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Elections Législatives

Lundi 23 octobre 2006 1 23 /10 /2006 13:27

IES présentera des candidats aux élections législatives.

 

Nous élaborons en ce moment un Projet que nos candidats seront amenés à défendre et  qui, développant les « principes fondateurs » autour desquels nous nous sommes rassemblés,   exprimera notre vision politique et présentera nos propositions. A partir des contributions qui nous ont été envoyées au long de l’été et dans les premières semaines de la rentrée, nous avons,  après deux réunions  du bureau,  adressé à tous nos adhérents  un premier « brouillon », destiné à être malmené,  corrigé, précisé et enrichi…..Prenant en compte les réactions qu’il suscitera, nous proposerons un texte « définitif » qui  devrait être validé dans le courant du mois de décembre.

 

 Dans le même temps, nous avons engagé des discussions amicales avec certaines organisations, dont CAP 21 de Corinne Lepage et les comités de soutien à Bernard Kouchner, pour envisager la présentation de candidats communs, donnant ainsi plus de forces à ce centre gauche, social, libéral écologiste et européen que nous voulons faire vivre.

 

 Un certain nombre de membres d’IES sont déjà prêts, à ce jour, à se lancer dans l’aventure et ont confirmé leur souhait de figurer parmi nos candidats. Qu’ils en soient remerciés. Mais ce nombre est encore insuffisant, et j’invite tous nos amis qui souhaitent s’engager pour promouvoir nos idées et pour leur  donner visibilité, à le faire en toute simplicité  et à nous joindre à : ies1@hotmail.fr     en précisant s’ils souhaitent être candidats ou suppléants et quelle serait leur circonscription. Je prendrai immédiatement contact avec eux pour préciser les choses.

Un grand merci à ceux qui répondront positivement à cet appel.

 

 

Nous vous  tiendrons informés, au long des semaines qui viennent de l’avancement de notre projet (n’hésitez pas à nous faire part de vos idées et à nous communiquer vos propositions directement ou par l’intermédiaire d’articles ou de commentaires), des rapprochements avec d’autres organisations,  des candidatures retenues, et bien entendu de la campagne qui sera la nôtre et pour laquelle nous comptons sur votre soutien amical et déterminé.

 

 Bien amicalement.

Marc d’Héré

 
Par marc dHERE - Publié dans : Elections Législatives
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Mardi 29 mai 2007 2 29 /05 /2007 22:51

logo PSLENous avons créé le Nouveau Centre pour perpétuer l’existence d’un parti du centre au sein de la vie politique française et rassembler des femmes et des hommes attachés aux idées sociales, libérales et européennes, résolus à mettre en œuvre concrètement le message centriste. Ce parti constituera le pôle centriste de la majorité présidentielle nouvelle. Nous nous situons ainsi dans une longue tradition politique : sous la Cinquième République, la majorité présidentielle s’est toujours appuyée sur plusieurs piliers. En faisant le choix de maintenir une force politique au centre, nous manifestons notre refus de tourner le dos à l’histoire du centre et de rester fidèle à la tradition de la famille centriste, libérale et démocrate-chrétienne.

Nous nous situons au sein de la majorité présidentielle. Nous y conservons et conserverons toute notre liberté et notre autonomie. Ce choix n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP. C’est le choix de la raison et de la responsabilité, compte tenu du contexte politique et surtout compte tenu de ce que sont nos convictions, nos fidélités et nos principes. Nous voulons être utiles au pays.

Pour réussir le redressement de la France

Membres de l’UDF, nous avons soutenu Nicolas Sarkozy au second tour de l’élection présidentielle, pour trois raisons majeures :

  • le programme de Ségolène Royal nous a paru incompatible avec les exigences du redressement du pays, sur des points centraux : l’économie, les retraites, les 35 h, l’interventionnisme de l’Etat. Au contraire, le projet de Nicolas Sarkozy va dans le bon sens : réformer l’Etat, réduire les dépenses publiques, revaloriser le travail, développer l’emploi…
  • Nicolas Sarkozy a pratiqué l’ouverture, en annonçant son intention de former un gouvernement rassemblant des femmes et des hommes compétents issus d’horizons politiques différents, de la gauche moderne à la droite modérée, pour sortir la France du déclin.
  • Il a également repris plusieurs de nos propositions : la réduction de la dette, l’Etat impartial, le « small business act » pour les PME, l’introduction d’une dose de proportionnelle…

Enfin, sur l’Europe, l’intention de Nicolas Sarkozy de relancer la construction européenne est conforme à nos convictions. 

