APPEL à soutenir les réformes

Publié le par marc dHERE

Des mouvements de grèves et des manifestations vont se déployer, avec plus ou moins d’ampleur,  dans les jours qui viennent. L’objectif affiché sera d’empêcher la mise en application des réformes lancées par le gouvernement, principalement celle des régimes spéciaux de retraite et celle de l’université.

Annoncées pendant la campagne présidentielle, approuvées par une majorité de Français,  ces réformes ont été, avant d’être mises en œuvre, discutées et  largement négociées.  Des concessions très importantes ont été faites par le gouvernement, certaines à la limite de ce qui était acceptable pour ne pas risquer de les vider de leur contenu. Ces réformes  représentent aujourd’hui un pas limité, mais juste, vers la modernisation de notre pays et les possibilités de développement et de croissance que celle-ci permettra.  D’autres devront suivre, dans d’autres domaines, mais elles ne seront possibles que si ces premières sont entérinées et peuvent entrer en application.

 

Un échec ou un recul aujourd’hui, pourrait signifier l’arrêt des réformes nécessaires. C’est pourquoi nous voulonslancer un appel à la raison et à la responsabilité.

 

C’est  tout particulièrement aux  citoyens de gauche que nous nous adressons, qu’ils appartiennent à la majorité présidentielle, ou qu’ils se reconnaissent dans  l’opposition. Nous les appelons à affirmer clairement leur soutien à ces premières réformes, et à le faire précisément parce qu’ils sont de gauche, comme nous le sommes.

 

C’est parce que nous refusions l’immobilisme, que nous nous sommes engagés aux côtés du Président de la République, persuadés qu’il aurait la lucidité et  la volonté de faire enfin bouger les choses. Ces  premières réformes viennent nous conforter dans notre choix.

D’autres,  qui ont fait le choix de l’opposition, partagent pourtant  avec nous ce  même refus du conservatisme, cette même volonté de changement, de mouvement, de progrès qui est consubstantielle à la gauche.  C’est ce qui devrait  les conduire, même si pour eux c’est politiquement plus difficile, à vouloir le succès de ces premières réformes et à le favoriser. Au sein du parti socialiste même, beaucoup n’y sont pas opposés, nous les appelons à le dire et, sans rien renier de leurs convictions, sans abandonner leur combat politique, à les soutenir clairement.

Il est des moments,  où, sur certaines questions essentielles, le rassemblement le plus large  peut et doit,  au moins temporairement, se faire.

 

Marc d’Héré

 

Merci à ceux qui approuvent l’esprit de cet appel, de nous le faire savoir et de le signer (en commentaire de l’article ou par un message à ies1@hotmail.fr )….On pourrait éventuellement en élargir la diffusion…

 

Publié dans Vie politique

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Gérard Pancrazi 22/11/2007 09:52

Ancien adhérent du parti socialiste et du syndicat de la magistrature, j'ai rejoint JP Che vènement à la suite du calamiteux processus de Matignon sur la question Corse. Mon engagement européen m'en a écarté. Bien qu'ancré à gauche je me reconnais sur les points essentiels de la politique conduite par le chef de l'état. Gérard PANCRAZI

martin 21/11/2007 11:37

Bonjour,vous pouvez également me compter parmi vos signataires. J'espère même pouvoir faire plus, tout en étant en province (Nice) pour faire comprendre à ces "anarcho-bloquo-grévistes" qu'ils ne sont pas les seuls dans ce pays et que leur égoïsme les conduira en marge de la société. Je soutiens les réformes des régimes spéciaux et des universités et toute autre permettant à notre pays d'aller mieux et de relever la tête!Anne-Sophie, étudiante

marc d Here 18/11/2007 23:23

Vous vous interessez à des choses passionnantes....Merci de ces informations!

solidaires 18/11/2007 21:24

Comme vous n'avez pas l'air d'être très informé, je vous donne la réalité. Si vous estimez que c'est d'un intérêt minuscule, c'est votre problème. La seule chose qu'ils viennent de changer, ce sont les parlementaires issus de la fonction publique qui ne peuvent plus cotiser dans leur corps d'origine : Après un premier mandat de 5 ans, un député peut prétendre à une retraite mensuelle de 1.581 € (10.370 F). Pour un sénateur (mandat de 9 ans), la retraite est de 2.827 € (18.543 F).  Après deuxième mandat de 5 ans, il peut prétendre à une retraite mensuelle de 3.162 € (20.741 F).  Après un troisième mandat, un député perçoit une retraite mensuelle de 4.743 € (31.112 F).  Après plus de quatre mandats, le plafond maximum est fixé à un peu plus de 6.100 € par mois (plus de 40.000 F) pour un député / 5.973 € (39.180 F) pour un sénateur. Comme rien n’est trop beau, les députés et sénateurs peuvent cumuler leurs pensions avec celles provenant d’autres activités. Ils peuvent ainsi toucher en sus une retraite provenant d’autres mandats (maire, conseiller général ou régional, ministre, etc…). Et on en connaît un certain nombre qui cumule les fonctions… Les députés et sénateurs issus du privé perçoivent bien sûr la retraite de leur profession d’origine au prorata des années effectuées moins le temps de leur mandat. Ceux issus de la Fonction publique (300 députés sur 577 tout de même) continuent eux de cotiser dans leur corps d’origine… et comme député : bingo sur les deux plans !

marc d Here 18/11/2007 18:13

Merci de simplifier.....Il me semble qu'il était aussi question de la justice....Et j'y ai répondu par personne interposée...Celle des parlementaires (UMP, Communistes et Socialistes compris...), il me semble qu'il y a une évolution avec l'impossibilité de cumuler plusieurs  ou régimes de retraite ou quelque chose comme ça.....Cela dit on ne peut comparer tout à fait, comme vous le savez sans doute Parlementaire n'est pas une profession.....Sauf exception on n' y passe pas 40 ans.....Quelque fois seulement 4 ans.....On peut donc admettre une légère différence....Mais cela dit, je crois qu'elle aussi va évoluer et quelques avantages vont être supprimés.....Un longue réponse à une question d'intérêt minuscule....