Nicolas Sarkozy devant les Progressistes

Publié le par dépêche AFP

Dépêche AFP

PARIS, 6 nov 2007 (AFP) - Nicolas Sarkozy, François Fillon et des ministres
d'"ouverture" sont attendus vendredi aux deuxièmes rencontres des Progressistes,
un cercle de réflexion lancé par Eric Besson (ex-PS), a indiqué mardi à l'AFP le
secrétaire d'Etat à la Prospective.
Après Claude Allègre en septembre, M. Besson a invité le chef de l'Etat à
cette réunion, à 18h30 à Paris, l'occasion pour lui de faire un bilan des six
mois de son mandat et de s'exprimer sur "l'ouverture", a précisé M. Besson.
Plus de 400 personnes sont attendues à cette manifestation, parmi lesquelles
le Premier ministre et des ministres d'"ouverture", Bernard Kouchner (Affaires
étrangères), Jean-Pierre Jouyet (Affaires européennes) et peut-être Jean-Marie
Bockel (Coopération).

S'inscrivant dans le "pôle gauche" de la majorité souhaité par Nicolas
Sarkozy, les Progressistes, qui sont "juridiquement un parti" mais préfèrent se
présenter comme "une structure de réflexion engagée dans l'action", comptent
quelque 300 adhérents, selon M. Besson.
Ceux-ci sont "pour les trois quarts" issus de la gauche (socialistes,
radicaux, chevènementistes, anciens communistes), auxquels s'ajoutent "quelques
centristes", a-t-il précisé.

"Nous voulons réfléchir aux réformes nécessaires pour notre pays dans les
années qui viennent, que la gauche aurait pu, aurait dû engager", a indiqué
l'ancien secrétaire national du PS, qui a rejoint Nicolas Sarkozy lors de la
présidentielle.
"A partir du 1er trimestre 2008, nous allons mettre des textes sur la place
publique", a-t-il indiqué. Des "antennes locales" seront créées, la première à
Nice "la semaine prochaine".

Les Progressistes poursuivront leur série de rencontres sous le thème de
"réforme et progrès", avec en décembre le patron de la Fnac Denis Olivennes,
membre des Gracques, collectif d'anciens collaborateurs de gouvernements
socialistes.
Le mouvement doit aussi annoncer "avant la fin de l'année" plusieurs
candidatures aux municipales de mars, a indiqué M. Besson, qui brigue sa propre
succession à Donzère (Drôme).

Alors que Jean-Marie Bockel doit lancer le 1er décembre son nouveau parti,
"Gauche Moderne", M. Besson n'a pas exclu un rapprochement. "Il y aura, un jour
peut-être, une fusion avec ce que font Jean-Marie Bockel et d'autres" au sein de
la majorité présidentielle, a-t-il dit.
"Je discute régulièrement avec Jean-Louis Borloo", co-président du Parti
radical, a-t-il ajouté en référence à un éventuel rapprochement des valoisiens
avec les radicaux de gauche.

paj/ms/Glk
AFP 061541 NOV 07



Publié dans Vie politique

Commenter cet article

marc d HERE 09/11/2007 22:53

Le président Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois affirmé qu'il irait "au bout" de la réforme des régimes spéciaux de retraite, avant la grève reconductible annoncée à partir de mardi soir dans les secteurs des transports publics et de l'énergie."Nous irons au bout de ce processus de réforme", a assuré Nicolas Sarkozy lors d'une intervention devant le mouvement Les Progressistes dirigé par son secrétaire d'Etat Eric Besson.Source: AFP

marc d HERE 09/11/2007 08:01

Selon notre Politoscope, une majorité de sondés estime que le gouvernement doit maintenir son projet sur les régimes spéciaux.Les Français s’impatientent. C’est le principal résultat du baromètre Le Figaro/LCI réalisé par l’institut OpinionWay. Selon cette enquête, 42% d’entre eux (-8 par rapport à la semaine dernière) jugent que «les choses changent», contre 57% (+8) pour qui «les choses ne changent pas vraiment». Cette majorité se partage cependant entre 43% pour qui «le gouvernement doit s’engager plus nettement dans le sens des réformes» et 14% pour qui il ne doit pas aller plus loin.Le besoin de réformes est patent lorsqu’on interroge les Français sur la grève prévue le 13 novembre prochain dans les transports. 69% d’entre eux estiment que «le gouvernement ne doit pas renoncer à son projet de réforme, même s’il prend le risque d’une grève longue», contre 30% pour qui il «doit renoncer à son projet de réforme même si cela entame sa crédibilité sur sa capacité à réformer». L’action de Sarkozy plaît Autre question posée aux sondés, celle de l’action du chef de l’Etat. Une action qu’ils estiment avant tout bénéfique au niveau international. 52% jugent que Nicolas Sarkozy «prend les risques qu’il faut» contre 32% pour qui il «prend trop de risques» et 13% pour qui, au contraire, il n’en prend pas assez. Une petite majorité d’approbation au niveau général, donc. Mais au niveau de son action dans le monde, 58% des Français jugent qu’il est «ni trop, ni pas assez actif», contre 30% pour qui il en fait trop, et 9%, pas assez.Quant aux évènements politiques qui ont le plus marqué l’opinion cette semaine, l’affaire de l’Arche de Zoé est nettement en tête (45%), loin devant la grève des marins-pêcheurs (17%) et le voyage de Nicolas Sarkozy au Tchad pour ramener les journalistes incarcérés aux côtés des membres de l’association (14%). Le Figaro.fr