Convictions Progressistes

Publié le par Les Progressistes

Le mouvement les-progressistes.fr, animé par Eric Besson, a publié une "charte". exprimant ses convictions .....je vous en donne connaissance ci-dessous....



Progressistes
, partisans de l’ouverture, nous  voulons, au sein de la majorité présidentielle, être acteurs du changement et  garants de la solidarité.

Nous voulons une société en mouvement, ouverte, tolérante et décomplexée, respectueuse des femmes et des  hommes qui la composent, de leur liberté et de leur richesse.

Nous inspirant des partis  sociaux démocrates  européens qui ont su rénover leurs idées,  moderniser leurs pays, nous voulons  identifier les projets innovants,  les  réformes qu’ils proposent ou mettent  en œuvre,  les adapter à notre identité et à notre situation économique et politique.

 

 

 

Reconnaître la mondialisation comme une opportunité

 

             Rien ne sert de nier la mondialisation. S’il est légitime de vouloir se protéger des déséquilibres ou des menaces qu’elle recèle, la mondialisation permet des possibilités de réajustement entre le Nord et le Sud et nous offre des opportunités de développement et de croissance qu’il faut saisir. Pour l’orienter, nous souhaitons une gouvernance internationale des grands défis de notre siècle (droits de l’Homme, démocratie, environnement, migrations, paix et développement …). L’Europe peut en être un utile moyen, de même que l’ambitieux projet d’Union méditerranéenne, proposé par le Président de la République, qui doit nous mobiliser.

 

 

Favoriser la construction d’une Europe politique et solidaire.

           

            Nous voulons asseoir une société civile européenne, animée par le sentiment d’une communauté de valeurs et de destin.  Dotons les institutions européennes de  la capacité de décider, donnons à l’Europe une volonté politique,  afin qu’elle puisse s’affirmer comme  un acteur international. Nous refusons l’anti-américanisme. Tout en conservant une distance critique,  nous considérons  que la solidarité avec les Etats-Unis est une nécessité.

            Nous voulons rénover le  modèle social européen sur la base de la généralisation de la flexsécurité et de la lutte contre les inégalités. Nous voulons dynamiser l’économie en  orientant les efforts budgétaires et les investissements vers les secteurs d’avenir, la recherche, la solidarité inter-régionale.

           

 Utiliser le Progrès scientifique et technique au service de l’environnement et du développement

 

            Tant sur le plan intérieur qu’international, un développement humainement, socialement et écologiquement harmonieux, est notre objectif.

Ce n’est pas en bridant la croissance que nous agirons  utilement pour notre planète. C’est d’abord par le progrès scientifique, l’innovation, que nous mettrons au point les techniques et  les modes de production qui permettront de limiter la pollution et de mieux utiliser les énergies, tout en développant des activités nouvelles capables de favoriser une croissance propre et  créatrice d’emploi.

 

Moderniser  et alléger l’Etat

 

            Nous voulons un Etat centré sur ses missions essentielles, parmi lesquelles une place particulière doit être donnée à l’éducation, à  la formation tout au long de la vie.

Un Etat qui agisse plus par l’orientation, l’incitation, l’évaluation, le contrôle que par la réglementation. Un Etat doté d’une administration efficace, aux statuts moins rigides où puissent être valorisées, l’initiative, la créativité, la responsabilité. Un Etat  au coût allégé, permettant de dégager des marges de manœuvre budgétaires, dont  bénéficieront en premier lieu les politiques sociales.   

Nous faisons le choix d’une organisation  décentralisée et déconcentrée,  ouverte aux initiatives des acteurs locaux et dans laquelle l’uniformité   ne sera plus un dogme.

 

 

Encourager la   responsabilité, l’initiative, la concurrence.

 

Si nous reconnaissons le rôle positif du marché, créateur de richesses, nous estimons qu’une régulation doit en corriger  les incohérences et les injustices. Nous voulons une concurrence loyale, source d’initiative, de créativité, et qui se traduit en  gain de pouvoir d’achat. Une concurrence qui favorise   la  mobilité et la promotion sociale en s’opposant aux situations héritées et de monopole.

