Pour une autre écologie: l'écologie bleue

Publié le par marc dHERE

On a tendance à  croire qu’il y a une sorte d’équivalence idéologique, politique et électorale, entre « écologistes » et « verts ». Les deux mots sont considérés comme pratiquement synonymes, et les médias qui ne s’embarrassent pas de nuances, s’emploient allègrement à les confondre. Et cela malgré la présence de mouvements –certes peu importants -  d’« écologistes indépendants », malgré l’irruption d’ Europe Ecologie, regroupement plus ouvert, moins sectaire et plus libéral que les verts . Pour les médias cela ne change pas grand-chose, ils continuent à répandre l’idée que tout citoyen, préoccupé par les questions écologiques et soucieux de la protection de l’environnement,  doit adhérer aux préjugés, aux thèses, aux injonctions des « verts ».  Et voter pour eux. 

                                

Or il y a une autre écologie, que l'on peut appeler « l’écologie bleue » ou "écologie ppulaire" comme la nomme l'UMP.  Cette écologie politique différente, n’est pas représentée par un parti (au nom de quoi d’ailleurs un parti devrait-il s’approprier cette préoccupation universelle ?), mais se retrouve portée par La Gauche Moderne et d'autres forces de la majorité,    mise en œuvre par le gouvernement, sous l’impulsion du Président de la République.

 

1-   A la différence de l’écologie verte (teintée de rouge), « l’écologie bleue » veut favoriser la croissance qui est la condition du développement et du progrès. La décroissance ou le ralentissement de la croissance voulus par les « verts », serait catastrophique pour le pouvoir d’achat et  pour l’emploi - on le voit bien dans cette période de crise-  et diminuerait  les moyens disponibles pour une politique sociale comme pour une politique écologique. Oui, il  peut y avoir une écologie de la croissance, d’autant que les investissements réalisés dans les secteurs de l’énergie,  des  transports - développement des transports en commun et des transports « propres » -    comme du logement, participeront à cette croissance et au développement.  

 

2-      « L’écologie bleue » est une écologie offensive qui compte sur le progrès et l'innovation pour assurer la protection de l’environnement. Plus que sur la restriction, la privation, sur la limitation culpabilisante de la consommation, elle considère que c’est par des investissements massifs dans la recherche, par  les progrès de la science et de la technique que nous protègerons le mieux et de manière la plus durable, notre environnement. Ce n’est pas en adoptant une attitude défensive, en restreignant de manière drastique  la consommation d‘énergie, et certainement pas  en renonçant au nucléaire – énergie propre, qui assure notre indépendance énergétique -  que nous « sauverons » la planète, mais bien en accélérant les efforts de recherche et de mise en oeuvre des énergies renouvelables.  Nous ne voulons pas de cette fausse écologie, tournée vers le passé, effrayée par tout changement, opposée au progrès et prônant une utilisation paralysante du principe de précaution.

 

 

3-      « L’écologie bleue » est une écologie de la liberté et de la responsabilité. Elle respecte, autant qu’il est possible, le libre arbitre des individus et des sociétés. Refusant l’écologie tyrannique et  punitive qui est celle du parti  « vert », nous  ne voulons pas imposer des règles contraignantes ou infliger des contributions et des charges excessives. Nous voulons inciter et non contraindre à une attitude écologique.  Les exemples de la taxe carbone ,fixée à un niveau raisonnable,  et compensée,  et dont un nouveau projet sera rapidement présenté,  ou du bonus-malus automobile vont clairement dans le sens  de l’incitation :  ceux qui font des efforts et pollueront moins seront gagnants quand seuls ceux qui continueront à polluer paieront davantage. L’écologie ne doit pas être, enfin,  une idéologie qui emboîte le pas à l'extrême gauche dans son opposition à l’économie de marché et au dynamisme économique,  mais doit  participer au développement nécessaire et s'affirmer comme un pilier essentiel de  la politique  de réforme et de modernisation voulue et mise en oeuvre par le gouvernement de François Fillon.

 

 

 Cette « écologie bleue »,  dont les principes, qui commencent à se concrétiser dans le cadre du  « Grenelle de l’environnement » et  se sont étendus à l’Europe lors de la « présidence française », s’affirme comme une écologie  pragmatique  et de progrès,  une écologie efficace, responsable  et ambitieuse.  C’est celle que défendront les listes d’Union de la majorité lors des prochaines élections régionales et c’est celle qu’elles mettront en œuvre dans les Régions, si les Français leur accordent majoritairement leur soutien.

 

Marc d’Héré

publié aussi sur le blog: http://lgm.paysdelaloire.over-blog.com

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marc d'HERE 17/01/2010 18:43


Merci de ce commentaire très fouillé.


Leclercq 17/01/2010 17:04


Votre écologie "bleue" est tout à fait sympathique, et elle est conforme à mes idées, car je considère comme vaines et dangereuses les solutions régressives et autarciques proposées par les
Verts. 
Mais le programme des Verts obéit à une logique qui découle des prémices de leur croyance.
S'il y a réellement un changement climatique. Si ce changement est réellement la conséquence de l'activité humaine et de sa production de CO2, responsable, par son "effet de serre",
de l'élévation de la température moyenne, et des niveaux qu'on peut projeter dans l'avenir, alors ILS ONT RAISON et l'humanité doit retourner au
plus vite à son archaïsme d'entan.Mais il se pourrait bien QU'ILS AIENT TORT!Une oscillation du climat sous forme de pic de chaleur est tout aussi possible. La
hausse du CO2 peut accompagner ce pic de chaleur et non en être la cause. Des événements de ce genre ont existé avant l'homme et ont laissé des traces. Le CO2 n'est pas le meilleur gaz à effet de
serre. En hiver, le dégagement du ciel provoque des chutes nocturnes de la température, que n'empêche pas le CO2 présent dans l'air.
Alors, "l'effet de serre est mort, et tout est permis?"
Non, parce qu'il y a d'autres conséquences de  l'activité humaine.
-La pollution, évidente dans les villes, imperceptible à la campagne, alors que par habitant les ruraux consomment plus d'énergie que les citadins! En ville
cette pollution pose des problèmes de santé publique.-L'épuisement des sources d'énergie fossile, commode, mais non renouvelable. Il est nécessaire de réduire nos besoins, et de se
préparer à des énergies de substitution plus chères, nécessitant des investissements techniques. Une taxation, non récupérable, mais finançant ces investissements, reste logique.
En conclusion, pour tenir un discours écologique différent, il est impossible de partir des mêmes bases, il faut lui trouver une logique propre. Dont vous n'êtes pas loin.
Mais il faudra accepter de vérifier les assertions du GIEC et des autres officines de "l'effet de serre anthropique", de laisser parler des scientifiques tout aussi compétents et sérieux, dont les
mesures aboutissent à d'autres conclusions.
Après tout, toute la prospective "verte" repose sur une hypothèse, et des interprétations orientées, qui n'ont pas assez de recul pour être vérifiées.
Pourquoi ne pas en fonder une autre sur la réalité du phénomène de la pollution, et sur la forte probabilité d'un épuisement et d'un renchérissement des énergies fossiles. Sans oublier la
manipulation des fournitures et des prix à des fins de domination. Suivez mon regard vers Moscou! 
Vous n'avez pas été sans remarquer que du côté des Verts, toutes les solutions pour "s'en sortir" autres que la régression, sont condamnées d'avance, sans procès contradictoire.
Alors que cette autre logique, que je viens de décrire, ne pose aucun obstacle, "a priori", devant aucune solution intelligente.