Nos principes fondateurs (projet)

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NOS VALEURS

Liberté,  équité, responsabilité, et solidarité  constituent le socle de nos valeurs.

Nous affirmons qu’il ne peut y avoir de dignité  sans liberté.
Vouloir la liberté c’est la vouloir réelle et non seulement formelle et la vouloir  pour tous ce qui, exige l’égalité ou, mieux encore,  l’équité.
La liberté implique la responsabilité, et celle-ci ne trouve sa légitimité et son utilité sociale   qu’alliée à  la  solidarité.




NOS 10 ORIENTATIONS

1- Nous nous  inscrivons  dans une démarche proche de celle  des partis sociaux-démocrates européens. Nous  souhaitons agir à leurs côtés, notamment pour relancer le projet européen :
Construire  une Europe politique, aux institutions dotées de pouvoir étendus et clairement définis.
Permettre l’expression la plus complète de la démocratie et   l’intervention citoyenne.
Affirmer  l’Europe  comme puissance capable d’agir sur la mondialisation  - en nous protégeant de ses dangers, et plus encore,  en nous faisant bénéficier  de ses opportunités -  en faveur d’une coopération internationale et  d’un développement durable.
Rénover son  modèle social et économique : lui  donner les moyens d’une  politique de croissance et de développement en encourageant l’esprit d’entreprise, en  concentrant les efforts budgétaires et les investissements sur les secteurs d’avenir, sur la recherche et l’innovation, le soutien aux entreprises, la formation, la responsabilisation de chacun et la solidarité  …

2- Nous voulons  un Etat modernisé,  allégé,  centré sur ses missions essentielles, -  parmi lesquelles la sécurité qui est un droit pour chaque citoyen et qui exige politique de  prévention et fermeté. Un Etat qui agisse davantage par l’orientation, l’incitation, le contrat, l’évaluation, le contrôle à posteriori que par la réglementation. Nous faisons le choix d’une organisation  décentralisée et  régionaliste pour notre  pays.


3- Nous voulons permettre à  la société civile de s’exprimer,  de remplir son rôle d’initiative et  de régulation.  Nous voulons encourager une politique favorable à l’économie sociale, à la démocratie locale  et  à la vie associative, en donnant toute leur place au débat, à la négociation, au contrat…

4- Nous voulons renouveler le  pacte social et rénover un Etat providence aujourd’hui affaibli : modalités de financement du système social pesant moins sur l’emploi, concentration des moyens concrets de la solidarité sur les publics les plus fragiles, lutte contre les discriminations négatives, et  mise en œuvre d’une  véritable égalité des chances basée sur la  « discrimination positive ». Une politique d’intégration généreuse et équitable viendra compléter une politique d’immigration concertée.

5- C’est  le développement  qui donnera les moyens  de la solidarité, un développement  qui saura, pour être efficace, intégrer les aspects sociaux et humains. Si nous reconnaissons le rôle positif du marché, créateur de richesses, une régulation doit pouvoir en   redresser les injustices, en corriger  les incohérences. Si nous voulons la concurrence, source d’initiative, de créativité et aussi de mobilité sociale, nous la voulons loyale et égale.

6- Notre politique pour l’emploi visera à privilégier l’adaptation aux besoins, à  soutenir les individus et à leur donner leur chance plutôt qu’à protéger les activités ou les emplois obsolètes.  Elle reposera sur une politique de croissance et de développement, un soutien conditionnel aux entreprises, une aide ciblée aux reconversions, une indemnisation contractuelle et incitative, un développement de la formation tout au long de la vie.

7- Nous voulons réformer les secteurs publics tels l’éducation et la santé à partir d’une affirmation des missions de service public et d’une obligation de résultats. La   décentralisation des structures, l’autonomie et la  responsabilisation de tous les acteurs,  une concurrence régulée,  une  répartition équitable des cotisations, des financements  et des prestations, une évaluation régulière et  publique en constitueront les principes de base…

8- L’écologie, la protection de l’environnement, doivent irriguer l’ensemble de nos choix et de nos politiques. Tant sur le plan intérieur qu’international, le développement durable, conçu comme un développement  humainement, socialement et écologiquement souhaitable, est notre objectif.

9- Nous soutiendrons une politique culturelle humaniste et  ouverte sur le monde.  Dans notre pays, les diversités de culture, de traditions, de conceptions spirituelles,  devront pouvoir s’exprimer dans le respect des principes de la démocratie et  d’une laïcité ouverte.

10- Vis-à-vis du gouvernement actuel, nous manifesterons une  opposition sélective et  constructive. Nos alliances pour l’action seront prioritairement recherchées avec le mouvement social et associatif. Sur un plan électoral elles ne seront ni prédéterminées ni systématiques et  selon les sujets,  pourront concerner  les Socialistes, les Ecologistes, les Radicaux,  les Centristes….

