On veut abattre le Président de la République

Publié le par Yves Jego pour le Figaro.fr

Par Yves Jego, pour le Figaro.fr, du 15 02 08...Propos recueillis par Sophie Huet...

D'après Yves Jégo, «les Français vont s'apercevoir que Nicolas Sarkozy est la victime et non pas l'organisateur de cette dérive incroyable» (François Bouchon / Le Figaro).

Le porte-parole de l'UMP affirme que les Français ne se laisseront pas «voler leur victoire de mai 2007».

LE FIGARO. Comment expliquez-vous la forte baisse de Nicolas Sarkozy dans les sondages ?
Yves JÉGO. Les forces les plus secrètes du conservatisme doivent être très puissantes en France. Elles ont bien compris que Nicolas Sar­kozy veut engager la rupture dans tous les domaines et, du coup, elles ont décidé de s'attaquer à lui. Il y a d'un côté ceux qui désespèrent de la gauche, et qui, n'ayant plus d'armée officielle, veulent développer une forme de terrorisme intellectuel dans notre pays. De l'autre côté, viennent s'ajouter ceux qui veulent garder leurs avantages acquis et qui ont peur du changement. Il y a là une conjonction d'intérêts inédite sous la Ve République. C'est la première fois que l'on veut «abattre» avec tant de force un président de la République alors qu'il n'y a pas de crise politique et sociale, ni même de grèves massives.

La surmédiatisation de la vie privée du président ne fausse-t-elle pas la donne ?
Il est certain que la vie privée du président fait vendre. Depuis le début de l'année, la moitié des unes de magazines ont été consacrées à cela, pour des raisons économiques. C'est plus que du harcèlement, c'est une forme de complot politico-financier qui ne s'appuie sur aucune justification rationnelle. Avant, la presse était de connivence avec les présidents qui mentaient sur leur vie privée. Aujourd'hui, elle semble vouloir porter atteinte à celui qui dit la vérité sur sa vie privée. À longueur de colonnes, certains expliquent que la vie privée du président de la République prend trop de place. Ce sont souvent les mêmes qui, pour faire de l'argent, utilisent cette même vie privée. C'est la logique du pompier pyromane. Je comprends parfaitement que les Français en aient assez, mais ils vont s'apercevoir eux aussi que Nicolas Sarkozy est la victime et non pas l'organisateur de cette dérive incroyable.

Ce climat aura-t-il des conséquences aux élections municipales ?
Nous verrons si l'opération de destruction a fonctionné, mais je sens qu'une réaction est en train de se produire. Les Français sont de plus en plus nombreux à vouloir réagir pour ne pas se laisser voler leur victoire de mai 2007 que certains essaient d'étouffer avec ce rideau de fumée. Ce terrorisme intellectuel malveillant suscite une révolte dans l'opinion, qui n'a­c­cepte plus cette méthode de lynchage permanent. Les ministres, les élus, les militants ont le devoir de se mobiliser d'autant que notre bilan des neuf mois est plus que positif. 36 % des salariés du privé ont vu leurs revenus augmenter grâce aux heures supplémentaires. Le nombre de clandestins a diminué de 6 % en 2007. Nous avons battu tous les records avec 435 000 logements mis en chantier dont 70 000 logements sociaux, soit le double des socialistes en 2001. L'UMP diffuse à 400 000 exemplaires un document synthétisant les 50 chantiers ouverts depuis neuf mois par le président qui est en train de gagner la bataille de la modernisation.

 Yves Jego...propos recueillis par Sophie Huet pour Le Figaro.fr.

Publié dans Démocratie

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marc d Here 05/03/2008 09:18

Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a souhaité ce matin, à quatre jours du premier tour des municipales, que le président de la République s'exprime car "c'est le moment de cadrer les choses" face à "la campagne ad hominem" dont il est la cible."Je trouverais bien qu'il s'exprime, d'ailleurs je l'espère", a déclaré M. Devedjian sur France 2, "soit par un discours, soit peut-être par une interview"."C'est le moment de cadrer les choses et un peu d'évacuer les fantasmes, parce qu'il fait l'objet de beaucoup de faux procès, c'est le moment de les dissiper", a-t-il ajouté."Notre électorat attend ça", a insisté le député des Hauts-de-Seine notant qu'il y a "en ce moment une vraie réaction contre la campagne vraiment très personnalisée qui a été faite contre" Nicolas Sarkozy, "une campagne ad hominem, visant sa personne et pas sa politique".Source : AFP 

marc d Here 02/03/2008 17:16

Tous pourris dites-vous.....vous avez "curieusement(?)" les mêmes  slogans que le  front National......Je ne suis pas sûr que ce soit la première fois...

sergiozz 02/03/2008 16:35

X.Bertrand veut piquer la place de Fillon, c'est pour cela qu'il lèche les bottes de Sarko sans un mot pour son 1er ministre. Tous pourris. Qu'on s'attaque aux vrais privilèges dans ce pays, en particulier de tous ces poilitiques cumulards de salaires, de retraites, d'avantages en nature etc... Avec Sarko, on n'en prend pas le chemin et cela aurait été pareil avec la Ségolène.

marc d Here 01/03/2008 23:20

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, affirme que "seul" le président Nicolas Sarkozy est "capable de conduire et de réussir la transformation" de la France, dans un entretien à paraître dans Le Parisien demain.Comme on lui rappelle que François Fillon a passé plus de temps que Nicolas Sarkozy au salon de l'agriculture, alimentant les spéculations sur une rivalité supposée au moment où la cote du Premier ministre grimpe dans les sondages, M. Bertrand déclare : "l'événement marquant de ce salon, c'est le discours qu'y a prononcé le président de la République"."Pour les Français, aucun doute en effet: c'est toujours Nicolas Sarkozy et lui seul qui est capable de conduire et de réussir la transformation de ce pays", assure-t-il. "Le président - c'est la loi de la Ve République - est le seul à avoir la légitimité pour cela, et aussi l'énergie pour le faire"."Il n'est pas question de rester les bras croisés, et de dire que l'Etat ne peut rien faire (...) Nous devons être en première ligne aux côtés du président de la République, tous sans exception, de façon à faire passer ces messages", explique encore M. Bertrand.Selon le ministre, "si notre électorat se mobilise, comme il en prend le chemin, les résultats, vous verrez, n'auront rien à voir avec les sondages", qui "ne doivent pas être notre ligne bleue des Vosges".Source : AFP

marc d Here 29/02/2008 21:11

La police judiciaire estime dans un rapport de synthèse sur l'affaire Clearstream remis aux juges que l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin a voulu "empêcher Nicolas Sarkozy d'accéder à la présidence de l'UMP", a indiqué une source proche du dossier."Dominique de Villepin poursuit un but à court terme: empêcher Nicolas Sarkozy d'accéder à la présidence de l'UMP, en misant sur les délais qu'il faudra à la justice pour démontrer que la mise en cause de Nicolas Sarkozy à travers les listings Clearstream n'était pas fondée", estiment les enquêteurs dans leur rapport, selon cette même source qui confirme des informations du site MediaPart.Dominique de Villepin a été mis en examen le 27 juillet 2007 pour "complicité de dénonciation calomnieuse" par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons chargés du dossier.Source : AFP