Pacte écologique

Publié le par Corinne Lepage

Pacte Ecologique

Réponse de Corinne Lepage, présidente de Cap21, avocate, candidate déclarée à l’élection présidentielle au Pacte Ecologique :

Je suis engagée depuis une trentaine d’années dans le combat écologique et la défense du droit de l’environnement. Pollutions maritimes, décharges sauvages, incinérateurs hors normes, OGM, lutte contre la corruption, nombreux sont les combats citoyens que je mène avec les associations. Mon expérience au Ministère de l’Environnement de 1995 à 1997 m’a beaucoup appris sur les rouages de nos institutions, ses blocages et ses faiblesses. Il fallut beaucoup de détermination et de force de conviction pour emporter le vote de la loi sur l’air, première réponse au changement climatique et à la pollution de l’air. Convaincue que notre démocratie est en souffrance, j’ai décidé de m’engager dans le débat politique en fondant CAP 21 (Citoyenneté, Action, Participation pour le 21ème siècle), un parti qui souhaite rassembler toutes les personnes convaincues de l’urgence à agir pour l’environnement au-delà du clivage gauche-droite. C’est la voie d’un réformisme écologique, profondément at! taché aux valeurs de la République, audacieux et imaginatif que je souhaite tracer avec mes amis.

J’accueille donc avec satisfaction le pacte écologique que Nicolas Hulot propose à l’ensemble des candidats à l’élection présidentielle et j’y souscris évidemment. Cela me semble être à minima ce que chaque candidat devrait reprendre dans son programme.

Je pense cependant qu’il faut aller encore plus loin dans les réformes.

Avec l'accord de Corinne Lepage, nous publions ce texte de sa "lettre"


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oladuc 28/12/2006 22:18

.   L'écologie est une science. C'est l'étude du comportement du vivant dans un milieu naturel ou fermé. L'étude des équilibres stables ou instables, impliquant le vivant.    La chimie aussi est une science. Fort heureusement les chimistes ne sont pas devenus un mouvement politique et le "chimisme" (le mouvement de défense et de protection des réactions chimiques) n'a pas vu le jour. Nous échappons (jusqu'à présent) à un ministre de la chimie et "l'urgence chimique" n'est pas à l'ordre du jour. De même le parti politique des biologistes et le ministre de la biologie n'ont pas (encore) été créés. Aucune personnalité ne nous propose de "pacte biologique" ni de "pacte chimique", ce qui n'aurait aucun sens car on ne pactise pas avec une science, on l'étudie.    Il en va autrement de l'écologie qui est semble t-il une science tout à fait extraordinaire, avec laquelle on peut "pactiser" et qui a même son ministre et ses adeptes, les "écologistes".    Que les problèmes d'environnement - bien réels - nécessitent la nomination d'un ministre de l'environnement, soit. Agir sur l'environnement cela doit être possible, individuellement et au niveau de l'état. Mais un "ministre de l'écologie", un "pacte écologique" une "urgence écologique" ca veut dire quoi ? Administrer une science ? Passer une pacte avec une science ? L'urgence d'une science ? Il semble que l'opinion soit complètement groggy pour ne pas réagir à de telles absurdités. A moins que la stratégie écologiste ne soit à la fois plus efficace et dangereuse que la sémantique ne le laisse paraître. Car accaparer une science ou interpréter des résultats d'études scientifiques pour créer un mouvement politique et philosophique c'est du scientisme.    Les écologistes et tous ceux qui se laissent berner par ce mouvement sont donc des scientistes c'est à dire des adeptes d'une religion-philosophie qui prétend détenir sa légitimité d'une science : l'écologie.     Comme beaucoup de religions naissantes elle se base sur une science dont elle interprète et anticipe les conclusions. Elle mèle le vrai et le faux pour faire peur et pour arriver à ses fins, recruter des adeptes et "sauver le monde".    Il semble bien que l'église, qu'on croyait écartée des affaires de l'état, y revient par une porte détournée. Le lobby-religion écologiste a réussi à infiltrer tous les rouages de l'état et à se faire représenter par un ministre ! Les représentants de la pensée unique, médias et partis politiques, doivent quand à eux signer le pacte du grand prêtre Hulot pour rester dans la course du consensuel.

marc d HERE 15/11/2006 11:17

Alain Bouchacourt m'adresse un papier que je me permets de mettre en commentaire de l'article de Corinne....
 