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Patrick Joly 28/02/2008 23:37

Moi qui suis de centre-droit, le pauvre centre-droit mis à mal par l'action de Bayrou, je partage globalement tous vos objectifs : 1- Europe politique et sociale 90 %  d'accord : En accord sur les objectifs, mais plutôt avec les libéraux-démocrates-centristes qu'avec les sociaux-démocrates. 2- Modernisation de l'Etat : D'accord à 150 %. Je pense être encore plus volontariste sur ce sujet. J'approuve pleinement la RGPP, mais moi qui la mets en oeuvre dans mon ministère je trouve qu'on pourrait mieux la faire et économiser plus pour le contribuable. 3- Société civile : 100 % d'accord. Du neuf, du renouveau, du turn-over. 4- Pacte social, réforme de l'état-providence, discriminations, égalité des chances, intégration : 100 % d'accord. 5- développement (ou plutôt croissance), solidarité, concurrence : 100 % d'accord. 6- Emploi et souplesse de l'offre et de la demande (adaptation aux besoins) : 100 % d'accord. 7- Réforme des secteurs publics : 100 % d'accord. 8- Protection de l'environnement : 100 % d'accord, évidemment. 9- Politique culturelle et humaniste (j'y range le droit d'asile) : 100 % d'accord. 10- opposition sélective et constructive : Mais avec ces principes et objectifs, vous devriez plutôt être dans la majorité, la majorité d'ouverture ! Bravo. Si le PS sortait de sa gangue pour rejoindre ouvertement ces grands principes, je crois que je serais de gauche. J'aimerais beaucoup être de gauche, mais en France ce n'est pas possible. Fraternellement, Patrick Joly

marc d HERE 12/11/2006 19:33

Cela peut être certainement  être fait de manière plus intelligente , mais bien sûr il y a les équipes qui obtiennent de bons résultats  (qualitatifs et quantitatifs....) et ceux qui en obtiennent de mauvais...Il n'y a aucune raison de rémunérer de la même façon les uns et les autres, ceux qui font des efforts et ceux qui n'en font pas,ceux qui sont utiles et les autres.....Ce ne sera pas toujours facile, cela demandera une grande équité mais c'est nécessaire. 

guillaume 12/11/2006 19:15

obligation de resultat à lécole et en santé.. si mes élèves ont de bonnes notes, j'aurais plus de tune... je met des bonnes notes à tous le mondes ou je vire les mauvais? si mes patients guérisse vite j'ai plus de tune.? je falcifie les résultats ou ne m'occupe plus des plus faible?

ardhuin 11/06/2006 11:04

Bonjour,  vos idées vont vers mes pensées et je serai ravi de voter pour Mr Kouchner; comme j'étais fier que la France soit représentée par Mr Mittérand. En espérant que la gauche s'entende.
ps: Avec 1 ami ; nous avons 1 projet au Sénégal. Pourriez vous svp nous renseigner sur les possibilités de coopération ou d'aide à la création. Merci.

Fred de Et Maintenant ? 08/02/2006 18:49

Sur la mobilisation des migrants... J'ai beaucoup travaillé là-dessus dans une vie antérieure, et publié un billet à ce sujet : http://etmaintenant.over-blog.com/article-1565591.html
Ce n'est pas la bonne volonté qui manque : on estime que le montant des transferts privés vers les pays d'émigration représente le double de celui de l'APD (Aide publique au Développement). Pour certains pays, cet argent représente la première richesse (comparable aux revenus du tourisme au Maroc, comparable au PIB au Mali ou aux Comores).
Le problème, c'est que cet argent est insuffisamment tourné vers l'investissement productif et  la création de richesse. D'abord parce que la majorité de ces transferts sont le fait de personnes privées et qu'il retourne dans les familles (ce que bien évidemment je ne remets pas en cause), mais surtout parce que le reste finance, par le biais d'associations régionales ou locales, des infrastructures d'ordre social (écoles, dispensaires, puits, routes...). Et cela me pose un problème : il revient aux Etats et pas aux particuliers de développer ces structures, et ce devrait être la vocation première de l'APD...
D'où cette situation paradoxale en Afrique où les particuliers prennent en charge les dépenses sociales, et où l'Etat contrôle les entreprises. Car l'économie africaine, c'est en gros une moitié d'entreprises publiques et une moitié d'entreprises étrangères... l'entreprise privée locale étant le plus souvent confinée aux micro-projets et commerces de proximité...
D'où l'idée de mettre en place des dispositifs incitatifs à la création d'entreprises : On peut par exemple imaginer de transférer une part de l'APD vers un mécanisme d'abondement qui ferait que si une association de migrants investit 1 000 euros dans une créaton d'entreprise, l'Etat soutienne le projet à hauteur de 300 ou 500 euros. On peut également inciter fiscalement des entreprises françaises à effectuer des transferts de compétence, en formant en France ou sur place les cadres et techniciens des entreprises créées, où mettre en place des partenariats-public-privé dans le cadre des jumelages entre communes...
Ce ne sont que quelques pistes de réflexion qui demandent à être précisées. Je vous fais confiance pour me donner votre sentiment sur cette question.