Pourquoi pas

Publié le par Charles André

En réponse à « L’inéluctable » de Gilbert Veyret…..

 

 

J’entre volontiers dans la polémique car ce billet me choque. Seul le renoncement peut conduire à présenter tous ces faits comme inéluctables. Ce renoncement me semble coupable car il présente des évolutions qui sont le fait d’ACTES humains comme une fatalité.

 Puisque ces problèmes demandent beaucoup d’ardeur, de volonté (et peut-être aussi un peu de chance, je vous l’accorde…mais la chance se provoque, n’est-ce pas ?) et d’abnégation pour être résolus, feignons de devoir fatalement nous y soumettre…

 

Pourquoi pas une augmentation des recettes plutôt qu’une baisse des dépenses de la Sécu  ?

Pourquoi pas une croissance forte et créatrice de plus d’emplois ?

Pourquoi nos « pôles de compétitivité » ne pourraient-ils pas être des clusters formidablement facilitateurs de croissance et d’innovation ?

 

Evidemment, le coût du travail rend inéluctable la délocalisation de certaines activités de main-d’œuvre peu qualifiées. Mais d’où sortez-vous notre « créativité insuffisante » ? Les Français sont créatifs, les innovations ne manquent pas. La question est celle de leur valorisation et des synergies…

 

Pourquoi pas une économie, un système social et une démocratie suffisamment dynamiques, volontaires et ambitieux pour ne pas chercher de boucs émissaires ?

 

Pourquoi pas une intégration précisément par l’économie, la solidarité et la participation démocratique ?

 

Je me suis volontiers engouffré dans la brèche ouverte par M. Veyret dont je salue l’appel à mobilisation des volontés…car rien n’est fatal aujourd’hui.

 

Mais si rien n’est fait en 2007, si nous, citoyens, laissons encore les responsables politiques esquiver les vrais problèmes pour éviter de présenter un horizon clair et cohérent pour les résoudre, oui tous ces faits seront inéluctables.

 

Il ne tient qu’à nous d’imposer ces thèmes pour que 2007 soit le moment des citoyens et du redressement de la France.

 

Charles André

 

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Gilbert Veyret 28/04/2006 11:20

C'est exactement ce que j'ai tenté de montrer, sous le ton de la provocation.
"Ce n'est pas parce que les choses sont difficiles qu'on ne les tente pas, mais  c'est parce qu'on n'ose pas les tenter qu'elles semblent insurmontables"  Cet aspect  inéluctable et forcément régressif  des mesures à prendre, c'est pourtant bien l'impression que donne la vie politique française depuis tant d'années.
Je n'ose même pas les compter,  de peur de devoir y inclure des gouvernements composés par mes amis politiques d'alors!      
Gilbert Veyret