Pour rendre utiles les 7 millions de voix centristes

Notre pays connaît de graves difficultés et le temps du rassemblement est venu.

  • Il n’était donc pas responsable de faire l’impasse sur les cinq prochaines années pour se projeter déjà dans l’élection présidentielle de 2012.
  • Nous avons voulu que les 6,7 millions de voix qui s’étaient portées sur François Bayrou au 1er tour comptent dans les 5 années à venir, que le centre pèse dans le futur gouvernement et que les idées centristes soient appliquées.
  • Rester dans l’opposition, c’est se condamner à l’impuissance. Nous voulons être utiles, utiles au pays.

Pour rester libres et fidèles à nos convictions

Nous restons fidèles à nos convictions et à nos principes. Nous avons toujours été et restons des femmes et des hommes de centre-droit, attachés aux valeurs du travail, de la bonne gestion des finances publiques, de la famille, de la défense de la Nation…

Ce choix d’entrer dans la majorité présidentielle n’est pas un reniement, ni un ralliement à l’UMP, et nous ne baisserons pas notre drapeau. C’est le choix de la raison et de la responsabilité. Nous n’entrons pas à l’UMP, nous restons membres d’un parti du centre, indépendant.

Nicolas Sarkozy ne veut pas d’un parti unique de la droite et du centre. Il souhaite construire une majorité ouverte, rassemblant toutes celles et tous ceux qui sont prêts à participer au redressement du pays, qu’ils soient du centre, de la gauche ou de la droite.

Comme nous l’avons dit pendant la campagne présidentielle, une majorité de projet rassemblant des femmes et des hommes de sensibilités différentes doit pouvoir travailler ensemble pour résoudre enfin les difficultés de la vie quotidienne des Français : retraites, sécurité, emploi, pouvoir d’achat… La première étape importante pour réussir le rassemblement de cette nouvelle majorité présidentielle est clairement celle des élections législatives des 10 et 17 juin.

Pour large rassemblement

Face aux graves enjeux auxquels est confronté le pays — chômage, endettement public, retraites, pouvoir d’achat, école… —, il est nécessaire de se rassembler largement, au-delà de son camp d’origine, pour entreprendre les réformes nécessaires. La division est stérile et le rassemblement est une exigence, parce que la France n’est forte que lorsqu’elle est unie et qu’aujourd’hui elle a besoin d’être forte pour relever les défis auxquels elle est confrontée.

Par Nouveau Centre - Publié dans : Elections Législatives - Communauté : Politique
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Vendredi 8 juin 2007 5 08 /06 /2007 07:59

L’élection présidentielle a accordé une légitimité incontestable à Nicolas Sarkozy. Depuis son entrée en fonction, celui-ci a démontré une réelle volonté d’ouverture en choisissant des ministres et des secrétaires d’Etat de gauche et du centre. Pour autant, cette ouverture annoncée aurait eu plus d’impact si la nouvelle majorité présidentielle avait investi davantage de candidats du centre voire du centre gauche en lieu et place de candidats UMP. L’investiture par exemple d’une centaine de candidats du centre et  du centre gauche aurait été de nature à « donner un signal fort » de cette volonté d’ouverture.

 

Au lieu de cela, et si les sondages ne mentent pas, la prochaine assemblée risque d’être composée de plus de 400 députés UMP dont beaucoup de « sortants » qui n’ont pas spécialement démontré une ardeur particulière ni même beaucoup d’audace dans la mise en œuvre des réformes  depuis 2002 (un bon nombre d’entre eux étaient déjà là depuis 1993…)

Cette majorité issue d’un seul Parti n’aura pas « l’assise populaire » nécessaire pour incarner la légitimité démocratique et la souveraineté nationale.

