La politique au risque de la spiritualité

Publié le par Démocratie et spiritualité

Des amis nous écrivent......

Démocratie et quête de sens

 

 

1,2,3 Décembre 2006

 

à la Bourse du Travail de SAINT DENIS - 93 -

 

 

Trois mouvements

la Vie Nouvelle,  Démocratie & Spiritualité,   Poursuivre,

 

se sont reconnu une culture commune, ou du moins proche, articulée autour de

 

la PERSONNE.

 

 

A partir d’un CONSTAT :

 

 

. La mondialisation est porteuse d’espoirs mais génère aussi de graves dysfonctionnements et des conflits culturels, économiques et politiques.

. En France, l’Etat, garant de l’unité nationale est fragilisé face à une économie envahissante. Il n’assume plus la juste répartition des biens et, face à une Europe insuffisamment définie, confrontations plutôt que négociations et blocages institutionnels empêchent les adaptations nécessaires.

 

, un nouveau souffle, un nouvel élan peuvent être recherchés dans la fécondation réciproque du spirituel et du politique qui n’agissent plus l’un sur l’autre.

 

 

ils formulent un projet commun.

 

 

Ils proposent à des partenaires individuels ou collectifs, proches de ces préoccupations, de venir les rejoindre dans une manifestation nationale ayant pour objet :

 

 

La politique au risque de la spiritualité

 

 

      

 

       Par politique, ces mouvements entendent l’organisation du « vivre ensemble » et des choix que cela

 

        implique. L’idéal démocratique veut que ces choix soient remis aux citoyens.

 

 

 

« Chaque homme, en naissant, naît dans un espace commun. La pluralité précède l’individu. C’est cela, le politique : l’expérience du commun, la mise en commun des actes et des paroles, animée par

 

 un goût de vivre ensemble.

 

{Hannah Arendt}

 

 

                                                                                    

 

Le spirituel n’est pas ici synonyme de religieux. Ce mot incite chacun à réfléchir à sa place dans l’espace et le temps, sur sa finalité mais aussi sur le ressort qui sous-tend son action.

 

 

« Je veux parler de notre plus grande richesse, de « l’humain » caché en chacun de nous, ce noyau « d’humanum » qui loge en lui ce que certains appellent « le Dieu en chacun de nous » ou le Dieu tout court, ou encore ce que d’autres nomment Conscience, Raison, Amour…

 

   C’est dans cette composante humaine, dans ce « temple intérieur de la vie » que réside le seul espoir pour qu’un véritable présent soit réinventé… ».                                                                           {Majid Ranhema}

 

 

 

Il importe alors de mobiliser les énergies pour retrouver un sens collectif.

 

Mais, pour dégager une orientation obéissant à leurs finalités les plus élevées,

 

les démocraties ne doivent-elles pas se laisser féconder par des valeurs  spirituelles ?

 

 

1 - L’objectif

 

 

Comment relier quête spirituelle d’abord personnelle et projet politique  par essence collectif ?

 

     

 

 Les changements personnels de comportement ne suffisent pas à modifier la société et ne sont pas nécessairement un préalable ; Mais les changements collectifs qui ne s’appuient pas sur des changements individuels trouvent vite leurs limites...

 

 

4  Comment changements individuels et changements collectifs peuvent-ils interagir pour parvenir à un « vivre ensemble » reconnaissant à chacun une place, quelles que soient ses origines, pour transformer et préserver le monde où nous vivons ?

 

4 Comment construire une société respectueuse des diversités et faire émerger un projet collectif porteur d’unité et mobilisateur ?

 

4 Comment l’engagement politique peut-il trouver sa dignité en répondant aux aspirations les plus profondes des hommes et des femmes d’aujourd’hui ?

 

 

2 - La démarche.

 

 

Elle se déroulera en trois journées :

 

 

     1ère journée.  La démocratie,  une valeur spirituelle ?

 

 

 

      En France, notre démocratie n’est-elle pas porteuse d’une valeur spirituelle pour la société civile à  travers les valeurs républicaines qu’elle met en jeu : liberté, égalité, fraternité ?

