Le Projet d'IES (4)

Publié le par IES

 

UNE ECONOMIE DE CROISSANCE

 

Le  marché est l’espace de  la création de richesses, et à ce titre nous devons favoriser son fonctionnement.  Toutefois la recherche de rentabilité maximum dans des délais toujours plus courts, doit être régulée par une logique complémentaire, celle  de responsabilité, de prise en compte du long terme.

Notre projet  vise à utiliser l’efficacité du capitalisme libéral tout en le rendant  équitable et  responsable.   Seules la dynamique du marché et  la croissance nous  donneront les moyens de la solidarité, seul  le respect  de valeurs sociales et environnementales,  en permettront la réalisation.

Dans ce cadre, la  recherche et l’innovation sont  pour l’Europe et pour la France une priorité, dans la mesure où   elles sont   le principal moteur de l’expansion et la clé de l’avenir.

On doit, pour permettre la concrétisation de cette société de l’innovation  mêler politique de la recherche et politique industrielle,  faire en sorte qu’une  coordination  se développe entre les universités, les organismes de recherche,   les industrie et les  entreprises de service.  

 Il faut créer, en renforçant encore ceux qui existent,  quelques grands  pôles  de compétitivité, regroupant et faisant travailler, sur une base cohérente mais  multidisciplinaire, organismes de recherche,  universités, grandes écoles,  laboratoires privés, entreprises novatrices, sociétés de service spécialisées,  afin de  former des ensembles favorisant la créativité et  l’innovation. Ces pôles seront  soutenus par les collectivités publiques par la fourniture de terrains, des investissements,  l’obtention d’avantages  fiscaux.

Quelques  pôles régionaux  de niveau international doivent se créer, que viendront compléter des pôles de moindre importance sur des secteurs spécialisés. Les pôles de compétitivité lancés par le gouvernement vont dans ce sens même si leur grand nombre fait craindre une dispersion.  

 

Nous reconnaissons la concurrence comme un facteur de progrès, comme  source du dynamisme dont  nos sociétés ont besoin, mais elle doit s’exercer dans le cadre d’une régulation. La concurrence doit s’exercer de manière loyale, sans que des ententes viennent  la supprimer.  Les autorités européennes doivent  faire appliquer un droit de la concurrence qui concilie la puissance de grands  groupes européens et le maintien d’une diversité concurrentielle.

Dans notre économie de marché, l’acteur économique  principal est l’entreprise. Nous avons besoin d’entreprises dynamiques et responsables. Alors, encourageons l’esprit d’initiative, soutenons  ceux qui prennent des risques.

   Pour permettre le développement  des entreprises  les pouvoirs publics ne doivent pas tant  les subventionner que  réduire les obstacles administratifs  à leur création, aligner l’I.S. sur la moyenne européenne,  maintenir  un environnement qui leur soit favorable. 

La liberté des entreprises est une nécessité.  Comme  toute liberté elle  ne peut se concevoir  sans responsabilité.

            L’entreprise doit être encouragée  à devenir « socialement responsable », et à  admettre  que respecter une éthique sociale peut correspondre à son intérêt. Pour que cela  devienne une réalité, la fiscalité a un rôle à jouer, mais  la pression des médias, des associations, des syndicats, peut  se révéler aussi décisive, en  conduisant  un nombre croissant d’entreprises à intégrer les dimensions sociales et  environnementales dans leurs politiques.

            On peut inciter les partenaires sociaux à négocier une « charte de l’entreprise citoyenne », identifiant les comportements souhaitables qui, sans remettre en cause l’objectif de profit,  permettraient  d’inscrire l’activité  des entreprises dans  une démarche  de responsabilité et de  solidarité qui profitera à tous.  Cette charte  couvrirait  le domaine  du recrutement, notamment en adoptant des règles anti discriminations, de la  formation continue, du reclassement des salariés licenciés,  du développement local, du respect de l’environnement.

Une réglementation claire  doit interdire aux conseils d’administration d’attribuer  un niveau de rémunération excessif,  limiter les indemnités de départ et interdire d’en attribuer quand les résultats de la gestion auront été négatifs. La distribution de stock options sera interdite.

Pour freiner  le « nomadisme » et aller contre  la logique du court terme,  on consolidera la représentation des intérêts à long terme dans l’entreprise : les titres bloqués sur une longue période pourront disposer  d’un plus grand pouvoir de gestion que les titres négociables à tout moment, l’épargne qui restera investie pendant une certaine durée dans la même société pourra bénéficier de dividendes supérieurs et  se verra favorisée fiscalement.

Vis à vis des salariés, il faut  prendre conscience que le développement de l’entreprise ne peut se faire au détriment de ceux qui y travaillent  et que sa réussite est dans une grande mesure  liée à leur adhésion et à  leur motivation.    

