Concours

Jeudi 1 octobre 2009

Sous le patronage d'IES, Initiative Européenne et Sociale

 

"Les Amis de La Gauche Moderne" - Paris

 

vous convient le lundi 5 octobre 2009

à une conférence-débat

 

"La laïcité en 2009 : tour d'horizon d'actualité"

 

avec Guy ARCIZET, Antoine SFEIR, Eric FERRAND

et le témoignage de KARIMA (Insoumise et dévoilée, éditions Luc Pire, 2009)

 

 à 20 heures (précises), au cinéma l'Entrepôt, 7 rue Francis de Préssensé, 75014 Paris .

Métro Pernety

RSVP - amis.lgm@gmail.com

 

Par Amis LGM - Publié dans : Société - Communauté : Libre parole
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Lundi 29 septembre 2008
Chers amis d'IES...


En  attendant   qu'IES  reprenne   ses  publications,

retrouvons-nous sur le blog Social libéral:



http://marcdhere.over-blog.com


Amitiés,

Marc d'Héré



Par marc dHERE - Publié dans : Réflexion politique - Communauté : Les Sociaux libéraux
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Vendredi 25 juillet 2008

Chers amis,

 

Il y a plus de deux ans que je tiens le blog d’IES que vous êtes nombreux à lire régulièrement. Je vous en remercie bien sincèrement.

 

IES va sans doute évoluer dans les mois qui viennent, une Assemblée Générale devrait se tenir à l’Automne, pour fixer au mouvement une nouvelle orientation, de nouveaux objectifs.  Le blog sera certainement prolongé et il est vraisemblable que je continuerai à l’animer, mais dans un esprit et avec des préoccupations peut-être quelque peu différentes. Il a déjà commencé à évoluer.

 

Parallèlement à ce  blog d’IES,  j’ai créé un autre blog,  encore  davantage consacré à la réflexion politique, et qui se veut clairement consacré au débat sur les réformes et   au « social libéralisme » sous tous ses aspects.  Intitulé « social-libéral », vous le retrouverez à l’adresse : http://marcdhere.over-blog.com    

 

Je serai particulièrement heureux que nombre d’entre vous veuillent bien s’y abonner, ce qui leur permettra d’être informés de la parution de tout nouvel article. C’est  gratuit et très simple (inscrire son adresse mail en première page du blog,  dans la case en haut à droite et suivre les indications. Vous recevrez alors à votre adresse mail une demande de confirmation il vous suffira de cliquer pour confirmer).

 

A bientôt, si vous le voulez bien, sur ce blog d’IES qui continue, mais aussi sur le blog social libéral :   http://marcdhere.over-blog.com

 

Bien à vous.

 

Marc d’Héré

Par marc dHERE - Publié dans : Réflexion politique - Communauté : Les Sociaux libéraux
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Mardi 22 juillet 2008

La réforme de la Constitution a été votée, à la majorité des 3/5ème, avec les voix des parlementaires venant de la droite, du centre et du centre gauche . C’est une grande victoire pour la démocratie et tous les démocrates de ce pays s’en réjouiront. Cette réforme va permettre en effet d’encadrer  les pouvoirs du Président,  en  augmentant ceux du Parlement, et en donnant de nouvelles possibilités d’action aux citoyens.

 

Malgré l’opposition politicienne et systématique des socialistes aidés de quelques supplétifs ultra conservateurs, chiraco-villepinistes ou aigris et revanchards comme Bayrou, Nicolas Sarkozy est parvenu à faire adopter cette importante modernisation de notre constitution. Ce grand  succès, qui va permettre à nos institutions de fonctionner de manière plus équilibrée, va aussi donner la possibilité au Président et au gouvernement de poursuivre et d’amplifier leur action réformatrice, qui se trouve, dans une large mesure, à nouveau légitimée.

 

Ce mois de Juillet, s’affirme comme une période faste pour le Président et pour la France et va marquer le début d’une nouvelle période du quinquennat. Après la libération d'Ingrid Bétancourt et la période qui a suivi après  la réussite, unanimement reconnue, du lancement de l’Union Pour la Méditerranée, après celle du 14 juillet et des initiatives du Président en faveur de la paix au Moyen Orient, ce vote positif, qui vient satisfaire les Français largement favorables à cette modification constitutionnelle, représente un nouveau succès. Ajoutons-y la poursuite des réformes importantes qui seront votées tout au long de cette session de juillet et même, pour faire bonne mesure,  les derniers sondage qui s’améliorent. A n’en pas douter  ce mois aura été favorable au Président.

Et dans le même temps, l’attitude des  socialistes, qui apparaissent plus divisés, et plus politiciens que jamais et les déclarations effarantes et incontrôlées de Royal, viennent montrer aux Français qu’ils ne peuvent en aucun cas accorder la moindre confiance à une opposition qui s’enfonce dans l’incohérence.

 

Tout cela augure bien de l’avenir…

 

Marc d’Héré

Communiqué de La Gauche Moderne

Un succès pour la démocratie.

