Mieux vivre ensemble

Publié le par Verel

Une interrogation de Verel, que nous pouvons reprendre à notre compte...Un travail à effectuer en commun.

Les élections de 2007 doivent être l’occasion de mettre en débat les attentes, les inquiétudes des français et les solutions à mettre en œuvre. Je propose ci-dessous 6 thèmes qui me paraissent prioritaires (c'est-à-dire que ce sont les plus importants et / ou qu’on ne peut résoudre les autres sans avoir résolu ceux là) et que je reprendrais un par un sur mon blog dans les semaines qui viennent. Je les formule sous forme de préoccupations et d’objectifs à atteindre.

1)      Les crises que notre pays connaît de plus en plus souvent (celles du CPE et des banlieues n’étant que les dernières d’une longue liste, voir ici). En fait, le pouvoir politique ne semble plus apte à traiter les problèmes et à contribuer à l’évolution de la société. L’objectif est de remettre en place une démocratie véritable et efficace.

2)      Le chômage massif depuis maintenant 25 ans. L’objectif doit être le plein emploi (en fait un chômage limité au chômage frictionnel, c'est-à-dire aux transitions courtes entre deux emplois.) , un emploi pour tous ceux qui le souhaitent. C’est possible puisque d’autres pays le font.

3)      La sécurité des biens et des personnes. La société française est de plus en plus une société éclatée où se développent le communautarisme et le repli sur soi. Cette situation et le chômage massif ( deux phénomènes liés bien sûr) se conjuguent pour rendre peu opérables les actions tant préventives que répressives. Il s’agit de construire la société apaisée et dynamique que nos concitoyens attendent, pour mieux vivre ensemble, une société qui ne laissera personne au bord de la route. Ce sera long. C’est pourquoi il faut démarrer tout de suite et surtout choisir les bons leviers d’action.

4)      La dette et l’avenir de nos systèmes de protection sociale. Le rapport Pébereau a mis noir sur blanc les inquiétudes que chacun ressentait. Mais en même temps, il a mis en avant les solutions possibles pour assurer l’avenir de notre protection sociale. Encore faut il les mettre en œuvre, alors que les partis politiques ne semblent pas pressés de s’approprier ces solutions.

5)      Les menaces de plus en plus fortes contre notre environnement (désordre climatique par exemple). Le respect de l’environnement, le développement durable posent des questions locales et mondiales, ce qui ne simplifie évidemment pas l’action.

6)      Les conflits à l’échelle planétaire, qu’ils soient ouverts (guerres) ou plus insidieux (terrorisme). La situation se crispe aujourd’hui avec le monde musulman. Les conflits persistent en Afrique ou dans l’ancienne URSS. Le risque d’un conflit majeur entre les deux super puissances de demain, les USA et la Chine ne peut qu’augmenter dans les décennies qui viennent. La aussi, comment construire un monde paisible ?

Comme on le voit, ces thèmes portent sur le moyen et le long terme. Mais la présidentielle n’est elle pas l’occasion de sortir la tête du guidon et de voir plus loin ?

Pensez vous que ces thèmes sont bien les thèmes prioritaires pour l’avenir de notre pays ?

Verel

 

Publié dans Vie politique

Commenter cet article

marc d HERE 11/05/2006 16:10

En conclusion de votre article, Verel, vous posez la question: ces thèmes sont-ils bien les thèmes prioritaires? ...La réponse est oui, à condition que vous en ajoutiez un: celui de l'EDUCATION . L'éducation et la formation
C'est sans doute LA clé de tout.....c'est l'éducation qui donnera à la fois à l'individu mais aussi à nos nations la capacité d'affronter l'avenir, ses difficultés et ses mutations. C'est la meilleure arme à leur fournir...;Et cela exige une réforme d'une telle ampleur....
Nous lançons aujourd'hui sur notre blog ce débat..... Nul doute qu'il ne se prolonge...
marc

Stéphane 07/05/2006 06:31

Pouvoir et Contre-Pouvoir ?
Je suis d'accord, les contre-pouvoirs au Peuple (société civile) et les pouvoirs aux échelons politiques élus : Régions, Villes, Etat et Europe.
Evidemment l'Etat a encore un rôle à jouer mais celui-ci évolue ...
Stéphane

