LeProjet d'IES (7) Santé

Publié le par IES

La santé publique est un objectif d’intérêt général dont la réalisation exige une mobilisation et une responsabilisation de tous. Elle exige aussi une politique de prévention ciblée sur les plus jeunes et les populations à risques.



Le constat

L’augmentation de la durée de vie, le développement de techniques médicales coûteuses, les demandes croissantes de soins conduisent à une augmentation des dépenses médicales, aggravée par une gestion à la fois laxiste et rigidifiée du système. Cette augmentation légitime doit être maîtrisée.



Les propositions

Pour être à la fois acceptée et utile, une réforme doit répartir équitablement les responsabilités et les efforts entre les différents niveaux de revenus, entre les générations, entre les acteurs.

Le cadre de la politique de santé, l’objectif de dépenses, l’étendue de la prise en charge collective – le « panier de soins » remboursé- les recettes, le contrôle des résultats, doivent dépendre du Parlement. La gestion se fera dans un cadre régional, avec une large autonomie donnée aux conseils d’administration des caisses.

Les médecins remplissent une mission de service public, ce qui doit conduire, à donner un sens plus éducatif et plus collectif à son exercice.

Durant leur période d’activité ils seront régulièrement évalués, dans leurs compétences et dans leurs pratiques.

Un exercice collectif et coordonné de la médecine sera encouragé par des regroupements d’un généraliste et de spécialistes au sein d’un même cabinet, ou par des liaisons en réseau. Les médecins doivent s’organiser, pour l’installation de « maisons médicales de garde » qui décongestionneraient les services d’urgence des hôpitaux.

Les collectivités publiques prendront des mesures fiscales ou sociales incitatives pour que l’installation de médecins soit mieux répartie sur le territoire.

Les hôpitaux, source de la moitié du déficit de l’assurance maladie, doivent échapper à une bureaucratie paralysante et disposer, dans un cadre régional, d’une autonomie de gestion ainsi que d’une souplesse d’organisation.

L’hôpital est le domaine de la bureaucratie, corseté par des règles rigides, par le statut du personnel et bridé dans ses capacités d’initiative et de réactivité. Sont nécessaires l’autonomie la plus large du conseil d’administration et la responsabilisation des équipes soignantes, dans le respect des objectifs fixés. A cette autonomie doit répondre une évaluation publique en terme de coûts et de résultats, sur un plan quantitatif mais également qualitatif de satisfaction des malades et des familles. On doit aussi recourir largement au partenariat public privé pour tout ce qui touche à la construction, l’entretien et la gestion des hôpitaux, voire à une coopération médicale avec les cliniques privées.

La distribution des médicaments sera maîtrisée avec une prise en compte des besoins de la recherche conduisant à un prix de vente suffisant des médicaments nouveaux et au recours accru aux génériques et au non remboursement des médicaments insuffisamment efficaces.

La responsabilisation des patients et des usagers du système de soins aura pour conséquence que ceux-ci ne doivent pas pouvoir demander tous types de soins avec une fréquence illimitée. Ils doivent admettre soit une restriction soit une participation financière en proportion de leurs revenus.

Les prestations et allocations ne peuvent continuer à être accordées de manière générale et égalitaire. La notion d’équité doit nous conduire à prendre en compte les disparités financières. On doit mettre à contribution les plus hauts revenus. Cela pourra passer par des cotisations différenciées, les remboursements modulés de la médecine de ville en fonction du revenu, une franchise… Comme le recommande Bernard Kouchner « la France doit faire partager le coût de sa protection sociale à ses habitants proportionnellement à leurs revenus. »

Par ailleurs, dans cette optique de responsabilisation des assurés, combien d’abus ne devraient plus être tolérés.

IES

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