Nicolas Sarkozy promet d'agir contre la hausse des prix

Publié le par ORANGE, avec AFP

Actualités ORANGE, avec AFP...Le 26 février


Après avoir justifié son "hyperactivité" dans les colonnes du Parisien, le président Nicolas Sarkozy est entré mardi dans le débat en cours sur la valse des étiquettes, lors d'une tournée dans l'Allier.

 "Hyperactif, c'est mon devoir pour réveiller un pays qui sommeillait", explique M. Sarkozy dans un "Face aux lecteurs" publié mardi par Le Parisien/Aujourd'hui en France.

"Hyperactif, je le dois à la France parce que, si le président ne s'engage pas, ça ne bouge pas", explique-t-il, alors que sa pratique du pouvoir suscite un flot croissant de critiques.

Lors d'une visite d'une usine de produits parapharmaceutiques à Saint-Bonnet-de-Rochefort, dans la matinée, M. Sarkozy est intervenu dans le débat en cours sur les hausses de prix.

Il a assuré que le gouvernement allait "porter le fer là où çà fait mal" pour tenter de remédier à ces hausses, "notamment dans les grandes surfaces".

"Ce n'est pas normal ce qui se passe", a déclaré le chef de l'Etat, qui s'était engagé à favoriser le pouvoir d'achat des Français, et est contraint de constater une flambée des prix des produits alimentaires.

Selon les prix relevés sur les sites internet de cinq enseignes par 60 millions de consommateurs, les tarifs de produits laitiers et céréaliers se sont envolés entre novembre et janvier, de 5% à 48%.

"Je vois bien que le prix des denrées alimentaires a augmenté. Je ne comprends pas, le prix qu'on verse aux producteurs de porcs diminue et le prix du jambon explose", a relevé Nicolas Sarkozy.

Toujours pour faire face au problème du pouvoir d'achat, le président de la République a aussi souhaité que "les primes d'intéressement soit assujetties aux cotisations vieillesse", pour qu'elles restent attractives pour les salariés.

Il faut que "les salariés qui touchent un intéressement ne puissent pas dire +eh bien écoutez, on s'est moqué de moi, on me donne du pouvoir d'achat, mais ça ne compte pas pour la retraite+", a-t-il expliqué.

"Entre les heures supplémentaires et l'intéressement, on va pouvoir répondre à la question du pouvoir d'achat", a espéré le chef de l'Etat, au lendemain de l'annonce par le Premier ministre François Fillon d'une "opération coup de poing" pour déceler d'éventuels abus sur les prix.

Le président de la République a aussi visité une usine Louis Vuitton à Saint-Pourçain-sur-Sioule, puis a enchaîné sur une table-ronde sur les difficultés des entreprises qui s'installent en milieu rural.

Face à une centaine de personnes venus l'acclamer et lui dire "bon courage", M. Sarkozy s'est réjoui que "les gens disent ce qu'ils pensent", par opposition aux commentaires qui sont faits sur sa chute de popularité.

Dans Le Parisien mardi, M. Sarkozy reconnaît tout de même qu'il rencontre des problèmes de communication.

"Je vais m'attacher à mieux présenter ma politique afin qu'elle soit mieux comprise", a-t-il dit aux lecteurs du quotidien, observant "le décalage immense entre ce que le gouvernement met en oeuvre sur le fond des choses et la caricature qui en est parfois présentée".

M. Sarkozy dans cet entretien reconnaît notamment qu'il aurait "mieux fait de ne pas répondre" à la personne avec qui il a eu une brève algarade, samedi, au salon de l'Agriculture.

Un regret ajouté tardivement à l'entretien, dans la soirée de lundi, par l'Elysée, M. Sarkozy ne s'étant pas exprimé en ces termes devant les lecteurs du journal, selon son directeur adjoint de la rédaction.

Publié dans Vie politique

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marc d Here 03/03/2008 08:59

PARIS (Reuters) - Les prix ont augmenté de 11,5 à 18,2% selon l'enquête officielle du ministère de l'Economie commandée après les révélations de l'Institut national de la consommation (INC) qui dénonçaient des hausses bien plus fortes.  Ces différences s'expliquent par le fait que l'enquête de l'INC portait sur les prix des sites internet des grandes surfaces et parfois sur des produits en promotion, explique Christine Lagarde dans Le Parisien, qui publie les résultats de Bercy. Selon l'INC, par exemple, les yaourts avaient augmenté de 40%. Selon l'INSEE cette hausse  n'est  que de 7,5%...

marc d Here 02/03/2008 18:36

La ministre française de l'Economie, Christine Lagarde, a "démenti" les "insinuations" de Laurent Fabius sur le fait que le gouvernement prendrait des mesures de lutte contre les déficits après les élections municipales.(Source : AFP)...On se rappelle qu'avant le 2ème tour des législatives Fabius et Hollande avaient annoncé pour après les élections une....augmentation de la TVA.  Ils ont été démentis par les faits...Ce qui ne les empêche pas de recommencer....C'est leur manière d'essayer de gagner des voix en faisant peur aux Français.... 

Jean-Pierre 28/02/2008 09:40

Ce qu'on demande à l'État, c'est de faire les réformes nécessaires et non de faire des promesses qu'il ne tiendra pas. Dans cette affaire des hausses de prix, il devrait veiller à ce que la concurrence puisse s'exercer. Par exemple, là où je vis... 3 supermarchés. 1 Carrefour et 2 Champion qui appartiennent à Carrefour. Vous avez dit concurrence ?

marc d Here 26/02/2008 20:18

Le président Nicolas Sarkozy a évoqué "un système de caution publique" pour aider les entrepreneurs."On travaille sur un système qui est celui de la caution publique", a dit M. Sarkozy lors d'une table ronde sur les difficultés des entreprises en milieu rural, à Saint-Pourçain-sur-Sioule (Allier)."L'Etat pourrait mettre sa caution à certaines conditions pour aider celui qui a un projet d'entreprise", a-t-il poursuivi."Après tout, ça nous ferait moins d'argent" à dépenser "pour financer les plans sociaux", a ajouté le chef de l'Etat.Un tel mécanisme "existe seulement en partie, avec Oseo Garantie (la banque d'aide publique aux PME, ndlr), ex-Sofaris, dans un cadre très différent car limité dans sa portée", a-t-on précisé à Bercy.De même source, on a jugé les mécanismes existants "extrêmement limités et insuffisants"."L'objectif est de donner une nouvelle portée aux cautions sur prêts, on y travaille", a-t-on ajouté, sans pouvoir encore entrer dans le détail de ce mécanisme."Quand une banque fait aujourd'hui un prêt à la création d'entreprise, elle hésite toujours si elle n'a pas suffisamment de gages. La création d'entreprise est toujours un peu risquée, car si ça échoue, la perte est pour la banque", a souligné cette source."En cas d'échec du projet, l'Etat pourrait payer une partie des sommes au prêteur", a-t-elle ajouté.Source : AFP 

marc d Here 26/02/2008 20:13

C'est ce que disait Chirac.....on sait pourquoi.Avec Sarkozy elles l'engagent, c'est pourquoi il les tient....