La vie politique continuera après le 6 mai 2007

Publié le par marc dHERE

La campagne présidentielle est maintenant bien lancée et certains (y compris sur le blog) me posent la question : que va faire IES ?....Quelle sera la position d’IES ?....

Je vais essayer en quelques mots de donner mon avis sur cette question.

 

Je ne suis pas persuadé qu’il soit utile ou souhaitable qu’IES prenne une  position qui l’engage et qui engage ses membres. Et cela pour une raison simple : mes contacts avec les uns ou les autres me font penser que, tout en étant d’accord sur l’essentiel des idées ou des objectifs qui sont les nôtres (le projet d’IES ne soulève pas d’opposition interne) nous n’avons pas le même avis sur le candidat qui peut  s’en approcher le plus. Et ce n’est pas surprenant

 

Si nous avons, il y a un an maintenant,  créé IES c’est parce que nous refusions la coupure artificielle de la France en deux camps antagonistes, que nous  estimions qu’aucun des partis existants ne répondait à nos attentes, ne préconisait la politique et les réformes qui nous paraissaient nécessaires. La situation est la même aujourd’hui……Personne ne peut de manière évidente nous représenter.

 

Un candidat aurait sans doute pu rassembler la plus grande partie d’entre nous, car nous nous retrouvions assez bien dans la vision qui était la sienne, ses propositions et sa conception de la politique, c’était Bernard Kouchner…..Il apparaît qu’ il ait finalement décidé de ne pas être candidat  (je peux  comprendre que l’on hésite à s’engager dans une telle aventure, même si je persiste à penser qu’il aurait dû y aller en juin dernier, au moment de la publication du « projet socialiste » pour montrer qu’un autre choix était possible à gauche… ).

 

La situation étant ce qu’elle est,  je pense que les adhérents d’IES se répartiront au premier tour sur des candidats différents : Corinne Lepage (c’est le  choix que j’ai fait), Ségolène Royal, François Bayrou, Nicolas Hulot (s’il est candidat) ou Dominique Voynet…..

 

Voilà pour le premier tour….Et le second ?.....Il est possible  que, dans l’hypothèse de plus en plus vraisemblable d’un duel entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, nous ne fassions pas tous le même choix, et que de l’abstention au vote pour l’un des deux candidats, les adhérents d’IES se répartissent entre  les trois positions possibles.

 

Nous débattrons entre nous de tout cela, mais à aujourd’hui c’est ce qui me paraît le plus plausible……à moins que la campagne nous amène à modifier nos positions respectives et, pourquoi pas, nous retrouver tous sur la même …..

 

Oui ce qui se dira et se fera pendant la campagne qui s’ouvre sera déterminant et dire cela  n’est pas pour moi une figure de style. Je fais partie de cette infime minorité qui ne méprise pas les hommes politiques, qui  croit qu’ils sont plutôt sincères et qu’il est important d’écouter et de prendre au sérieux ce qu’ils proposent. Le « tous pareils », « on ne peut pas croire à leurs promesses », « ceux qui sont dans mon camp sont sincères, les autres mentent »……très peu pour moi.

Je crois - et je constate -  que, globalement, en fonction de situations qui peuvent évoluer, des marges de manœuvre que leur laisse une  croissance pas toujours au rendez-vous et des oppositions plus ou moins fortes rencontrées, les  hommes politiques et les forces politiques (ne jamais oublier qu’un politique est tributaire de ses soutiens et de ses alliés) font ce qu’ils annoncent.

 

Autant que la situation le lui a permis, la gauche a, ces dernières 25 années,   fait ce qu’elle annonçait concernant les nationalisations, la croissance de l’administration, l’augmentation des prélèvements, la réduction du temps de travail, les emplois jeunes,  la diminution de l’âge de départ en retraite,  une politique d’ouverture concernant l’immigration, une politique culturelle active…..

Autant que la situation le lui a permi,s la droite a fait quand elle a occupé le pouvoir  durant cette même période  ce qu’elle annonçait  concernant les privatisations, une politique favorable aux entreprises, une limitation dans la croissance de l’administration, une diminution des impôts, le début de la  réforme des retraites, la remise en cause concrète  des  35 heures,  une politique de sécurité plus ferme, une politique d’immigration plus contrôlée…..

Globalement, autant que la situation le leur a permis (les politiques agissent dans un monde mouvant, imprévisible souvent et où les rapports de force évoluent….reconnaissons le), et en dehors de quelques exceptions inévitables,  gauche et droite ont fait ce qu’ils ont dit.

