IES et les deux Normandie

Publié le par Olivier Taconet

Beaucoup l’ignorent encore, même parmi les normands. Il y a deux Normandie. Une Haute, une Basse. C’est une réalité statistique, une réalité administrative, une réalité politique même…

 

Or, si cette différence entre haute et basse a sans doute une histoire (et il faut mettre un petit h à histoire), elle n’a, au fond, aucun sens.

 

La Normandie a la chance d’être la région française la plus connue au monde, raison de son Histoire avec un grand H, plus que de sa géographie … Son rôle dans la libération de l’Europe et du Monde lui vaut une notoriété exceptionnelle dont elle ne peut qu’à peine profiter.

 

En attendant la Haute et la Basse Normandie se retrouvent en queue de peloton des régions françaises pour leur superficie, leur démographie et leur PIB alors qu’elles pourraient en s’unifiant être parmi les cinq premières régions françaises et surtout avoir une dimension Européenne.

 

La division de la Normandie vient du croisement de deux phénomènes. Le premier est la peur panique et jacobine de construire des régions qui puissent avoir une identité autre qu’administrative ; la deuxième, la volonté de d’Ornano et de Lecanuet de ménager pour chacun une baronnie particulière. On est au début des années 70. On est, dans un cas comme dans l’autre, loin de l’intérêt général et de l’intérêt des Normands.

 

Un mouvement s’est créé en Normandie, à l’initiative du centre-gauche et du centre droit, pour parvenir à la réunification qui pourrait être le point de départ d’une réflexion sur la Région française dans le cadre Européen.

 

Ont d’ores et déjà adhéré à ce projet des personnalités de gauche et de droite qui ressentent la réunification comme une nécessité urgente. Bien entendu, plusieurs éléments freinent  ce projet. La première réticence est, bien sûr, institutionnelle. Demander aux deux présidents de région de se prononcer pour la grande Normandie, ce serait un peu comme demander à un président de la République de démissionner sous prétexte qu’il a perdu un référendum…

 

 

D’ores et déjà, j’invite toutes les personnes intéressées à en débattre et à signer la pétition en cliquant sur le lien http://www.reunification-normandie.com/

 

J’invite aussi  tous les Normands qui se sentent proches des   valeurs,  des objectifs et de la démarche   d’Initiative Européenne et Sociale (IES)   à rejoindre « IES Normandie »..

 

 

Olivier Taconet

 

Délégué régional IES

 

iesnormandie@yahoo.fr

 

 

Publié dans Démocratie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

BODIN Claude 06/06/2006 11:02

Dès Novembre 2003,avec quelques bas normands,nous avons créé PREGO ( Pour une grande région européenne,Grand Ouest ) avec pour objectif d\\\'associer,à défaut  de les regrouper ( une fusion,dans les esprits des uns et des autres,ça ne se décrète pas ! ) la Normandie  réunifiée,les Pays de Loire et la Bretagne,bref le massif armoricain et ses "marches"et peut-être le Poitou Charentes.C\\\'est une réponse à l\\\'insuffisance des régions françaises en termes de dimension territoriale ,économique et démographique dans le concert européen des grandes entités régionales européennes que nous connaissons ( un certain nombre de Landër,de régions espagnoles et italiennes ).Notre prétention n\\\'est pas de concurrencer les plus grandes mais de réaliser une région française dans la moyenne de celles qui pèsent réellement dans l\\\'Union européenne.IES a un lien avec le site de PREGO.

Solidarites et Libertés 03/06/2006 21:49

Je vois que cela suscite beaucoup moins de réactions de connaitre l'avenir de notre REGION que de savoir qui fera régner la plus grande division au sein du Centre pour l'élection présidentielle.
Bernard Kouchner s'ajoutera à la longue liste des Présidentiables, alors que les "socialistes" se sont engagés à réunifier les deux Normandies.
Encore une fois, la Gauche s'est prétée à une forte démagogie en promettant des choses et en n'en appliquant aucune. A part celle, d'augmenter les Impots locaux et d'accroitre les chiffres des emplois aidés!!
D'ailleurs, je ne vous dis pas si la Gauche remporte les échéances à venir, le taux d'imposition va encore exploseer !!!
Donc, les lecteurs d'IES préfèrent s'interesser aux querelles partisanes et parisianistes, plutot qu'aux affaires de notre Pays. Je ne dirais pas de nos provinces... Je parlerais de Régionalisation. Car, ce serait une injure. Alors, on peut en parler, mais l'appliquer à nous même, quelle horreur ! Cela ne se fait pas, en tant que bon pensurs de la soi disante république Démocratique de gôche!
Désolé pour cette ironie, mais je pense que beaucoup de Francais le pensent pour me l'avoir dit et fait comprendre.
Attention aux messages que vous faites passer, encore une fois !!!
Solidarités et Libertés

