé par l'Etat aux communes à hauteur de 90 euros par groupe de 10 à 15 élèves pour six heures d'accueil.  Le ministre en a profité pour critiquer le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui a refusé de mettre en place ce système en expliquant que la commune ne pouvait se substituer à l'Etat en raison d'un problème de responsabilité juridique. "Les maires sont déjà responsables de l'accueil des enfants et des locaux dans lesquels ils se trouvent puisqu'il s'agit du premier degré. M. Delanoë le sait très bien d'ailleurs", a-t-il expliqué.

Par marc dHERE
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Jeudi 28 février 2008
Pendant ce mois de février, les médias se sont focalisés sur le Président de la République, pour évoquer sa vie privée, sa manière d’être ou de se comporter, se cantonnant obstinément à la forme, et négligeant le fond, c'est-à-dire la politique qu’il mène et les réformes qu’il engage avec son gouvernement. Et pourtant durant ce seul mois de février, il y avait de quoi commenter (en positif ou en négatif) l’action du Président et de son gouvernement, ou débattre de leurs décisions, de leurs propositions….. 

Elles ont été, pour la plupart d’entre elles, quasiment passées sous silence, ou si elles ont été évoquées c’est essentiellement pour en retenir l’aspect anecdotique, polémique ou relatif à la vie privée….Parmi d’autres on peut retenir un certain nombre de décisions, d’annonces ou d’actions du Président et du Gouvernement, qui auraient sans doute mérité davantage d’intérêt, de discussions et de commentaires. 

Présentation par le Président, lors d’un déplacement à Sophia Antipolis, des grands axes du plan Alzheimer.
 
Lancement d’études et de concertations sur le rapport Attali, pour déterminer les thèmes à mettre rapidement en oeuvre pour accélerer la croissance. 

Annonce et lancement d’une réforme capitale de l’école primaire : retour aux fondamentaux, instruction civique et morale, nouveaux horaires, suivi des élèves en difficulté, évaluation….. 

Comité de réflexion (auquel participe Simone Veil) pour adapter la décision du Président sur la mémoire de la Shoah, dans les écoles. 

Présentation d’un ambitieux plan pour les banlieues, élaboré avec Fadela Amara. Une application très rapide est préparée. 37 grandes entreprises ont déjà répondu à l’appel lancé pour l’emploi dans les quartiers difficiles : 11.000 recrutements et 11.000 contrats en alternance ou stages seront réalisés en 2008. 

Début des travaux de la commission sur l’avenir de la télévision publique, pour assurer la qualité de cette télévision et parvenir à un financement indépendant de la publicité.
 
Promulgation de la loi sur la rétention de sûreté, validée par le Conseil Constitutionnel, sauf sur l’immédiateté de l’application. Mission confiée par le Président au premier président de la Cour de Cassation, pour en faire bénéficier la société le plus tôt possible, malgré (mais dans le respect de) la décision du Conseil Constitutionnel.
 
Annonce d’un investissement de 620 millions d’Euros pour le logement étudiant. En application de la loi sur l’autonomie des Universités, la campagne électorale pour l’élection des conseils et des présidents d’Université a débuté. 

Légère hausse du chômage en janvier, mais baisse de plus de 9% sur l’année 2007…Le chômage, comme l’a rappelé le Premier ministre n’a jamais été aussi bas depuis les années 80. Loi du 13 février sur la fusion opérationnelle de l'UNEDIC et de l'ANPE.

Poursuite de la baisse de la délinquance et du sentiment d’insécurité. Arrestation de plusieurs responsables d’attaques contre les policiers à Villiers-Le- Bel. 

Confirmation d’une revalorisation du minimum vieillesse de 25% en 5 ans. Augmentation de 5% en 2008. Forte augmentation des pensions de reversion.
 
Conclusion et signature d’un accord avec les fonctionnaires sur l’évolution des salaires en 2008. 

Décision de refuser tout accord à l’OMC qui ne serait pas favorable à l’Europe et à la France. 