L’entreprise peut être un lieu de partenariat  dans  lequel les conflits seront assumés  et feront   l’objet d’une « gestion créative ». La flexibilité nécessaire aux entreprises, pour s’adapter aux variations de la demande et de la situation économique,   pour accroître leur productivité comme les y oblige une concurrence multiforme, doit se négocier au plus près de la réalité, avec les compensations à donner  aux salariés.

Si  le droit du travail doit mieux s’adapter aux évolutions rapides de l’économie et  aux exigences de la concurrence, les salariés doivent en contrepartie obtenir des  garanties, notamment en termes d’expression et de formation. En terme de représentation également.

On doit  faire évoluer  par la négociation le  cadre juridique et redéfinir  les obligations et  les droits, qui doivent se trouver au centre de toute relation salariale.

Un minimum de sécurité doit  exister. Ainsi,  comme dit plus haut,  un CDI, réformé, assurant une réelle sécurité  tout en étant évolutif  dans l’extension de  ses garanties  en fonction de l’ancienneté  deviendra la norme.  

Le temps partiel choisi, sera  considéré, dans le cadre d’accords entre les partenaires sociaux comme un droit du salarié.

L’égalité entre hommes et femmes ne peut souffrir d’exceptions, ni  en terme de salaire ni en terme  de déroulement de carrière, et  les branches et les entreprises doivent convenir d’actions de rattrapage à engager pour la rendre effective.

Il est temps aussi que l’entreprise  redécouvre l’avantage d’une pyramide  des âges cohérente et  donne leur place aux travailleurs plus âgés.

Associer les salariés aux performances auxquelles ils ont contribué, relève de la justice mais aussi  de l’évidence économique. Le souci de justice et tout autant  l’intérêt de l’économie exigent que le profit réalisé entraîne des augmentations salariales (et d’abord pour ceux qui y ont le plus contribué)  et une participation accrue  aux résultats quelle qu’en soit la forme.

 Au-delà même de la participation aux résultats, cette rémunération  doit s’étendre à la participation  au capital. L’actionnariat salarié, les plans d’épargne éventuellement abondés de manière dégressive par les entreprises et bénéficiant d’avantages fiscaux,  résultant d’accords d’entreprise ou interentreprises  peuvent créer  les conditions d’une amélioration à long terme  de la   situation des salariés ( pour leur temps d’activité ou leur retraite)   et, en les  associant   plus étroitement à la stratégie, au fonctionnement,  et aux  résultats futurs de l’entreprise, leur faire prendre en compte les intérêts de cette entreprise. Cet actionnariat salarié  peut  représenter une étape vers une gouvernance partagée des entreprises et s’affirmer comme  un élément important d’un nouveau contrat social.

Les  représentants du personnel doivent  accéder aux informations et participer à un plus grand nombre de décisions. L’association, chaque fois que possible des syndicats aux projets et aux  décisions est un moyen de lutter contre les surenchères, les oppositions systématiques ou les incompréhensions qui conduisent au refus ou au blocage.

  

 

Faire de l’environnement, la bataille centrale

 

Le constat

 

La terre va-t-elle rester habitable par l’homme ? On peut se poser la question :

 Le réchauffement climatique conséquence de l’effet de serre provoqué par une industrialisation non contrôlée amène son cortége de désastres : Désertification de l’Afrique qui pousse des milliers d’hommes aujourd’hui, des millions demain à aller vers les pays du Nord. Ouragan, crues spectaculaires en Europe, canicule, disparition de centaines d’espèces sont les premiers signes des bouleversements qui s’annoncent : la fonte des glaces provoquerait la disparition de nombreux territoires et jetterait sur les chemins de l’exil les centaines de millions d’individus qui habitent dans les deltas.

 

D’autres cataclysmes sont aussi possibles comme autant de conséquence de l’exploitation sans limite des ressources de la planète : raréfaction du pétrole qui bouleversera les économies qui reposent sur la voiture et les transports, manque d’eau chronique pour des milliards d’habitants. Après les guerres du pétrole du XX° siècle ira t-on vers des guerres de l’eau ?

  Ces catastrophes ne sont pas inéluctables, mais il est temps certainement d’agir pour en éviter la réalisation.

  

Les propositions.

 Nous devons, manifester une volonté politique de ne pas continuer à vivre dans le court terme et de nous affirmer responsables. L’environnement doit être confié à un ministre d’Etat ayant la responsabilité de l’énergie, des transports, de l’agriculture, de l’équipement et de la ville.

 Le développement des énergies renouvelables en complément de l’énergie nucléaire est un des moyens à mettre en œuvre. La fiscalité favorisera les énergies propres et les économies d’énergie. 