 

La réforme de la Constitution a été votée. C’est une grande satisfaction pour tous les démocrates de ce pays.

La Gauche Moderne, qui s’était fortement engagée dans le soutien de cette réforme, annoncée et voulue par Nicolas Sarkozy, se félicite de constater que, malgré l’opposition, décidément sectaire du Parti socialiste et de ses alliés, qui ont bénéficié du renfort de   quelques parlementaires ultra conservateurs, notre Constitution va devenir plus démocratique. Le Parlement disposera de responsabilités élargies et les citoyens bénéficieront de droits nouveaux.

Cette étape, importante sur la voie de la modernisation de notre pays, va permettre au Président et au gouvernement de poursuivre et d’amplifier  leur action réformatrice.

 

La Gauche Moderne

21 juillet 2008

 

 

Par marc dHERE - Publié dans : Vie politique - Communauté : La gauche dans la majorité
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Mardi 15 juillet 2008
Un Communiqué de La Gauche Moderne, parti  de centre gauche, fondé par Jean-Marie Bockel,  appartenant à la majorité présidentielle...


La Gauche Moderne salue le grand succès - qui n’était pas évident il y a quelques semaines encore - que constitue la réunion du sommet de l’Union Pour la Méditerranée, voulu et porté par Nicolas Sarkozy, et qui rassemble autour de lui, à Paris 43 chefs d’État.

La Gauche Moderne souhaite totalement apporter sa pierre à ce rassemblement des deux rives de la méditerranée, si nécessaire pour enclencher la dynamique de la paix, et arrêter pendant qu’il en est encore temps la marche infernale vers la collision des civilisations.

La Gauche Moderne va prendre toutes sortes d’initiatives aux fins de développer, avec d’autres, un vaste dialogue avec les mouvements et personnalités réformistes et démocrates du Sud de la méditerranée.


La Gauche Moderne
http://www.lagauchemoderne.org

Par Gauche Moderne - Publié dans : Europe - Communauté : L'union Européenne
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Mardi 8 juillet 2008
Enquête du Point du 03 07...

Nicolas Sarkozy a lancé sa réforme de l'audiovisuel public. Mais, devant le monstre France 3, citadelle cégétiste, enchevêtrement de treize baronnies locales campées sur leurs acquis, le chef de l'Etat préfère prendre son temps... Plongée au coeur d'une machinerie infernale.

Emmanuel Berretta

 

Les gabegies à France 3 ? Chacun a sa petite histoire à raconter. Un exemple : « Ce soir ou jamais », l'émission de débats culturels de Frédéric Taddeï qui symbolise le « virage éditorial » de Patrick de Carolis. Ce talk-show culturel coûte la bagatelle de... 100 000 euros par jour pour 350 000 à 500 000 téléspectateurs. C'est cher comparé au talk-show d'humour de Ruquier sur France 2, qui coûte 85 000 euros pour 1,3 million de téléspectateurs. Quant à « C'est dans l'air », d'Yves Calvi, sur France 5, avec 68 minutes de direct par jour, l'émission ne coûte que 45 000 euros et intéresse 1 million de téléspectateurs...

La direction de France 3 n'est pas plus bête qu'une autre et a donc décidé de réduire les frais de « Ce soir ou jamais ». Puisque l'émission de Taddeï enjambe le « Soir 3 » de Marie Drucker, l'idée a germé de rassembler les deux émissions sur le même plateau. Une façon de regrouper les moyens en payant une fois plutôt que deux. Belle initiative.

Las ! C'était compter sans les puissants syndicats de la chaîne. Estimant que l'émission de Taddeï volait leur travail, les salariés du « Soir 3 » ont fait barrage... On a donc mené la réforme à moitié, sans le moindre gain de productivité : Marie Drucker a effectivement présenté son journal sur le plateau de Taddeï, mais France 3 a continué d'employer deux équipes de réalisation, deux équipes pour la lumière, des cadreurs à foison, etc. « Nicolas Ferraro, le réalisateur de Taddeï, est payé 5 000 euros par émission, celui du "Soir 3", 2 000 à 3 000 euros... Ferraro pourrait très bien réaliser le "Soir 3" et Taddeï , explique un technicien. On travaille avec cinq électros quand trois suffiraient. Finalement, on est tellement nombreux qu'on finit par se gêner... » Au total, on compte quatorze caméras sur le plateau, pratiquement de quoi filmer un match de football ! En outre, France 3 mobilise deux régies. Et, pour couvrir l'émission de Taddeï, on fait venir un car régie (garé dans la cour de France Télévisions) de... Lille ou Rennes ! Ce qui entraîne des frais de déplacement et des primes pour dix techniciens. Mais, bien entendu, on continue d'utiliser la régie du JT, qui, elle, est logée dans l'immeuble de France Télévisions. Voilà comment on parvient à dépenser 100 000 euros par jour. C'est certain, Kafka s'amuserait follement dans les couloirs de France 3.