Voyage du Président en Guyane sur le thème principal de l’environnement et de la biodiversité. Le Grenelle de l’environnement commence à se concrétiser. Création d’une « fondation scientifique » pour la biodiversité. 

Proposition du ministre Christian Estrosi de remettre en cause le « droit du sol » à Mayotte. 

Annonce et premières pistes d’une rénovation et d’une refondation de la PAC. 

Voyage présidentiel en Roumanie et en Inde, puis en fin de mois au Tchad et en Afrique du Sud. 

Gestion habile, humaine et efficace de la tentative de coup d’Etat au Tchad. Obtention par le Président d’une Commission d’enquête internationale sur le sort d’opposants.
 
Poursuite des avancées vers l’intervention d’une force européenne au Darfour. Contacts, interventions, voyages du Ministre des Affaires étrangères pour favoriser le rapprochement Israélo palestinien. 

Renforcement des troupes françaises et de leur action en Afghanistan, pour participer plus activement à la lutte contre les talibans et le terrorisme. Annonce par le Président Sarkozy de la renégociation des contrats militaires de la France avec les pays d’Afrique. 

Signature d’un accord entre la France et le Sénégal marquant leur volonté commune de coopérer pour une immigration concertée. 

Ratification par la France du traité simplifié Européen, élaboré à l’initiative de Nicolas Sarkozy. Intervention du Président pour souligner l’importance de cette ratification et appeler à une unité d’action pour l’Europe. 

Plusieurs voyages du Président en régions pour poursuivre le contact avec la population et le suivi des difficultés touchant notamment à l’emploi et à la politique industrielle. 

Proposition de la création d’un fonds national de réindustrialisation du territoire. Evocation d’un système de « caution publique » pour aider les entrepreneurs. 

Le débat sur le « grand Paris » lancé par le Président de la République et repris par Françoise de Panafieu et Roger Karoutchi. 

Eric Besson a remis son rapport sur la « flexisécurité » en Europe…qui montre notamment les avantages que peuvent en retirer les salariés. 

Xavier Bertrand a présenté le projet de loi sur la « modernisation du marché du travail», qui doit aider à relancer l’emploi. Fondé sur le principe de la flexisécurité, il est le résultat d’un accord entre le patronat et les syndicats. 

Pour mieux surveiller les orientations du groupe et notamment sa politique pour l’emploi, l’Etat pourrait entrer au capital d’ Alcatel-Lucent. ….Dans le même esprit, l’Etat vient de racheter 2,5% de ST Microelectronics. 

Les CNE, mis en place, sans concertation, par l’ancien Premier ministre de Villepin et qui prévoyaient une période d’essai de deux ans, seront, pour ceux dont la période d’essai normale est dépassée, convertis en CDI. 

Présentation par la Ministre de la santé du plan « santé jeunes », basé sur la lutte contre les conduites à risque. 

Action multiforme du gouvernement pour engager une lutte contre les hausses abusives de Prix……. 


Comme on le voit, il y avait, dans ce petit mois de 29 jours, pléthore d’informations non négligeables concernant l’action du Président de la République et du gouvernement de François Fillon. Informations qui pouvaient être approuvées, discutées ou critiquées sur le fond mais certainement pas ignorées ou traitées de manière anecdotique et « personnalisée » comme elles l’ont été dans la plupart des cas…..

En fait, les médias ont préféré consacrer (à quelques exceptions près) l’essentiel de leurs titres et de leurs développements à Carla Bruni, à la liaison puis au (pourtant discret) mariage du Président, aux petites phrases des uns et des autres, au SMS, aux rumeurs de remaniement, à la prétendue menace sur la laïcité, à la signature d’un appel de quelques politiciens revanchards, à la petite comédie de Neuilly, à l’altercation du salon de l’agriculture….. 

Ces choix ne grandissent pas notre système d’information, mais interdisent en tous cas de prétendre que la presse n’est pas libre ! C’est toujours ça ! 