Olivier Taconet 02/06/2006 18:55

Ce nouvel envoi pour rendre ma réponse à Joseph plus compréhensible, c'est à dire sans reprendre en exergue son argumentation ....
Désolé
Olivier
 
L’une des conséquences de la révolution française a précisément fait que les comtes pouvaient se battre pour des baronnies… Plus sérieusement, si je dis que la création de deux Normandie est la conséquence d’un partage de territoires entre deux personnalités, par ailleurs centristes, mais se situant dans la logique franco-française d’un état centralisé qui, à l’époque n’envisageait la création de Région que dans une logique de déconcentration un peu poussée et dans la crainte d’une logique fédérale, je me situe dans une perspective historique un peu plus large… Je ne souhaite pas faire le procès de la politique de d’Ornano et de Lecanuet sur le reste … mais je constate cependant que ce sont les héritiers mêmes de ces personnalités qui qui mènent le combat pour la réunification de la Normandie et ne nient pas les petits calculs ou petits arrangements de leurs auteurs ! c’est quand même qu’il y a un hic ! Quand je dis que bien des Normands ne savent pas dans quelle région ils sont, je ne parle pas des militants engagés politiquement ou des acteurs de l’aménagement du territoire, ou de leur famille… Enfin, je ressens la crainte de l’annexion de la Basse Normandie par la Haute, comme le dernier avatar de la vision Rafarinienne de la France d’en Bas qui pourrait se faire manger par la France d’en Haut. Je comprends qu’existe le frein habituel qu’on rencontre lors de la mise en œuvre dans toute politique de réorganisation du territoire et notamment dans la politique de réorganisation communale qui fait de la France le champion d’Europe de l’émiettement territorial… Mais pourquoi penser que la Basse Normandie se ferait manger par la Haute qui s’est déjà faite manger par la l’ Ile de France ? En fait, dans le projet, qui d’ailleurs, symboliquement placerait la capitale de la Normandie à Caen, il s’agit bien de créer une région puissante, qui puisse faire contrepoids à la Région Parisienne tout simplement par ce qu’un aménagement cohérent et moderne du territoire est à ce prix et qu’il faut sortir du syndrome de Paris et du désert Français. On voit d’ailleurs que si cette réalité n’est plus géographique, elle est restée bien ancrée dans les têtes. Parce qu’il faut créer des Régions qui en soient vraiment, qui aient du pouvoir et au delà du domaine de l’aménagement du territoire et du développement économique puisse aussi s’attaquer aux problèmes de l’éducation, de la santé etc … Il est sur que si les Régions avaient ce pouvoir, la majorité des français n’ignorerait plus le nom de leur président de région, ce qui est le cas actuellement. La question de la création d'une grande Normandie est aussi intéressante parce qu’elle pose la question de ce qu’est une région. Quelle est sa raison d’être, sa pertinence . Qu’est ce qu’on veut qu’elle soit ? Quelle est sa mission dans l’Europe et dans le cadre national. Si la région doit être un espace de décision démocratique, elle doit aussi avoir une identité claire ? Elle doit prendre des décisions importantes dont les habitants doivent ressentir les conséquences positives ou négatives… Enfin, une région doit avoir les moyens de son action. Elle ne doit être ni trop petite, ni trop grande. Bien entendu, une Région doit pouvoir s’allier avec d’autres régions pour aborder des problématiques et construire des projets… Quelle serait la réalité d’une région qui irait de la Belgique à la Bretagne en incluant les Pays de la Loire ? certes, ces régions doivent pouvoir travailler entre elles pour aborder notamment la question maritime et pourquoi pas d'autres sujets... Ca n'en fait pas un territoire pertinent. On peut à ce sujet noter combien la réalisation de Port 2000 a été un dossier où le poids régional est resté dramatiquement faible, du fait même de l'émiettement des régions qui ont laissé à l'Etat lors même que la réflexion sur l’organisation littorale comme sur l’aménagement de l’intérieur des terres touchait nos deux petites régions … Cela montre à quel point, s'il fallait entamer une réflexion maritime d'importance, il serait primordial que les deux régions concernées par Port 2000 aient une approche cohérente... Le mieux étant, pour ce faire, que ces deux bouts de régions en soient une seule. En fait, la Normandie est un territoire qui a sa cohérence depuis plus de dix siècles … Ne nous leurrons pas. A vouloir dire qu’en fonction de l’évolution des choses, le territoire pourrait n’être pas réellement adapté à la situation, on se retrouve dans la situation de ceux qui ont cru bon de voter non à la constitution européenne parce qu’elle n’était pas assez bonne à leur goût. Il reste qu’on se retrouve avec deux demi-régions parfaitement inadaptées aux enjeux et aux projets d’aménagement, comme on se retrouve avec une France sans influence au cœur de l’Europe. Je refuse pour ma part de m’accomoder de la situation.
Olivier Taconet Ies Normandie
 

