Le Nouveau Centre cherche sa place

Publié le par Christophe Forcari pour Libération

Extrait d'un article de
CHRISTOPHE FORCARI
QUOTIDIEN  LIBERATION : lundi 17 décembre 2007...
 
 

Jamais en mal d’un bon mot, André Santini, a livré devant plus d’un millier de personnes sa propre définition du Nouveau Centre (NC) lors de son premier conseil national, réuni hier matin à Paris. «Nous ne sommes pas le centre à droite. Nous sommes le centre adroit. Si François Bayrou est au centre de nulle part, nous sommes au centre de l’action», a expliqué le secrétaire d’Etat à la Fonction publique pour justifier le ralliement de ces ex-UDF à la candidature de Nicolas Sarkozy entre les deux tours de la présidentielle.

«Bulldozers». Le Nouveau Centre peine à trouver sa place dans la majorité présidentielle et à faire son deuil des jours fastes de l’UDF, officiellement enterrée lors du congrès constitutif du Modem de François Bayrou début décembre. «Nous n’acceptons que cette famille politique soit enterrée, qu’elle soit liquidée, un soir en catimini dans un hangar à Villepinte, parce que tout simplement elle ne pouvait pas servir l’ambition d’un homme», lance Hervé Morin, le ministre de la Défense et président de la formation. Jean-Christophe Lagarde, député et maire de Drancy (Seine-Saint-Denis), accuse «une personne [François Bayrou, ndlr] de nous avoir volé les clés de la maison que nous avions construite en commun. Et il y a quinze jours, les bulldozers ont rasé la maison». «On nous a kidnappé l’UDF pour en faire une machine de guerre au service d’une ambition présidentielle», renchérit le député de la Somme Stéphane Demilly. François Sauvadet, le président du groupe Nouveau Centre à l’Assemblée nationale qualifie le Modem de parti de «l’ego centre».

Les responsables de la formation néocentriste ne sont pas fâchés d’annoncer l’arrivée au sein de leur groupe d’un nouveau député, Thierry Benoit (Ille-et-Vilaine), qui avait annoncé publiquement son départ à la tribune du congrès du Modem. Le NC, qui revendique près de 8 000 adhérents et 77 fédérations départementales, compte maintenant sur les municipales pour conforter son implantation sur le terrain, et surtout jauger la qualité de ses relations avec l’UMP au niveau local avec la constitution de listes d’union. «Nous n’avons pas vocation à être des supplétifs», assure le député Maurice Leroy (Loir-et-Cher).......(fin de l'article  sur Libération...)
Christophe Forcari
 

Publié dans Vie politique

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