Marc d’Héré
Par marc dHERE
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Mardi 8 juillet 2008
Enquête du Point du 03 07...

Nicolas Sarkozy a lancé sa réforme de l'audiovisuel public. Mais, devant le monstre France 3, citadelle cégétiste, enchevêtrement de treize baronnies locales campées sur leurs acquis, le chef de l'Etat préfère prendre son temps... Plongée au coeur d'une machinerie infernale.

Emmanuel Berretta

 

Les gabegies à France 3 ? Chacun a sa petite histoire à raconter. Un exemple : « Ce soir ou jamais », l'émission de débats culturels de Frédéric Taddeï qui symbolise le « virage éditorial » de Patrick de Carolis. Ce talk-show culturel coûte la bagatelle de... 100 000 euros par jour pour 350 000 à 500 000 téléspectateurs. C'est cher comparé au talk-show d'humour de Ruquier sur France 2, qui coûte 85 000 euros pour 1,3 million de téléspectateurs. Quant à « C'est dans l'air », d'Yves Calvi, sur France 5, avec 68 minutes de direct par jour, l'émission ne coûte que 45 000 euros et intéresse 1 million de téléspectateurs...

La direction de France 3 n'est pas plus bête qu'une autre et a donc décidé de réduire les frais de « Ce soir ou jamais ». Puisque l'émission de Taddeï enjambe le « Soir 3 » de Marie Drucker, l'idée a germé de rassembler les deux émissions sur le même plateau. Une façon de regrouper les moyens en payant une fois plutôt que deux. Belle initiative.

Las ! C'était compter sans les puissants syndicats de la chaîne. Estimant que l'émission de Taddeï volait leur travail, les salariés du « Soir 3 » ont fait barrage... On a donc mené la réforme à moitié, sans le moindre gain de productivité : Marie Drucker a effectivement présenté son journal sur le plateau de Taddeï, mais France 3 a continué d'employer deux équipes de réalisation, deux équipes pour la lumière, des cadreurs à foison, etc. « Nicolas Ferraro, le réalisateur de Taddeï, est payé 5 000 euros par émission, celui du "Soir 3", 2 000 à 3 000 euros... Ferraro pourrait très bien réaliser le "Soir 3" et Taddeï , explique un technicien. On travaille avec cinq électros quand trois suffiraient. Finalement, on est tellement nombreux qu'on finit par se gêner... » Au total, on compte quatorze caméras sur le plateau, pratiquement de quoi filmer un match de football ! En outre, France 3 mobilise deux régies. Et, pour couvrir l'émission de Taddeï, on fait venir un car régie (garé dans la cour de France Télévisions) de... Lille ou Rennes ! Ce qui entraîne des frais de déplacement et des primes pour dix techniciens. Mais, bien entendu, on continue d'utiliser la régie du JT, qui, elle, est logée dans l'immeuble de France Télévisions. Voilà comment on parvient à dépenser 100 000 euros par jour. C'est certain, Kafka s'amuserait follement dans les couloirs de France 3.

Et si l'auteur du « Château » s'aventurait dans les treize régions de France 3, il y trouverait matière à un nouveau roman sur l'absurde. Il n'est pas rare, par exemple, qu'autour d'un match de football pas moins de quatre équipes de tournage, estampillées France Télévisions, se percutent sur le gazon : l'équipe locale de France 3, l'équipe du « 19/20 » national de France 3, l'équipe de la rédaction de France 2 et l'équipe des sports de France Télévisions... Car, évidemment, France 3, ce n'est pas seulement 1 600 journalistes unis dans l'amour de l'information, c'est aussi une cascade de mépris, les journalistes parisiens du « 19/20 » prenant leurs confrères de province pour d'aimables campagnards. Et ceux de France 2 méprisant à leur tour ceux de France 3, lesquels, moins payés, font tout ce qu'ils peuvent pour gratter deux ou trois sous par-ci, par-là : en reportage, on se fait rembourser l'hôtel mais on dort dans le car régie, etc.