Olivier Taconet 02/06/2006 12:16

Notre blog est transparent, alors même entre membres d’ IES, de surcroît Normandie, nous pouvons débattre. Mon petit-fils qui n’a pas 4 ans sait presque qu’il y a une BN et une HN ! J’exagère mais quand même. Les normands n’ont pas attendu que les ormes crèvent pour en descendre !Je trouve ensuite assez caricatural de réduire Michel d’Ornano à un individu aux ambitions petites baronnes (il était comte !…) Président du Conseil Général du Calvados à l’époque de la décentralisation que nous devons toujours à Gaston Deferre, il a joué le jeu à fond, au-delà de ses intérêts personnels pour faire de ce département l’un des plus modernes et généreux en matière de politique sociale en particulier pour l’aide sociale à l’enfance qui est mon domaine d’activité. J’écris cela alors que j’étais à l’époque responsable CGT des travailleurs sociaux de ce département.C’est pour la vérité historique. Ensuite, sur la question de la réunification, je ne suis pas sûr que pour nous bas-normands, la meilleure voie soit celle qui nous verrait nous faire absorber par une nébuleuse satellite de la capitale. Une grande région Nord-Atlantique/Manche/Pays de la Loire aurait une dimension européenne, marquée d’une identité maritime incontournable. Joseph Le Goff / IES Normandie L’une des conséquences de la révolution française a précisément fait que les comtes pouvaient se battre pour des baronnies… Plus sérieusement, si je dis que la création de deux Normandie est la conséquence d’un partage de territoires entre deux personnalités, par ailleurs centristes, mais se situant dans la logique franco-française d’un état centralisé qui, à l’époque n’envisageait la création de Région que dans une logique de déconcentration un peu poussée et dans la crainte d’une logique fédérale, je me situe dans une perspective historique un peu plus large… Je ne souhaite pas faire le procès de la politique de d’Ornano et de Lecanuet sur le reste … mais je constate cependant que ce sont les héritiers mêmes de ces personnalités qui qui mènent le combat pour la réunification de la Normandie et ne nient pas les petits calculs ou petits arrangements de leurs auteurs ! c’est quand même qu’il y a un hic ! Quand je dis que bien des Normands ne savent pas dans quelle région ils sont, je ne parle pas des militants engagés politiquement ou des acteurs de l’aménagement du territoire, ou de leur famille… Enfin, je ressens la crainte de l’annexion de la Basse Normandie par la Haute, comme le dernier avatar de la vision Rafarinienne de la France d’en Bas qui pourrait se faire manger par la France d’en Haut. Je comprends qu’existe le frein habituel qu’on rencontre lors de la mise en œuvre dans toute politique de réorganisation du territoire et notamment dans la politique de réorganisation communale qui fait de la France le champion d’Europe de l’émiettement territorial… Mais pourquoi penser que la Basse Normandie se ferait manger par la Haute qui s’est déjà faite manger par la l’ Ile de France ? En fait, dans le projet, qui d’ailleurs, symboliquement placerait la capitale de la Normandie à Caen, il s’agit bien de créer une région puissante, qui puisse faire contrepoids à la Région Parisienne tout simplement par ce qu’un aménagement cohérent et moderne du territoire est à ce prix et qu’il faut sortir du syndrome de Paris et du désert Français. On voit d’ailleurs que si cette réalité n’est plus géographique, elle est restée bien ancrée dans les têtes. Parce qu’il faut créer des Régions qui en soient vraiment, qui aient du pouvoir et au delà du domaine de l’aménagement du territoire et du développement économique puisse aussi s’attaquer aux problèmes de l’éducation, de la santé etc … Il est sur que si les Régions avaient ce pouvoir, la majorité des français n’ignorerait plus le nom de leur président de région, ce qui est le cas actuellement. La question de la création d'une grande Normandie est aussi intéressante parce qu’elle pose la question de ce qu’est une région. Quelle est sa raison d’être, sa pertinence . Qu’est ce qu’on veut qu’elle soit ? Quelle est sa mission dans l’Europe et dans le cadre national. Si la région doit être un espace de décision démocratique, elle doit aussi avoir une identité claire ? Elle doit prendre des décisions importantes dont les habitants doivent ressentir les conséquences positives ou négatives… Enfin, une région doit avoir les moyens de son action. Elle ne doit être ni trop petite, ni trop grande. Bien entendu, une Région doit pouvoir s’allier avec d’autres régions pour aborder des problématiques et construire des projets… Quelle serait la réalité d’une région qui irait de la Belgique à la Bretagne en incluant les Pays de la Loire ? certes, ces régions doivent pouvoir travailler entre elles pour aborder notamment la question maritime et pourquoi pas d'autres sujets... Ca n'en fait pas un territoire pertinent. On peut à ce sujet noter combien la réalisation de Port 2000 a été un dossier où le poids régional est resté dramatiquement faible, du fait même de l'émiettement des régions qui ont laissé à l'Etat lors même que la réflexion sur l’organisation littorale comme sur l’aménagement de l’intérieur des terres touchait nos deux petites régions … Cela montre à quel point, s'il fallait entamer une réflexion maritime d'importance, il serait primordial que les deux régions concernées par Port 2000 aient une approche cohérente... Le mieux étant, pour ce faire, que ces deux bouts de régions en soient une seule. En fait, la Normandie est un territoire qui a sa cohérence depuis plus de dix siècles … Ne nous leurrons pas. A vouloir dire qu’en fonction de l’évolution des choses, le territoire pourrait n’être pas réellement adapté à la situation, on se retrouve dans la situation de ceux qui ont cru bon de voter non à la constitution européenne parce qu’elle n’était pas assez bonne à leur goût. Il reste qu’on se retrouve avec deux demi-régions parfaitement inadaptées aux enjeux et aux projets d’aménagement, comme on se retrouve avec une France sans influence au cœur de l’Europe. Je refuse pour ma part de m’accomoder de la situation. Olivier Taconet Ies Normandie

