Sarkozy chez les Progressistes "Aller au bout des réformes"

Publié le par Le Figaro.fr 10 Novembre

Le Figaro.fr du 10 novembre

Pour le chef de l’Etat, «la France n’a pas le choix» et doit réformer les régimes spéciaux.

«Il y a 21 millions de salariés du privé qui en 1994 sont passés à 40 années de cotisation. Il y a cinq millions de fonctionnaires qui en 2003 sont passés à 40 années de cotisation. Il y a 500.000 agents des régimes spéciaux de retraite qui passeront aux 40 années de cotisation». Intervenant devant les Progressistes, le nouveau parti d’Eric Besson, vendredi soir, Nicolas Sarkozy a eu recours à l’arithmétique pour justifier sa fermeté sur la réforme de régimes spéciaux.

«C’est une affaire d’équité de justice et cette affaire-là nous devons la mener à terme», a martelé le chef de l’Etat, qui assure que le gouvernement «ira au bout» de la réforme de manière «ferme», mais «sans être rigide» pour autant. Il a par ailleurs appelé les syndicats à être «très responsables» et «très calmes», car «la France doit tourner le dos à la brutalité».

Le chef de l’Etat a également affirmé que «la porte du dialogue restera ouverte quoi qu’il arrive», mais prévenu une nouvelle fois qu’il ne céderait pas. «J’ai été élu sur un projet présidentiel, j’ai un travail à faire, j’ai des solutions à apporter aux problèmes de la France. Ces solutions, on les apporterai».

Nicolas Sarkozy a également vanté les mérites de l’ouverture qu’il a engagé depuis son élection et dont l’ex-socialiste Eric Besson est l’un des ministres emblématiques. «L’ouverture était une obligation pour moi, justement parce qu’arithmétiquement je n’en avais pas besoin», a expliqué le chef de l’Etat, demandant : «comment peut-on engager de grandes réformes sans avoir une grande majorité ?», avant d’ajouter que cette ouverture «doit continuer». 

Le Figaro.fr du 10 novembre

Publié dans Vie politique

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marc d Here 13/11/2007 15:34

Les Jeunes centristes, le mouvement des jeunes du Nouveau Centre, dénoncent le mouvement étudiant de contestation de la loi Pécresse, "tant sur le fond que sur la forme". "Contrairement à un certain nombre de revendications exprimées lors de la réforme du CPE, cette vague de protestation manque de crédibilité", indique leur président, Damien Abad."Nous constatons que ce volte-face des syndicats d’étudiants est étrangement synchronisé avec l’appel des syndicats de cheminots à la paralysie des transports en commun", explique celui qui dénonce aussi "ouvertement le noyautage et les conditions antidémocratiques des Assemblées générales", notamment le refus du vote à bulletin secret.Les Jeunes centristes demandent ainsi "la création d’une Commission d’enquête parlementaire sur la réalité des processus démocratiques au sein des AG étudiantes."Source : lefigaro.fr

marc d Héré 12/11/2007 22:02

"Des assemblées générales se sont tenues aujourd'hui dans une quinzaine d'universités -sur un total de 85 en France- et ont abouti à des décisions de blocage total ou partiel dans une douzaine d'entre elles, selon un relevé effectué par l'UNEF, principal syndicat étudiant.La coordination nationale étudiante -qui exige l'abrogation de la loi d'autonomie des universités- appelle à bloquer les gares demain, alors que débute le soir même un mouvement de grève reconductible à l'appel de sept syndicats de la SNCF sur huit qui dénoncent les modalités de réforme des régimes spéciaux de retraite.(Source : AP) Un bel exemple de démocratie

marc d Héré 12/11/2007 13:15

LES SONDEURS s'accordent à le dire : aujourd'hui, concernant l'alignement des retraites, les esprits sont mûrs. Selon Pierre Giacometti, directeur général d'Ipsos, la réforme des régimes spéciaux est soutenue par une majorité de Français « y compris par les salariés du secteur public ». D'après les différentes enquêtes, environ 60 % des personnes interrogées y sont favorables. « Les gens ont le sentiment que le statu quo n'est plus possible, confirme Stéphane Rozès, directeur de l'institut CSA. Par ailleurs, ils ne comprennent pas très bien les revendications du front syndical. S'agit-il de maintenir les choses en l'état, de rouvrir une grande négociation, d'obtenir des contreparties ? Ce n'est pas clair. » (Le Parisien)

marc d Héré 11/11/2007 16:22

De son côté, le chef de l’Etat a lancé vendredi soir un appel au sang-froid et une mise en garde contre les «manipulations» et les violences, à l'orée d'une nouvelle semaine de contestation de ses réformes. «Je dis à chacun, soyez très responsables, soyez très calmes et faites preuve de beaucoup de sang-froid, car en plus des problèmes qu'a notre pays il n'a pas besoin de violences, de manipulations», a déclaré Sarkozy devant les membres d'un nouveau parti, Les Progressistes, qui se veut le pôle de gauche de la majorité présidentielle. (Libération)

peaceonearth 11/11/2007 15:50

Non, non, il faut bien lire chef de l'Etat, la nuance a du sens.Boutade bien sûr, les journalistes aiment bien user de ce genre d'expression pour éviter l'impression désagréable de répétition, et disons que l'actualité ne leur facilite pas la tâche.