Un seul chiffre résume la difficulté de réformer France 3 : près de 80 % du budget des treize stations régionales sont absorbés par la masse salariale, 15 %, par les frais généraux. « Pour les programmes, il ne reste que 6 à 7 %... La masse salariale, impossible d'y toucher. Au contraire, elle augmente lentement mais sûrement. Les frais généraux, pareil. Du coup, la variable d'ajustement, ce sont les programmes. C'est une mauvaise spirale », explique ce cadre de France 3 qui ne peut consacrer que 8 000 euros à la confection d'un documentaire en région... Lequel ne passera sur l'antenne nationale qu'au milieu de la nuit !

C'est encore arrivé le vendredi 27 juin : France 3 Ile-de-France-Centre produit le magazine « Troisième rappel ». Ce soir-là, l'émission est consacrée à Nicolas Canteloup. Elle contient des extraits inédits du dernier Olympia de cet humoriste, complice de Michel Drucker, si populaire que la spéciale que lui a consacrée France 2, à 20 h 50, a écrasé TF1 en avril. Que fait l'antenne nationale de France 3 avec le Canteloup produit par l'Ile-de-France ? Elle le programme à 1 heure du matin, après deux épisodes rediffusés d'une série américaine (« The Closer »)... L'émission sur Canteloup a été aperçue par 340 000 couche-tard. Les bras nous en tombent.

Des frais qui grimpent et peu d'argent pour les programmes... A ce rythme, la paupérisation de France 3 est certaine, voire fatale. Car, en face, la concurrence s'organise. Les groupes de presse régionaux (Sud Ouest, Hersant Média, Ouest France...) se sont déployés dans les petites lucarnes locales. L'existence de cette offre alternative, encore naissante, a-t-elle dissuadé Nicolas Sarkozy de s'attaquer à la réforme difficile de la chaîne des régions ?

« Chaîne des régions », c'est vite dit, d'ailleurs. Quand la commission Copé a imaginé de restreindre à quatre ou cinq heures par jour le programme national de France 3 pour mieux mettre l'accent sur les programmes régionaux (en créant sept chaînes régionales), ce fut immédiatement la levée de boucliers. Pourquoi ? « Ce serait suicidaire, à terme, pour les 300 salariés, techniciens et journalistes, qui travaillent pour l'édition nationale du "19/20" », s'inquiète Jean-François Téaldi, délégué SNJ-CGT, porte-parole de l'intersyndicale de France Télévisions.

Décanter... ou pourrir ?

Copé et ses amis de la commission ont donc fait machine arrière, tout comme ils avaient remballé, au mois de mai, l'idée, à peine ébauchée, d'une fusion des rédactions de France 2 et France 3, déclenchant d'ailleurs une grève à France 3, le 21 mai. Pas étonnant que Nicolas Sarkozy, lors de la remise du rapport Copé, ait lui-même reculé devant cette pétaudière dans laquelle la CGT, leader avec 40 % des voix, fait la pluie et le beau temps. « Le dossier France 3 n'est pas mûr. Il faut le laisser décanter », déclare au Point Jean-François Copé. Décanter... ou pourrir ?

« Tout est cogéré paritairement avec les syndicats : les embauches, les avancements... Le DRH égrène des listes de noms et les syndicats approuvent ou désapprouvent. Ensuite, on distribue de l'avancement à ceux qui ont été retenus. C'est caricatural : on a la décision, mais pas le pouvoir », se plaint ce responsable d'une région, qui fait toutefois la part des choses : « Si l'outil France 3 coûte cher, c'est aussi parce que nous, nous respectons les lois du travail, contrairement aux boîtes privées, qui abusent du système de l'intermittence du spectacle pour faire payer à la collectivité de faux jours chômés. »