jo 01/06/2006 22:57

Notre blog est transparent, alors même entre membres d’ IES, de surcroît Normandie, nous pouvons débattre.
 Mon petit-fils qui n’a pas 4 ans sait presque qu’il y a une BN et une HN ! J’exagère mais quand même. Les normands n’ont pas attendu que les ormes crèvent pour en descendre !
Je trouve ensuite assez caricatural de réduire Michel d’Ornano à un individu aux ambitions petites baronnes (il était comte !…)
Président du Conseil Général du Calvados à l’époque de la décentralisation que nous devons toujours à Gaston Deferre, il a joué le jeu à fond, au-delà de ses intérêts personnels pour faire de ce département l’un des plus modernes et généreux en matière de politique sociale en particulier pour l’aide sociale à l’enfance qui est mon domaine d’activité. J’écris cela alors que j’étais à l’époque responsable CGT des travailleurs sociaux de ce département.
C’est pour la vérité historique.
Ensuite, sur la question de la réunification, je ne suis pas sûr que pour nous bas-normands, la meilleure voie soit celle qui nous verrait nous faire absorber par une nébuleuse satellite de la capitale.
Une grande région Nord-Atlantique/Manche/Pays de la Loire aurait une dimension européenne, marquée d’une identité maritime incontournable.
 
 

Joseph Le Goff / IES Normandie