 

La seule solution, pour éviter que le sort des prochaines réformes ne se joue dans la rue, avec une opposition « remontée » et une extrême gauche qui n’attend que ça, c’est donc bien d’envoyer à l’Assemblée Nationale et en nombre suffisant des députés libres et indépendants, favorables aux réformes à mener en terme de relance économique, d’investissement et de recherche, d’assouplissement du code du travail et de modernisation de l’Etat…

 

Ces députés ne peuvent venir que du centre, qu’il s’agisse du « Nouveau centre » ou du Modem…

 

Sans quoi, j’ai bien peur que le scénario soit déjà écrit et que la France soit repartie pour 5 ans d’immobilisme, ce qu’elle ne peut, à mon avis, plus se permettre.

 

Gérard Jaulin – IES Normandie

Candidat suppléant dans la première circonscription du Calvados (investi par le Modem).

Par Gérard Jaulin - Publié dans : Elections Législatives - Communauté : DEMOCRATE
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Lundi 11 juin 2007 1 11 /06 /2007 08:38

Une abstention record qui paradoxalement ne vient pas infirmer l’intérêt pour la politique manifesté lors des présidentielles…..Les Français ont jugé inutile de retourner aux urnes, après la victoire de Nicolas Sarkozy….Leur abstention est en fait une confirmation de leur vote du 6 mai, qu’ils jugeaient inutile de répéter….

Le FN disparaît de la vie politique c’est une bonne nouvelle pour la démocratie et un succès pour Sarkozy.

Les résultats obtenus par l’UMP et ses alliés du Nouveau Centre,  au moins lors de ce premier tour, sont tout à fait exceptionnels. Ils manifestent un  très fort soutien populaire à Nicolas Sarkozy, la volonté des Français de le voir mettre en œuvre son programme et les réformes qu’il a annoncées. Si cette victoire était confirmée au second tour, ce que l’on peut souhaiter, il disposerait, avec son gouvernement, d’une large capacité à agir et à réformer….La France aurait là une chance historique de s’engager enfin, dans un cadre européen,  sur le chemin de la rénovation et du progrès.

L’échec de François Bayrou est  cruel mais naturel….. Nous consacrerons dans les jours qui viennent une analyse des raisons qui ont conduit à ruiner, par manque de clarté et de cohérence, une espérance, largement partagée, à IES notamment….C’est sans doute d’ailleurs que viendra, dans les mois à venir, l’impulsion pour la création d’une grand force centrale….On peut encore espérer que Bayrou, abandonnant sa stratégie personnelle et devenant enfin une force de proposition, au lieu de se cantonner dans la critique et l’opposition quasiment systématiques, voudra bien y participer….

Le PS s’enfonce ….La démagogie n’a pas payé….et n’a pu cacher le vide de son  projet…. Pas plus que son immobilisme.  Les luttes internes vont s’intensifier….Mais on ne voit pas le moindre signe de renouveau….Ce parti est sur un plan idéologique en bout de course  et malgré quelques efforts désordonnés de responsables comme Royal ou Strauss-Kahn, tout permet de penser que son déclin est inéluctable…..

Du reste de la gauche seuls quelques îlots surnagent…..

Espérons que le second tour confirmera le premier, et permettra au gouvernement de mettre le plus vite possible en œuvre son programme….C’est ce que les Français attendent.

 

Marc d’Héré

 

IES avait trois candidats dans ces  législatives :   Jean- Bernard Mirabeau, avec l’étiquette du MoDem, fait plus de 7% dans l’Essonne…..Gérard Jaulin, suppléant d’une candidate MoDem dans le Calvados approche les 5 %....Pour ma part, sous les couleurs du « Nouveau Centre » dans la si disputée  8ème circonscription de Paris,  avec 1, 2%......je fais plus que l’objectif fixé de 1%......Tout cela représente un début modeste pour IES…..mais d’autres échéances sont devant nous ……

 

Par marc dHERE - Publié dans : Elections Législatives - Communauté : Politique
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Lundi 18 juin 2007 1 18 /06 /2007 01:27

Les observateurs et les commentateurs avaient tellement annoncé une vague bleue qui devait tout emporter, que la victoire de la majorité présidentielle, qui obtient tout de même 120 sièges de plus que l’opposition apparaît presque  comme une défaite…. Et il est vrai que d’une certaine façon c’en est une …..

Une certaine défaite parce que si on ne tient compte que de ce second tour, la gauche (et le MoDem)  sont majoritaires en  voix et en sièges…. En une semaine, il y a eu une évolution chez les Français (il faudra examiner quelle en est l’importance), qui a conduit un certain nombre de ceux qui avaient soutenu Nicolas Sarkozy et les candidats de la majorité présidentielle, à ne pas voter ou  à faire un autre choix ce  dimanche. Une certaine défaite aussi parce que ce résultat va rendre plus difficile la mise en œuvre des réformes nécessaires et  du projet de Nicolas Sarkozy, et on ne peut que le regretter…..