Les lois du travail, parlons-en. Depuis l'adoption des 35 heures (220 emplois créés), la boule de neige des embauches n'en finit plus d'écraser les frais de la chaîne. L'accord d'entreprise de la rédaction nationale prévoit pour les techniciens 162 jours de congés par an (soit cinq mois et demi). Si bien que toute embauche d'un CDI oblige à recourir à un pigiste pour couvrir les congés, lequel, à son tour, au bout de quelques années, obtient sa régularisation par décision de justice et génère à son tour un pigiste. Et ainsi de suite... « Personne n'est responsable de cette situation , explique un ancien de l'équipe "Thalassa" qui vogue désormais sous d'autres cieux. Ni le président Patrick de Carolis ni Marc Tessier, son prédécesseur, n'y sont pour rien. C'est la loi qui crée naturellement de l'emploi à France 3 sans que l'on puisse arrêter cette folle mécanique. »

Certes, Patrick de Carolis a décrété la fin des embauches. Mais ce n'est sans doute pas fini, car Téaldi l'affirme tout de go : « J'ai plus de deux cents dossiers de journalistes pigistes en attente d'intégration. Pour certains, cela fait plus de dix ans qu'ils sont dans l'antichambre. »

Selon l'emblématique leader de la CGT, 1 600 journalistes, ce n'est pas encore suffisant. « La racine du mal, c'est que, dans les années 90, on a sans cesse élargi les plages horaires des régions sans embaucher de CDI. Donc, depuis, on a gagné toutes les décisions de justice. » Selon Téaldi, en région, les cadences sont infernales et contraignent les journalistes reporters d'images (JRI) à des congés pour « stress » ou « mal de dos ». « On a des types qui font trois reportages par jour et qui, à 40 ans, ne peuvent plus porter de caméra ! » affirme-t-il. D'où la multiplication des longs congés maladie qui suscitent à leur tour leur lot d'intermittents, lesquels réclament tôt ou tard leur intégration... avant de tomber malades à leur tour, au bout du rouleau.

La grève, un art de vivre.

Ce faisant, la Cocotte-Minute explose régulièrement et se solde par de longues grèves : 1986, 1990 (5 semaines), 1997 (10 jours) et 2002 (22 jours). Chaque fois, la direction cède et recrute une fournée... C'est sûrement à ce mode de fonctionnement que s'en est pris Nicolas Sarkozy dans son intervention du 30 juin sur l'Europe (sur France 3 !), en faisant savoir qu'il ne regarderait pas le service public comme une « petite secte qui appartient à quelques micro-organisations ». La grève, à France 3, c'est aussi un art de vivre. On se réchauffe le coeur, on se sent solidaires, on éprouve tous les jours le sens de l'unité. Si bien qu'on se filme en train de faire la grève. « En 2002, les grévistes ont même projeté le film de Thierry Nouel à La Clef, une petite salle parisienne. Et les grévistes m'ont offert le DVD », raconte, attendri, Patrice Papet, l'ancien DRH de France 3 qui a refusé de plier sur les salaires et qui n'a pas payé les jours de grève... Rappelons que le point d'indice n'a pas été augmenté depuis onze ans.

Et pourtant, malgré toutes ses pesanteurs, France 3 reste la chaîne préférée des Français, celle qui diffuse « Plus belle la vie », le feuilleton quotidien à succès. Un potentiel énorme qui mérite la grande réforme devant laquelle tous les gouvernements ont jusqu'ici reculé.

Carolis et Sarkozy s'accrochent à un espoir : faire basculer les cinq chaînes de France Télévisions au sein d'une entreprise unique, présentée comme un aimable levier de modernisation. Le syndicat majoritaire n'est pas dupe. Il sent bien que le projet final consiste à revoir à la baisse la convention collective en or massif que la gauche mitterrandienne a concédée en 1981 et sur laquelle campe la CGT. Quand le projet de loi sur l'entreprise unique sera débattu au Parlement, la grève prévisible de l'automne 2008 sera-t-elle la mère de toutes les grèves ? Et de quel drap faudra-t-il couvrir l'écran noir de France 3 : des langes d'un nouveau-né ou du linceul d'un défunt ?

Le Point
Emmanuel Berretta
Par Le Point. Emmannuel Berretta
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