Référendum un an après

Publié le par Sauvons l'Europe

Un nouvel appel de « Sauvons l’Europe » à l’occasion du 29 mai…

 

Sauvons l’Europe

 

Référendum, un an après :

 

où est le plan B ?

 

où est l’Europe promise ?


 

 

 

Après le non français, puis néerlandais, suivis de l’ajournement britannique, l’Europe se défait un peu plus, à une vitesse stupéfiante. L’Europe traverse une crise majeure, la plus grave depuis le début de la construction européenne. Son affaiblissement signifie un désordre accru de la mondialisation, avec toutes ses conséquences pour les pays les plus pauvres, les équilibres humains et écologiques de la planète. Il nous faut d’urgence inventer un nouveau projet européen pour éviter que l’Union ne se dissolve dans une grande zone de libre échange. L’Europe est plus que jamais nécessaire pour défendre nos valeurs et offrir au monde un modèle international de développement dans un monde instable et dangereux. Nous voulons que l’Europe politique devienne réalité et s’ouvre aux peuples d'Europe qui aspirent à nous rejoindre.

 

 

Il y a un an tout juste, le Non au référendum devait créer un choc salutaire et orienter autrement l’édification politique du continent, injustement accusée des pires maux. Que constatons-nous ? L’Europe promise se fait attendre, la zone de libre échange, elle, est belle et bien là ! Que proposent désormais les messieurs Niet ? Rien, ou à peu près ! Ou des suggestions irréalistes, à coup sûr les meilleures pour enterrer la plus noble ambition politique du xxe siècle. Il est décidément plus facile d’être contre ! Après cette Europe promise qui fait long feu, il nous faut d’urgence revenir à l’Europe permise. Au Non de quoi, les fossoyeurs bonasses de l’Union européenne détiendraient-ils le monopole de la réforme sociale et sociétale ?

 

 

Le Mouvement Sauvons l’Europe s’est constitué au lendemain du rejet par une majorité d’électeurs français du projet de traité constitutionnel européen. Partisans résolus de ce traité, notre choix ne revient ni à recommencer indéfiniment la campagne référendaire, ni à nous réfugier dans un européisme exalté, attentiste et revanchard. Pour autant, pas question pour nous de minimiser la fracture qui s’est révélée à cette occasion dans l’électorat et parmi les responsables politiques français et de considérer ce vote comme une péripétie négligeable dont les conséquences seraient aujourd’hui obsolètes. A ceux que le populisme obsède au point de leur servir de grille d’analyse et qui voient dans ce refus la saine réaction de la France d’en bas face aux nantis, nous objectons que cette fracture a davantage opposé des  tempéraments et des attitudes, les partisans de l’ouverture à ceux du repli, les pragmatiques et les dogmatiques, les tenants de l’espoir aux reclus de la crainte, tout cela relayé par la confusion de ceux qui au nom d’un autre monde ne veulent pas d’une nouvelle Europe. Ces lignes ne sont certes pas intangibles ni définitives. Mais on les retrouve, à peine déplacées sur de nombreuses autres questions politiques et sociales et elles pèsent et continueront de peser lourd dans l’avenir politique de notre pays.

 

 

Pas question non plus de passer sous silence le pas en arrière que ce vote négatif a fait faire à la construction européenne, déjà en butte à de nombreuses difficultés. Le débat constitutionnel est désormais en panne. Mais ce que ce référendum nous a appris, c’est que l’Europe souffrait avant tout de ne pas être perçue comme un enjeu politique essentiel à notre vie quotidienne, un espace démocratique de débat et de confrontations, un objet de mobilisation. Sauvons l’Europe s’efforce donc de porter la question européenne en soutenant ou favorisant les initiatives citoyennes, en liaison avec les parlementaires européens et nationaux et avec la société civile organisée. La construction européenne est la grande question politique d’aujourd’hui. L’Europe sera ce que nous en ferons.

 

 

www.sauvonsleurope.org

 

sauvonsleurope@hotmail.fr

 

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marc d Héré 30/05/2006 08:55

Oui à ces trois commentaires lucides et complémentaires.
Moi aussi, Jacques Heurtault, je me sens taraudé par le « syndrome de la mule du Pape » et je ne me vois pas voter Fabius ni au premier ni au second tour.
Or il peut être le candidat du PS, si Ségolène n’arrive finalement pas à s’imposer….Il n’est pas impossible que dans le cadre de la désignation interne au PS, elle soit pour  le deuxième tour la candidate du OUI et que Fabius se retrouve le candidat du NON (d’accord sur ce point  avec le sentiment de Laurent). Dans ce cas de figure Fabius, qui apparaîtra comme le mieux à même de rassembler la gauche et la gauche de la gauche, et qui disposera du soutien de certains  éléphants,  pourrait alors être désigné. Cette hypothèse n’est pas encore la plus probable…on ne peut pas l’écarter.
Je pense que si la « réconciliation » des partisans du OUI et du NON se réalise, elle se fera au sein du PS mais aussi au plan national, au bénéfice du camp du NON : parce que le NON a été le choix majoritaire et parce que, à quelques exceptions près, les défenseurs du OUI avait une conviction souvent faible….Alors, je partage la formule de Guillaume, la campagne risque de se faire SANS, voire CONTRE  l’Europe…
A nous de contribuer à lui donner un autre cours…
Marc

Guillaume 30/05/2006 08:15

oui, et je pense d'ailleurs que c'est à cause de ces divisions que, au mieux, la campagne se fera sans l'Europe, au pire, elle se fera contre l'Europe    

Laurent Py 29/05/2006 20:55

Il se peut bien que quoi qu'il arrive nous ayons deux candidats du PS aux élections : un du camp du oui et un du camp du non, quitte à ce que le candidat de l'un des deux camps quitte le parti. C'est pourquoi les débats autour de Séglène Royal me font bien rigoler. J'imagine mal la synthès se se faire sur le sujet de l'Europe, le débat ayant tellement divisé la France et en particulier le PS.

Jacques Heurtault 29/05/2006 18:56

J'en arriverais à souhaiter que le duel du second tour se fasse entre Fabius et Sarkosy. Je voterai alors, sans AUCUNE restriction, pour Sarkosy, même si, ici ou là, je peux avoir une hésitation.En effet, face à Fabius, je n'aurai AUCUNE hésitation : ce sera non et je le ferai savoir. Je dirai alors aux partisans du "Non de gauche" : "Vous vous souvenez du 29 Mai 2005? Non? Moi, je m'en souviens très bien ...".Comment appelle-t-on cela? N'est-ce pas Alphonde Daudet qui nous a donné le "tuyau"? Le SYNDRÔME DE LA MULE DU PAPE".