A quoi attribuer cette défaite ou du moins cette victoire incomplète et  insatisfaisante…..Je pense  que pour l’essentiel  elle est due à la campagne habile et démagogique de la gauche sur la TVA sociale….Ce projet, encore à l’étude,  et qui a été défendu en son temps par DSK, par Jean-Marie Bockel (dans sa motion au congrès du Mans), ou par l’économiste (et candidat du MoDem) Christian Saint Etienne, qui a été appliqué sans effets négatifs en Allemagne et dans d’autres pays européens a été présenté par le PS et Fabius en particulier comme un grave  danger pour le pouvoir d’achat des Français….Comme  souvent, susciter la peur et jouer sur elle  a été efficace, et les arguments simplistes utilisés,  venant renforcer la  volonté des Français de voir un certain équilibre s’installer à l’Assemblée, ont permis de faire basculer les 3 ou 4% des voix qui ont suffi à changer les résultats dans une cinquantaine de circonscriptions.

Si le vainqueur UMP sort quelque peu affaibli de ce deuxième tour, le vaincu PS en sort renforcé…..Que fera-t-il de ce sursaut et de cette force retrouvée ?...Il n’est pas évident que cela favorise sa rénovation. En effet il a obtenu ce « bon » résultat en restant fidèle à sa politique d’opposition systématique, de refus des réformes qui inquiètent, et de démagogie….Cela ne l’encouragera pas à changer et à faire des propositions constructives ou courageuses…..Par ailleurs, apparaissaient déjà au cours de la soirée les prémices des luttes personnelles qui ne manqueront pas de se développer et qui ne favoriseront sans doute pas le débat sur le fond….

Un mot sur les autres forces politiques : le PC se maintient à peu près et les verts évitent la disparition…..Ils s’allieront sans doute pour constituer un groupe à l’Assemblée…..Ce qui ne clarifiera pas les choses. Le MoDem ne retrouve que 4 sièges…. (l’UDF avait 113 sièges en 1997, 29 en 2002….) et semble avoir plus ou moins  choisi le camp de la gauche, ce qu’à une certaine période on pouvait souhaiter, mais à condition que ce soit une gauche rénovée…..Rejoindre plus ou moins clairement une gauche qui reste archaïque et systématique dans son opposition est bien décevant, mais nous gardons toujours l’espoir qu’il revienne vers ce qui était son positionnement et se objectifs premiers.  Le Nouveau Centre quant à lui,  a fait à peu près le score attendu….

La contre performance réalisée ce dimanche par l’UMP, exigera que le gouvernement poursuive sa politique d’ouverture et de rassemblement….Elle exigera aussi  que les autres composantes de la majorité présidentielle, le centre ou le pôle de gauche, se manifestent avec d’autant plus de force, de visibilité, de dynamisme…… Nous sommes un certain nombre à vouloir  y travailler….

 

Marc d’Héré

Lundi 1 heure 25.     

Par marc dHERE - Publié dans : Elections Législatives - Communauté : Politique
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Mardi 19 juin 2007 2 19 /06 /2007 09:09

Au soir du second tour des législatives, la messe était dite : toute application d’un programme de droite serait considérée comme « un passage en force ». Le PS perd les élections mais Mr Emmanuelli se permet de suggérer au gouvernement d’accroître le SMIC, c’est-à-dire de pérenniser les politiques dirigistes de gauche qui nourrissent précisément le démantèlement de notre économie. Ainsi, même lorsqu’elle est au pouvoir, la droite est forcée de cohabiter avec les médias, dont les sympathies pour les mouvements altermondialistes et antilibéraux ne sont jamais cachées, et avec la « démocratie sociale ».