 

  Les gestes, les processus politiques dans lesquels s’impliquent les citoyens sont souvent inspirés par une réflexion trouvant sa source au plus profond de chaque personne.

 

  A partir de réalisations même minuscules, à travers des exemples concrets dont on entendra le témoignage, peut-on percevoir des expérimentations mettant en cohérence (ou tentant de le faire) convictions individuelles et actions  collectives ? et quelle en est leur portée ?

 

 

     2ème journée.  L’éthique du débat, une nouvelle exigence.

 

  

 

Comment les débats politiques peuvent ils passer aujourd’hui d’une compétition en vue du pouvoir à un dialogue fondé sur la reconnaissance de l’autre, en vue d’un projet partagé ?

  La manifestation proposée veut expérimenter cette proposition de débat à travers un exemple concret :

 

Faut-il mettre en œuvre un service civique obligatoire et comment ?

 

 

    3ème journée.  Le spirituel, un souffle pour la politique ?

 

  

 

Réponses d’hommes politiques à des questions posées au préalable :

 

 

4      Comment, à travers leur action, les politiques donnent-ils sens à leur vie et participent-ils à une espérance collective ?

 

4      Comment maîtrisent-ils leur désir de pouvoir pour éviter qu’il détourne le sens et la cohérence de leur action ?

 

4      Comment relient-ils morale et efficacité ?

 

4      Comment distinguent-ils compromis et compromissions ?

 

4      Comment les citoyens  les aident-ils dans cette tâche et comment s’efforcent-ils de dépasser la seule défense de leurs intérêts particuliers pour concourir à faire émerger l’intérêt général ?

 

 

Donnez-nous envie de faire de la politique !

 

 

 

Contacts : DEMOCRATIE & SPIRITUALITE  4-6 Place de Valois    PARIS 1er                 01 43 06 48 85 .fr

 

Publié dans Réflexion politique

Commenter cet article

robert Bellec 28/10/2006 12:38

Ceci me laisse une impression de léger malaise et paraît quand même assez flou.
Il faudrait s'entendre sur ce qu'on entend par "spiritualité".
S'il s'agit de tout ce que peut produire "l'esprit" humain dans un réflexion sur soi-même sur les interactions entre l'individu et le collectif, la recherche de sens, parlons de philosophie, ce sera plus clair. Et effectivement on ne peut dissocier la démocratie d'un certain nombre de bases philosophiques, au sens large.
S'il s'agit en revanche de postuler une dissocitiation entre l'esprit et la matière, alors on se trouve dans une pure croyance non démontrée et d'inspiration indubitablement religieuse. Avec toute la problématique de la supériorité de l'esprit sur la matière, et ce genre de choses.
Si c'est le cas, cette recrudescence de l'appel au religieux est inquiétante,  elle correspond à une régression, un affadissement du sens démocratique, une tentative de réappropriation de la politique par le religieux, avec la porte ouverte sur toutes les dérives qu'on imagine.  Et qu'on constate déjà, en Europe avec diverses religions, aux USA avec le regain d'un christianisme messianique activiste.
Bref, cela donne à réfléchir, ce n'est pas si anodin.
R Bellec

marc d HERE 24/10/2006 10:55

O n'est pas forcément d'accord avec ce texte, mais cette recherche de sens à notre action, l'approfondissement de la démocratie et l'éthique en poliique me praissent mériter réflexion et débat.
marc

J.M. Bouquery 22/10/2006 22:13


Mon dieu on est dimanche , et encore un sujet bien scolaire: peut il y avoir des valeurs non "spirituelles"   et si oui  la spiritualité n'est elle pas  "au risque de la politique" ? Pourquoi poser dans ces termes tristes un motif sympa pour que des braves gens se rencontrent ?A moins qu'il y ait quand même un petit coup jésuiteux derrière  !
jm bouquery

Stéphane 20/10/2006 14:01

Autant j'ai Hannah Arendt en livre de chevet, autant les idées personnalistes autour de la spiritualité ne me semblent pas particulièrement pertinentes.... Jean Jacob, l'universitaire a tres bien analysé les dérives des courants spiritualistes ayant pour base le personnalisme ...