 Une fondation européenne donnera à la recherche pour les énergies propres les moyens réunis de l’ensemble des états européens. La mise en œuvre de programmes d’économies d’énergie est un axe prometteur. Il faut largement utiliser les techniques qui permettent de construire des logements à énergie positive en d’autres termes qui produisent plus d’électricité par leurs panneaux solaires qu’ils n’en consomment.

 

Un bilan environnemental placé sous la responsabilité de la commission de l’environnement créée au parlement dressera une fois par an le bilan de l’action gouvernementale en s’appuyant sur des normes précises : qualité de l’air dans les grandes agglomérations, qualité de l’eau dans les principaux cours d’eau, bilan énergétique, émission de CO2 …

 

Le développement des transports en commun propres, l’utilisation du rail plus que de la route pour le fret, la promotion de la voiture propre    sont autant de moyens de réduire les émissions polluantes que de rééquilibrer notre balance énergétique.

 Il faut mettre en place une politique européenne en matière de transport de marchandises, développer et utiliser pleinement de manière locale, nationale et européenne les moyens à disposition (réglementation sur les vitesses, tarification, internalisation des coûts externes, implantation des activités, etc.) pour augmenter l'efficacité et l'attractivité des modes doux. On peut introduire une tarification au kilomètre pour les poids lourds qui remplacerait les péages, TIPP, taxes à l'essieu et qui deviendrait un véritable outil de régulation.

   Au niveau local, il est nécessaire d'instaurer des autorités organisatrices uniques englobant les transports urbains, périphériques et, le cas échéant, interurbains. Au niveau régional il faut poursuivre la régionalisation ferroviaire et encourager les gains de productivité des opérateurs de transport.

 

L'Etat doit continuer à jouer un rôle majeur dans le financement des grandes infrastructures de transport, tout en laissant une large place aux financements privés, en pratiquant systématiquement l'évaluation des projets et en veillant à la mise en place et au fonctionnement d’instances de régulation et de contrôle, que ce soit dans le domaine routier, aérien ou surtout ferroviaire.

  Dans le cadre d’un développement durable, nous voulons orienter la croissance vers une diminution des inégalités et de la précarité à l’échelle du monde, en limitant les nuisances du progrès.

 Contribuons à créer une organisation mondiale de l’environnement dotée de larges pouvoirs.

 L’aide au pays du tiers monde pour leur  permettre d’utiliser les énergies renouvelables plutôt que de poursuivre une politique de déforestation est une priorité.

  Il faut également mettre l’accent sur la dimension éducative et culturelle de l’action pour l’environnement : développer les actions de sensibilisation du public, former les élèves sont les conditions sine qua non de l’action de la société civile qui est aussi importante que celle de l’Etat.

 

......IES

 

 

Publié dans IES

Commenter cet article

marc d HERE 30/04/2007 00:01

Cela n'a rien à voir avec le sujet.....Assez de spam svp....

arnaud 29/04/2007 23:03


Faites passer cette article en masse sur vos blogs et autour de vous

Les économies de Ségolène Royal depuis son arrivé à la tête de la Région Poitou Charentes

Depuis son arrivée à la Région, Mme Royal à mise la Région à la diette et à supprimé tous les privilèges de l'époque Raffarin qui aura tout de même durée trente ans.

- Indemnité des conseillers généraux: 100 000 euros : supprimé
  - Fonctionnement groupe politique: 50 000 euros:   supprimé
 
 - Campagne de communication: 980 000 euros: supprimé
 - Restauration: 200 000 euros: supprimé
 - Brochette de l'été: 75 000 euros: supprimé
 - Fête du pain: 50 000 euros: supprimé
 - Galette primere: 50 550 euros: supprimé
 -Quatre véhicules sur 14 de la Région: supprimé

Ce qui fait que au total, Madame Ségolène Royal a économisé 1 505 550 euros soit 1 million d'euros + 505 550 euros économisés grâce à Mme Royal.
Cette argent est depuis utilisé pour des projets utiles comme:

-Le TER à 1 euros
 - Chèques livres qui permettent au famille d'avoir leur livre scolaire gratuit.
 - Contrat Tremplin ( déjà plus de 3000 emplois créer dans la région)
 - Matériel pour les lycée (comme matériel informatique)
 - Mise en place de la démocratie participative
 - Mise en place des budgets participatifs(dans les lycée par exemples.)

Tout ce qui est marqué ci-dessus à était reconnu par l'UMP et par toute la classe politique comme étant la vérité, article paru dans le journal La Nouvelle République.

bouquery 29/04/2007 12:24

Je salue nos couleurs. jmb

marc d HERE 29/04/2007 10:11

La partie consacrée à l'environnement n'est certainement pas la meilleure....Nous devons encore la travailler et notamment à partir du programme présenté par Corinne Lepage....