Les pays développés sont largement responsables de la pollution en Chine,transformée ces vingt dernières années en atelier du monde, conclut uneétude officielle, citée par la presse chinoise de lundi."Nous importons les matières premières, produisons, envoyons les produits àl'étranger et conservons les déchets et la pollution pour nous", a dit auChina Daily Shen Guofang, expert au Conseil chinois pour la coopérationinternationale sur l'environnement et le développement (CCICED), unorganisme créé par le gouvernement et à l'origine de l'étude.Cette dernière, selon le China Daily, juge que les médias occidentaux onttendance à mettre l'accent sur la grave situation environnementale chez legéant asiatique, tout en oubliant la part de responsabilité des autres pays.L'étude donne l'exemple des forêts d'Asie du Sud-est que la Chine estaccusée de dévaster en important du bois, alors que 70% du bois sert àproduire du mobilier exporté vers les Etats-Unis et l'Europe."La Chine est le principal lieu de la consommation de ressources et pour lapollution ainsi que la principale victime de la structure internationaleéconomique et commerciale actuelle", affirment les auteurs de l'étude, citéspar le quotidien en langue anglaise.La situation de l'environnement, considérée comme "critique" par legouvernement chinois, se détériore avec la délocalisation d'Europe, desEtats-Unis et du Japon vers la Chine d'industries hautement polluantes,telles que la sidérurgie, la fabrication de ciment et celle des matériaux deconstruction, estime Shen Guofang."Il est injuste d'ignorer les efforts immenses de la Chine pour lareforestation, la dépollution de l'eau et la réduction des émissions(polluantes), tout en soulignant seulement l'impact négatif sur le monde", aajouté M. Shen, par ailleurs vice-président de l'Académie chinoise del'ingéniérie.

Alexis Monjauze 14/11/2006 21:58

en effet : attendre un projet de société d'un candidat... n'est ce pas trop demander? D'ailleurs, quel président dans notre histoire en serait l'exemple?Les "grands" présidents (tels Léon Blum, Sadi Carnot ou Mendès France  ou de Gaulle) ont-ils présenté un projet de société durant leur(s) campagne(s) électoirales ou s'étaient-ils plutôt faits lécho d'une question particlière à leur époque?Je rejoins Yann : un président doit nous proposer un cap, une direction... c'est bien suffisant. Surtout s'il se donne la peine de s'y tenir ensuite!

yann 14/11/2006 17:20

Cher Fabien, Je voudrais savoir quel citoyen en 2006 attend d'un(e) candidat(e) à l'élection présidentielle qu'il lui propose un "projet de société", tout beau, tout neuf, et avec un joli ruban en prime. Le PS propose-t-il un projet de société "socialiste" tandis que l'UMP proposerait un projet de société "libéral" ou "populaire" ? Non, cessons cette condescendance par rapport à des propositions concrètes et constructives qui émanent d'une candidate combattive et qui a le grand mérite de respecter l'intelligence des électrices et des électeurs. Corinne LEPAGE met justement l'accent sur la nécessité de faire intervenir la société civile dans le débat politique afin de le rendre plus concret, plus pragmatique et moins idéologique. Notre pays souffre de l'indigence intellectuelle de son personnel politique lequel sait pourtant parfaitement dissimuler sa paresse intellectuelle derrrière d'âpres querelles idéologiques. Alors sachez néanmoins, Cher Fabien, que je ne me porte pas plus mal de savoir que vous considérez que Corinne LEPAGE n'a pas de projet de société. L'essentiel c'est qu'elle ait quelques propositions concrètes pour illustrer les orientations et les priorités qu'elle a définies et qui seulent ont de l'importance à mes yeux : comment sauver la terre des menaces liées au réchauffement climatique, comment sauver la construction européenne menacée par la montée des nationalimes et du populisme, comment sauver nos services pblics et notre système de protection sociale menacés par une dette exponentielle et le vieilissement de la population, comment redynamiser notre économie menacée par la mondialisation et par le capitalisme financier... Si vous connaissez un "projet de société" cohérent qui prétende donner une solution définitive à ces problèmes majeurs dont beaucoup doivent trouver leur solution au plan international, par la négociation, je suis impatient que vous nous le fassiez partager.

Fabien 14/11/2006 13:24

c'est bien d'étendre le pacte écologique de nicolas hulot. 5 propositions pour le développement durable, ce nest pas assez. Mais on peut en faire autant qu'on veut, tant que ça reste purement écologique, ça ne suffira pas. meme si on rajoute la démocratie et la laicité, ce n'est pas un projet de société.