Nicolas Sarkozy et la démocratie

Publié le par marc dHERE

La gauche et François Bayrou, exprimaient il y a quelques mois la « crainte » que l’élection de Nicolas Sarkozy ne représente un danger pour la République, ne se  traduise par des  atteintes à la démocratie…..Ils faisaient même de cette peur qu’ils essayaient maladroitement de répandre,  leur principal argument électoral….

Nicolas Sarkozy  étant  à l’Elysée depuis deux mois, et deux mois actifs, on peut déjà faire un premier bilan….et constater que si bien évidemment aucune atteinte aussi minime qu’elle soit n’a été portée à notre démocratie, on peut au contraire constater que loin de reculer, la démocratie a progressé dans notre pays…..et promet de le faire encore.

Cela se traduit d’abord dans la constitution du gouvernement qui, plus qu’aucun autre avant lui, est à l’image de la diversité de notre pays. Gouvernement divers mais aussi gouvernement ouvert. A la différence de la plupart des gouvernements de Chirac et de Mitterrand (à l’exception notable de celui dirigé par Rocard, et ce n’est pas un hasard), le gouvernement de François Fillon n’est pas le gouvernement d’un parti ou d’un clan mais est largement ouvert à des personnalités de gauche qui, pour la plupart s’étaient même prononcées pour la candidate opposée au Président élu…

Cela se traduit aussi dans le domaine institutionnel : le Parti socialiste, quoique dans l'opposition, s’est vu offrir la présidence d’une commission parlementaire, la Commission des finances,  la plus importante et la plus prestigieuse, ce qui n’ a jamais été le cas sous la cinquième République. Un Comité de modernisation, largement ouvert à des personnalités de l’opposition,  va proposer des modifications institutionnelles qui devraient aller dans le sens d’un pouvoir accru du Parlement (élargissement des responsabilités des  commissions,  droit d’ initiative élargi, contrôle facilité…), de droits nouveaux reconnus à  l’opposition, d’une plus grande transparence et d’un certain consensus pour les nominations aux principaux postes administratifs de l’Etat,  de l’instillation d’une dose de proportionnelle pour les élections législatives et/ou sénatoriales, permettant une plus juste représentation des forces politiques.

Cela se traduit dans le domaine du comportement. On voit un Président qui prend ses responsabilités, qui s’adresse clairement  aux citoyens,   qui ne se dissimule pas derrière son Premier ministre….Un Président qui reçoit tous les leaders politique avant et après un sommet européen, afin qu’ils soient directement informés de ce qu’est la politique européenne et étrangère de la France….Un président qui a déjà reçu plusieurs fois les syndicats et qui veille à ce que les projets de réformes soient précédés de la plus grande concertation avec les acteurs sociaux…..

 

             Ceux qui faisaient mine de s’alarmer devant les prétendus risques que Nicolas Sarkozy ferait courir à la démocratie, doivent être aujourd’hui rassurés…….Auront-ils l’honnêteté de reconnaître leur erreur…..Laissons leur encore quelque temps, mais il serait sain, pour la démocratie justement, qu’ils le fassent en toute clarté.

 

Marc d’Héré

Publié dans Démocratie

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marc d HERE 01/08/2007 14:27

Ouverture suite.....Le préfet Bernard Boucault, ancien directeur de cabinet du ministre socialiste Daniel Vaillant, a été nommé aujourd'hui directeur de l'Ecole nationale d'administration (ENA) par Nicolas Sarkozy. En lui confiant cette "mission importante", le chef de l'Etat apporte "un signe de la pratique de l'ouverture, y compris dans la nomination des hauts fonctionnaires", a commenté le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez. M. Boucault, énarque et âgé de 59 ans, était jusqu'à présent préfet hors-cadre.(Avec AFP). 

marc d HERE 21/07/2007 12:59

Henri Guaino, conseiller spécial de Nicolas Sarkozy, défend, dans un entretien au Monde daté de dimanche, l'activisme du chef de l'Etat en faisant valoir que la "démocratie, ce n'est pas seulement des règles désincarnées, c'est un pouvoir visible, responsable". Dans cette interview, M. Guaino passe en outre au crible divers sujets comme "l'ouverture" du gouvernement à des personnalités de gauche, le "paquet fiscal", le service minimum, la "TVA sociale" et la réforme des universités. (Avec AFP). 

marc d HERE 20/07/2007 10:31

L’ouverture lui réussit. Jamais la popularité de Nicolas Sarkozy n’a été aussi forte que depuis qu’il s’applique à «faire bouger les lignes». Deux Français sur trois (67 %) ont de lui une image positive, selon un sondage LH2 pour Libération (1) . Dix points de mieux qu’il y a deux mois !Libération de cematin 20 juillet....

marc d Here 19/07/2007 09:33

A l'évidence personne ne veut revenir à des pratiques monarchiques......ni limiter en quoi que ce soit la démocratie

deslilas 19/07/2007 09:24

Curieuse conception de la démocratie que de revenir aux pratiques monarchiques et au pouvoir personnel.Méfions nous tout à la fois des critiques excessives et du zèle et de la flagornerie des convertis de fraiche date au sarkozysme et au culte de la personnalité.Le temps fera le tri et dira qui aura deviné l'issue de cette curieuse période qui rappelle par beaucoup d'aspects les grandes heures - de durée limitée - des sauveurs suprêmes.Trop d'habileté tue l'habileté.La rouerie contient en elle même la source de son déclin.A suivre.