 

C’est pourquoi je pense que lorsqu’il s’agira de choisir entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, il faudra tenir le plus grand compte de leurs déclarations,  de leurs programmes et de celui de leurs partis (et de leurs chiffrages), éventuellement de ce qu’ils auront fait ou soutenu dans le passé et non décider en fonction de préjugés, d’habitudes ou du caractère plus ou moins sympathique et agréable du candidat ou de la candidate….       

 

Ces choix conjoncturels éventuellement différents pour l’élection présidentielle, ne nous empêcheront pas, à IES,   de continuer à  défendre ensemble  les mêmes valeurs, les mêmes  idées, les mêmes convictions, de vouloir les mêmes réformes, d’avancer les mêmes propositions, de chercher à rassembler au-delà des clivages gauche/ droite pour agir en citoyens responsables…… La vie politique continuera après  le 6 mai 2007……..

 

Marc d’Héré

Publié dans Vie politique

Commenter cet article

jerome gagniarre 23/01/2007 12:51

En vous lisant, je ne vois pas de reflexion pour arrêter cette frature sociale, ce serait toujours soit le PS soit l'UMP qui serait au pouvoir.Je vous propose un système qui montre une démocratie beaucoup plus intelligente que celle que nous avons actuellement.L'egoïsme du bipède que nous sommes nous empêcherait-il de pouvoir partager?Lorsque nous imposons notre système dans les colonies, ne voit-on pas une remise en cause?Je vous invite à lire mon blog,Jérôme

Hugo TAUPIN 20/01/2007 19:49

Bonjour,Ayant visité votre site, je crois qu'il fait avancer le débat sur les présidentielles qui se préparent pour 2007.Je gère actuellement un site, justement sur les présidentielles, à l'adresse : http://presidentielle.2007.free.fr/ .J'aimerais faire figurer un liens vers votre site sur le mien. En contrepartie, je vous propose d'en mettre un sur le votre également.Si cette proposition vous interesse, je vous remercie de m'écrire à l'adresse presidentielle.2007@free.fr .Dans l'attente d'une réponse de votre part,cordialement,Hugo TAUPIN

FrédéricLN 20/01/2007 18:59

Je regrette effectivement qu'on puisse, 3 mois avant le 1er tour, annoncer l'affiche du second tour. Ou plutôt, j'appelle l'auteur à plus d'optimisme !

J.M. Bouquery 20/01/2007 14:30

Après le 6 mai..........


....nous quitterons l'humour ciselé du néant.
Bien, notre pb central, sans solution centriste, et assez spécifique, sans solution purement nationale,  c'est le déficit d'Europe, à droite comme à gauche, + l'abus d'Etat central, idem, explication directe de la forme du syndicalisme chez nous, par exemple. Alors, utopie et marketing pour l'une avec la démo participative dont nous détenons la preuve, ou marketing et démago pour l'autre avec appel aux étincelles de rupture en nous tous.....Nous constatons la novation et la saine combi-tradiction ainsi que la cohérence perpétuée avec l'esprit de la Constit. de la Vème. Mais nous ne discernons guère quel Parlement en sortira pour répondre à nos questions "centrales"....Sarkozy est trop prés des pouvoirs nationaux de capital et de media, Royal n'est pas encore assez loin du national syndicalisme du PS. Je vais compter point par point les avancées de ces deux là et des autres sur notre baromètre et essaierai d'oublier le reste. L'effet papillon ne conduit pas qu'à des catastrophes !
jm bouquery

nouvelle societe 19/01/2007 23:13

Je refuse la fatalité.
Si l'on peu essayer de faire changer quelques trucs, c'est maintenant. Car la démocratie en France est plutot synonyme de Dictature Electorale.
Et en quelques semaines la politiques écologique et de logement ont pris un sacré boost dans une direction affirmé, chose qui n'aurait pas eu lieu en d'autre période.
Je ne crois ni au programme de ROYALE - qui ne sera connu qu'après les élections vu le temps qui lui faut pour dire ce quelle ne veut pas dire, ni au programe de SARKOZY car il veut casser trop déquilibre en même temps ...
IES a un sens à mon avis, si on parle des idées en cherchant du nouveau et non des hommes et des impôts.
De même sur :
http://idees-politiques-et-nouvelle-societe.blogspot.com
vous y êtes les bienvenus