Le Choix de Christian Blanc

Publié le par Ch. Blanc

Christian Blanc fait partie (avec Bernard Kouchner, Corinne Lepage, Jean-Marie Bockel….) de ces quelques  hommes (ou femmes) politiques réformistes, indépendants et ouverts  dont IES se sent proche ….Sa prise de position en faveur de Nicolas  Sarkozy peut désorienter, voire choquer certains d’entre nous….Mais ses  arguments ne peuvent nous laisser indifférents. Nous pouvons en débattre…. à partir de cet article paru dans Le Figaro du 25 janvier….

 

 

 

 

 

 

Le député apparenté UDF des Yvelines espère que François Bayrou « participera le moment venu au rassemblement » autour du président de l'UMP.

 

 

 

 

 

LE FIGARO. - Quel est votre choix pour la présidentielle ?

 

 

 

 

 

Christian BLANC. - J'ai décidé de soutenir Nicolas Sarkozy. Il a compris que la France est restée trop longtemps figée dans un modèle qui a fait merveille pendant les trente glorieuses mais qui ne marche plus aujourd'hui.

 

 

 

 

 

Au cours des prochaines an­nées, nous aurons besoin d'hommes et de femmes capables d'agir de façon résolue. J'apprécie sa capacité d'action. Avant la crise des banlieues, en 2005, j'étais le seul préfet de la Ve  République à avoir mis en oeuvre l'état d'ur­gence - c'était en Nouvelle-Calédonie. À l'automne 2005, j'ai apprécié la grande sérénité avec laquelle Nicolas Sarkozy a géré cette situation périlleuse. Il me semble le mieux préparé et le plus tonique pour faire face aux défis que nous allons connaître : relancer la croissance, augmenter le pouvoir d'achat, pérenniser les retraites, retrouver l'efficacité du service public, moderniser le système politique et réussir une nouvelle étape dans la construction européenne.

 

 

 

 

 

Vous avez été élu avec le soutien de l'UDF. Pourquoi lâcher François Bayrou ?

 

 

 

 

 

Je ne quitte personne. J'ai toujours été un homme libre. François Bayrou m'a sollicité pour être candidat dans les Yvelines en 2002. J'ai été élu sans étiquette. Nos convergences sont fortes sur l'Europe, c'est pourquoi je me suis apparenté au groupe UDF à l'Assemblée, où j'apprécie la liberté de vote. J'ai de l'amitié pour François Bayrou et j'espère que le moment venu il participera au rassemblement autour de Nicolas Sarkozy pour gagner la présidentielle.

 

 

 

 

 

Rocardien d'origine, pourquoi n'êtes-vous pas tenté par le rassemblement gauche-droite que propose Bayrou ?

 

 

 

 

 

Mon parti, c'est la France. Je reste fidèle aux idéaux de solidarité et de progrès social. Mon problème depuis vingt ans avec le PS, c'est qu'il n'a pas réussi, au contraire des autres partis socialistes européens, sa mutation sociale-démocrate. Il n'a jamais répondu clairement à la question essentielle : comment produire les richesses qu'on veut redistribuer ? En effet, développement économique et développement social sont indissociables. Par ailleurs, mon action à la RATP témoigne de mon attachement au service public. Je crois avoir restauré l'efficacité du service public tout en redonnant leur fierté aux agents. À l'inverse, le PS refuse de s'attaquer aux corporatismes : comment peut-on défendre de façon pérenne le service public et s'opposer à l'instauration d'un service minimum garanti dans les transports ?

 

 

 

 

 

Vous avez participé à la commission Pébereau sur le désendettement de la France. De Bayrou, qui en parle tous les jours, ou de Sarkozy, qui en parle moins, lequel est le plus crédible ?

 

 

 

 

 

Les deux, j'en suis sûr, ont conscience de l'importance de cette question. La dette de la France est abyssale. Tout confondu, elle avoisine les 2 000 milliards d'euros. Pendant vingt ans, la droite et la gauche ont gardé un silence écrasant sur ce sujet. C'est l'action conjuguée d'une reprise de la croissance et d'une réduction des dépenses publiques qui permettra, comme au Canada ou en Suède, de sortir de cette impasse.

 

 

 

 

 

Les adversaires de Sarkozy prédisent que l'application de son programme embraserait le pays. Croyez-vous à ce danger ?

 

 

 

 

 

Il importe que les candidats précisent ce qu'ils s'apprêtent à faire pour moderniser la France. C'est ce qui leur donnera la légitimité du peuple français pour réaliser, une fois élus, les réformes structurelles nécessaires. En ce qui me concerne, avec le mouvement Énergies 2007, que j'ai fondé, je contribuerai auprès de Nicolas Sarkozy à faire entrer la France dans le XXIe siècle avec optimisme. 

 

 

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marc d HERE 18/03/2007 21:45

Lu sur le blog de F. Fillon
Olivier Blanchard, économiste, professeur au MIT et « nobélisable « qui dit avoir toujours voté socialiste, soutient le programme de Nicolas Sarkozy parce qu’il est le seul à pouvoir répondre aux trois plus graves défauts de notre économie : « des relations entre les partenaires sociaux détestables, une protection sociale coûteuse et inefficace et un système universitaire profondément malade ».

Etienne 22/02/2007 17:44

Spartacus, ça vous irait bien !

Laurent Py 20/02/2007 20:49

Malgré tout ce qu'on a pu dire et qu'on peut encore entendre, Bayrou représente le vote utile et son discours d'ouverture semble bien plus authentique et porteur de changement que celui de Ségolène Royal ou de Nicolas Sarkozy. Si Lepage n'obtient pas ses signatures, j'espère qu'elle lui apportera son soutien. C'est au premier tour que cela se jouera, même si Bayrou ne devait pas passer ce cap. Tout en étant d'accord avec beaucup des idées de Christian Blanc, je ne peux pas le suivre dans sa stratégie.

marc d HERE 20/02/2007 09:46

Choisissant Sarkozy contre Bayrou, il aura vraisemblablement un candidat UDF contre lui, et il est assez logique qu'aucun UMP ne s'oppose à lui.....

LE GALL 19/02/2007 18:45

En même temps que son ralliement à Sarkozy, j'ai entendu parler d'un accord pour que Christian Blanc n'ait pas d'adversaire UMP aux législatives.
Peut-on  confirmer cet arrangement?
Dans l'affirmative, cela donnerait une lumière un peu plus crue sur les véritables motivations de l'intéressé.