Nous voulons faciliter la création d’entreprises, concourir à leur développement, permettre le déploiement d’un vaste tissu de PME.

Nos services publics répondront d’autant mieux à leurs objectifs d’utilité sociale et de solidarité, comme   aux nécessités de l’efficacité, qu’ils pourront affirmer une autonomie  de moyens et de décision.   

 

 

Donner sa chance à chacun.

 

             Progressistes, nous refusons les situations acquises, les privilèges. Egalité des chances, équité,  possibilité d’insertion, sont les conditions de la solidarité. Nous voulons une politique sociale qui soit un tremplin, avant d’être, si nécessaire, un filet de sécurité.

Nous voulons, par l’éducation, l’ouverture à l’emploi, le développement d’une politique d’aide aux initiatives dans nos villes et nos banlieues,   permettre à chacun d’avoir sa chance, et d’en retrouver une en cas d’échec.

Notre politique pour l’emploi, permettra un compromis entre mobilité et sécurité, incitera au retour au travail, visera à  soutenir les individus plutôt qu’à protéger les activités ou les emplois obsolètes.

Refusant l’égalitarisme formel et les politiques d’assistance généralisée, nous voulons pour chacun une « égalité des possibles » et, pour corriger concrètement les inégalités, concentrer les moyens de la solidarité  d’abord sur les plus vulnérables et lutter contre les discriminations.

Texte publié aussi sur le site http://www.les-progressistes.fr

Publié dans Réflexion politique

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marc d Here 24/11/2007 01:23

La franchise n'est qu'un élément et pas le plus important pour parvenir à une lmitation acceptable de l'augmentation du coût de la santé. Elle a comme objectif de limiter une utilisation abusive de soins medicaux et on sait que c'est une réalité et comme assiette de peser sur les utilisateurs du service. Alors évidemment  elle ne doit reposer que sur ceux qui peuvent effectivement la payer, c'et pourquoi des exonérations sont prévues. Un autre point qu'il faut souligner aujourd'hui en réponse à votre précédente intervention, le démarrage du Grenelle de l'insertion qui fait naître de grands espoirs.

Gwenael 24/11/2007 01:04

Un gouvernement de droite qui fait des mesures sociales ? c'est bien l'ouverture... Il a sa caution de gauche, il leur laisse un peu d'action. Mais je suis d'accord sur un point, c'est mieux que rien (inespéré j'aurai même dit).Mais pardonnez-moi de rester bloqué la dessus, la franchise médicale, il n'y a pas plus injuste que de faire payer les malades pour les malades. Et qu'on ne me parle pas de responsabilisation, un malade ne choisit jamais d'être malade, une personne hospitalisée, ne choisit jamais de l'être. Les seules personnes à responsabiliser sont les médecins, car c'est eux qui prescrivent.Si encore j'avais entendu "cette franchise servira à combler le trou de la sécu", je n'aurai toujours pas été d'accord, mais elle aurait eu un intérêt économique de "sauvegarde de la sécu". Mais non, ça sert à financer la recherche sur l'alzheimer. En somme, il faut qu'il y ait le plus de malades possible pour financer une recherche réelle sur cette maladie ?

marc d Here 22/11/2007 09:13

La politique du gouvernement a bien cet objectif. Des mesures comme le plan Banlieues de Fadela Amara, le RSA de Martin Hirsh, les mesures en faveur du droit opposable au logement que va annoncer Christine Boutin,  notamment vont en ce sens Quand aux franchises, elle ne concerneront pas, si je ne m'abuse, certains et notamment les plus vulnérables.....

Gwenael 22/11/2007 09:08

C'est beau ça : "concentrer les moyens de la solidarité  d’abord sur les plus vulnérables"dommage que ça n'est pas ce que fait le gouvernement que vous soutenez, par exemple, les franchises médicales...Ceux qui seront le plus pénalisés avec cette mesure, c'est les gens en mauvaise santé, et parmi les plus pauvres. Moi j'aurai tendance à croire que c'est les plus vulnérables.Mais sous pretexte d'ouverture, on est plus à une contradiction près.