Laurent Py 02/05/2006 08:23

Il ne faut pas occulter d’office le niveau de l’État. Ce ne sont pas les Régions qui pourront avoir un poids au niveau européen et mondial. Or le point 6 soulevé par Vérel me paraît essentiel pour les mois et les années à venir (j’ajouterais d’ailleurs à la liste le problème de l'Iran et celui de l’énergie, qui, comme je l’ai écrit en introduction de l’article « Energie: constatations et propositions », ne se résoudra pas au niveau national, mais international et européen). La réorganisation territoriale, certes, mais comme moyen pour améliorer l’efficacité de nos structures (et par efficacité j’entends “productivité” des acteurs publics dans un souci de développement (emploi, revenus, baisse de la pauvreté, etc.)) et donc pour améliorer la démocratie à tous les échelons. Des contre-pouvoirs sont évidemment nécessaires (je l’ai écrit par ailleurs), mais encore faut-il qu’il y ait des pouvoirs. Et n’est-ce pas ce que devrait posséder chaque échelon administratif, alors que le contre pouvoir lui reste d’essence démocratique ? Or actuellement en ce qui concerne l'État, qui gouverne ? sur quelle ligne ? et qui ne regarde pas la France avec un certain amusement lorsqu’elle cherche à se faire entendre sur la scène internationale ? Le thème de la réorganisation territoriale me semble être utilisé souvent comme une formule magique qui permettrait de redonner à la France une certaine crédibilité sur la scène internationale et pour passer sous silence les raisons de notre « impuissance » internationale. Pour regagner de la crédibilité, encore faudrait-il accepter que l’Europe est notre seul horizon (« notre chance », c’est sûrement ce que nous dira Bernard Kouchner Mercredi soir : Débat avec B. Kouchner le 03 mai) et chercher à résoudre à ce niveau les problèmes cruciaux pour notre avenir (énergie…) tout en continuant à faire des propositions pour relancer le débat sur l'identité européenne. Je crois qu’il est primordial d’aborder ces sujets lors de la campagne pour les élections présidentielles.

Laurent
 

Stéphane 29/04/2006 16:59

Evidemment, je suis tout a fait d'accord avec les remarques émises.
Cependant, ce qui m'agace profondément c'est de faire des listes de bonnes intentions ... et de voir à côté de cela l'état dans lequel sont nos institutions : centralisme d'état en déconfiture financière et organisationnel (tigre de papier) et institutions locales pulvérisées regardant Paris (Etat fantôme) pour y quémander quelques subventions ...
Aujourd'hui le système politique français n'accroche plus le réel ni dans les administrations centrales, ni au niveau des pouvoirs locaux. Quant aux politiques de com', ça au moins ils savent faire ...
La dette n'est elle pas aussi le résultat de notre inefficacité ? dépenser plus pour se planter davantage, fuite en avant dans les dépenses sans méthodes, ni organisation !... Nos cadres d'actions sont des gouffres financiers ...
Il y a des Régions en Europe dont les moyens permettent d'assurer le développement de leur territoire, d'accroître les richesses et d'améliorer en conséquence le niveau social de leur population, en branchant leur système productif et leur matière grise sur les réseaux mondiaux de richesse.
Le deuxième problème de fond est clair : l'absence de solidarité intergénérationnelle. Et j'oserai dire que ce sont ceux qui parlent le plus de la solidarité sociale qui sont les plus catégoriels et réactionnaires et défendent le plus LEURs retraites !!!
La caricature est chez Les Ecolo-Alternatifs actuellement dont le prochain candidat (peut-être) aux présidentielles (Yves Cochet) défend les thèses de l'"abstinence" économique : la "décroissance" !!!
Les papy boomers préfèrent d'ailleurs donner de l'argent de poche a leurs enfants plutôt que d'améliorer le système pour leur offrir un emploi et des salaires de niveau décent (et surtout des perspectives d'ascension sociale).
2007 sera encore une fois l'année du simulacre !!!
Développons les pouvoirs parallèles à l'Etat : Europe, Régions et Villes. Et attaquons avec force les structures qui tuent les réformes (et la vraie démocratie) : la bureaucratie d'Etat, les lobbying départementaliste et ruraliste.
Au lieu de discerter comme des profs de fac, il faudrait aussi penser au combat politique, combattre des thèses, des systèmes et des élus en place. On ne peut pas laisser cela à Le Pen ...

Charles ANDRE 28/04/2006 11:34

Guillaume,J'évoquais les deux : pas de cumul de différents types de mandats et interdiction d'exercer plus de deux mandats successifs. La priorité est la suivante : ouvrir notre démocratie et renouveller le "personnel" des représentants. Ceci me semble infiniment plus important que le risque de se priver d'un bon député. Oui, il serait dommage de se priver d'un bon député. Les modalités restent donc à définir : on peut envisager qu'après un retrait le temps d'un mandat, le "bon député" qui en aurait exercé deux précedemment puisse se présenter de nouveau. Pourquoi pas. Mais la priorité, en politique comme dans tant d'autres domaines en France, est de mettre fin aux monopoles et d'enrichir les points de vues -donc améliorer les contrepouvoirs- par la diversité. Je ne crois pas que ça puisse aboutir à une déresponsabilisation : on choisit la politique avant tout, quoi qu'on en pense, pour agir. Le temps qu'on consacre à durer, on ne le consacre pas à l'action...Mais j'admets que le 2ème mandat pourrait sombrer dans le n'importe quoi, les fastes et les cadeaux, si aucune sanction ne venait au bout. Alors la possibilité de revenir aux affaires après une "pause" d'un an limiterait ce types de risques. Continuons d'y réfléchir...