 

Car l’entre-deux tours de ces élections législatives fut extrêmement instructif. Après le premier tour qui confirma l’élan des présidentielles, les uns et les autres ont averti. D’abord les médias qui ont savamment orchestré une alerte à la vague bleue : il suffisait d’annoncer des résultats spectaculaires pour faire passer un succès net pour un échec. Bravo l’artiste ! C'est du grand Machiavel. Car, dans les journaux, sur les ondes radios, dans les débats télévisés, on a pu entendre la lamentable complainte d’une gauche pourtant défaite, reprise en cœur par les experts en institutions politiques et les analystes politique : la démocratie serait menacée par la concentration des pouvoirs dans les mains du nouveau président. Ceux qui ont voulu le quinquennat n’avaient-ils pas prévu un tel scénario qui est, somme toute, dans la logique des choses ?

En parallèle, les « partenaires sociaux » se présentaient comme les derniers remparts de la démocratie en cas de défaite cinglante de la gauche, menaçant de prendre la rue en otage comme cela dure depuis trois décennies. Ce qui est le plus inquiétant, c’est que des appareils qui ne sont pas issus des urnes ont bien l’intention d’empêcher le gouvernement de mettre en œuvre les réformes annoncées qui forment l’armature du programme présidentiel. Quelle étrange conception de la démocratie de remettre en cause précisément un résultat qui n’est pourtant rien d’autre que l’expression des urnes ! Il est dommage que des libéraux, qui devraient être les premiers à respecter les règles du jeu institutionnelles, se soient prêtés à cette dénonciation.

 

Qu’on le veuille ou non, les français ont donné une confortable majorité au président lui-même confortablement élu. Pourquoi faudrait-il toujours que la droite s’excuse de gagner les élections quand elle les gagne proprement et nettement ? La gauche n’est-elle pas prompte à sonner le clairon lorsque les urnes lui sont favorables ? Rappelez-vous en 1981 comment les ténors de l’union de la gauche nous affirmaient que la France venait de passer de l’ombre à la lumière, légiférant tout l’été pour mettre en œuvre au plus vite le programme commun. Personne n’a dénoncé le passage en force à cette occasion…

Aux dernières élections régionales, la vague rose qui emporta la quasi-totalité des régions n’avait pas suscité les mêmes états d’âmes démocratiques. En tout cas, cette raclée a poussé la droite à méditer sur ses échecs et à ne pas répéter ses erreurs, notamment la division, ce qui fut le préalable à une reconquête du cœur des français. Je ne suis pas sûr que la gauche soit capable de méditer ce qui lui arrive aujourd’hui, persistant à résister sur des bases mauvaises. Il vaut mieux parfois une cinglante défaite qu’une lente agonie pour réussir une restructuration. De plus, la droite gagnerait à avoir en face d’elle une gauche modernisée, à l’instar des partis de gauche anglais, italiens ou espagnols qui ont d’ailleurs salué l’arrivée de Nicolas Sarkozy à l’Elysée.

 

Notre pays a souffert de ne jamais se réformer parce que les gouvernements successifs furent empêchés de gouverner. A chaque fois qu’un président a tenté de réformer, il a dû reculer de sorte que l’on ne peut jamais savoir si la France va mal parce que les réformes sont mauvaises ou parce que les réformes n’ont pas été menées à leur terme. Je ne suis d’ailleurs pas rassuré quand le président s’engage à discuter avec « les partenaires sociaux » avant de lancer le moindre projet : serait-ce une nouvelle chambre occulte chargée de contrôler le gouvernement ? Pourquoi le gouvernement s’enferme-t-il lui-même dans une cohabitation nullement légitime, au risque de créer une nouvelle déception qui sonnerait le glas du réveil de l’hexagone.

Tout le monde sait désormais (sauf peut-être la gauche) que le statu quo (le « ni-ni ») décrété par François Mitterrand - et maintenu par Jacques Chirac - est proprement intenable comme en atteste la dérive structurelle des finances publiques et sociales depuis plus de 25 ans. Les français ont compris qu’il faut désormais laisser les gouvernements appliquer les politiques pour lesquelles ils sont élus. S’ils échouent, les urnes sauront leur faire savoir en temps voulu. Le scrutin d’avant-hier a rappelé que le succès n’est jamais acquis et il n’est en aucun cas un chèque en blanc de la même manière que les échecs ne sont jamais définitifs pour peu que l’on sache en tirer des leçons pour l’avenir, et non des rancoeurs stériles.

 

Jean-Louis Caccomo,

http://caccomo.blogspot.com/

Par Jean-Louis Caccomo - Publié dans : Elections Législatives - Communauté : Politique
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