Et si l'auteur du « Château » s'aventurait dans les treize régions de France 3, il y trouverait matière à un nouveau roman sur l'absurde. Il n'est pas rare, par exemple, qu'autour d'un match de football pas moins de quatre équipes de tournage, estampillées France Télévisions, se percutent sur le gazon : l'équipe locale de France 3, l'équipe du « 19/20 » national de France 3, l'équipe de la rédaction de France 2 et l'équipe des sports de France Télévisions... Car, évidemment, France 3, ce n'est pas seulement 1 600 journalistes unis dans l'amour de l'information, c'est aussi une cascade de mépris, les journalistes parisiens du « 19/20 » prenant leurs confrères de province pour d'aimables campagnards. Et ceux de France 2 méprisant à leur tour ceux de France 3, lesquels, moins payés, font tout ce qu'ils peuvent pour gratter deux ou trois sous par-ci, par-là : en reportage, on se fait rembourser l'hôtel mais on dort dans le car régie, etc.

Un seul chiffre résume la difficulté de réformer France 3 : près de 80 % du budget des treize stations régionales sont absorbés par la masse salariale, 15 %, par les frais généraux. « Pour les programmes, il ne reste que 6 à 7 %... La masse salariale, impossible d'y toucher. Au contraire, elle augmente lentement mais sûrement. Les frais généraux, pareil. Du coup, la variable d'ajustement, ce sont les programmes. C'est une mauvaise spirale », explique ce cadre de France 3 qui ne peut consacrer que 8 000 euros à la confection d'un documentaire en région... Lequel ne passera sur l'antenne nationale qu'au milieu de la nuit !

C'est encore arrivé le vendredi 27 juin : France 3 Ile-de-France-Centre produit le magazine « Troisième rappel ». Ce soir-là, l'émission est consacrée à Nicolas Canteloup. Elle contient des extraits inédits du dernier Olympia de cet humoriste, complice de Michel Drucker, si populaire que la spéciale que lui a consacrée France 2, à 20 h 50, a écrasé TF1 en avril. Que fait l'antenne nationale de France 3 avec le Canteloup produit par l'Ile-de-France ? Elle le programme à 1 heure du matin, après deux épisodes rediffusés d'une série américaine (« The Closer »)... L'émission sur Canteloup a été aperçue par 340 000 couche-tard. Les bras nous en tombent.

Des frais qui grimpent et peu d'argent pour les programmes... A ce rythme, la paupérisation de France 3 est certaine, voire fatale. Car, en face, la concurrence s'organise. Les groupes de presse régionaux (Sud Ouest, Hersant Média, Ouest France...) se sont déployés dans les petites lucarnes locales. L'existence de cette offre alternative, encore naissante, a-t-elle dissuadé Nicolas Sarkozy de s'attaquer à la réforme difficile de la chaîne des régions ?

« Chaîne des régions », c'est vite dit, d'ailleurs. Quand la commission Copé a imaginé de restreindre à quatre ou cinq heures par jour le programme national de France 3 pour mieux mettre l'accent sur les programmes régionaux (en créant sept chaînes régionales), ce fut immédiatement la levée de boucliers. Pourquoi ? « Ce serait suicidaire, à terme, pour les 300 salariés, techniciens et journalistes, qui travaillent pour l'édition nationale du "19/20" », s'inquiète Jean-François Téaldi, délégué SNJ-CGT, porte-parole de l'intersyndicale de France Télévisions.

Décanter... ou pourrir ?

Copé et ses amis de la commission ont donc fait machine arrière, tout comme ils avaient remballé, au mois de mai, l'idée, à peine ébauchée, d'une fusion des rédactions de France 2 et France 3, déclenchant d'ailleurs une grève à France 3, le 21 mai. Pas étonnant que Nicolas Sarkozy, lors de la remise du rapport Copé, ait lui-même reculé devant cette pétaudière dans laquelle la CGT, leader avec 40 % des voix, fait la pluie et le beau temps. « Le dossier France 3 n'est pas mûr. Il faut le laisser décanter », déclare au Point Jean-François Copé. Décanter... ou pourrir ?

« Tout est cogéré paritairement avec les syndicats : les embauches, les avancements... Le DRH égrène des listes de noms et les syndicats approuvent ou désapprouvent. Ensuite, on distribue de l'avancement à ceux qui ont été retenus. C'est caricatural : on a la décision, mais pas le pouvoir », se plaint ce responsable d'une région, qui fait toutefois la part des choses : « Si l'outil France 3 coûte cher, c'est aussi parce que nous, nous respectons les lois du travail, contrairement aux boîtes privées, qui abusent du système de l'intermittence du spectacle pour faire payer à la collectivité de faux jours chômés. »

Les lois du travail, parlons-en. Depuis l'adoption des 35 heures (220 emplois créés), la boule de neige des embauches n'en finit plus d'écraser les frais de la chaîne. L'accord d'entreprise de la rédaction nationale prévoit pour les techniciens 162 jours de congés par an (soit cinq mois et demi). Si bien que toute embauche d'un CDI oblige à recourir à un pigiste pour couvrir les congés, lequel, à son tour, au bout de quelques années, obtient sa régularisation par décision de justice et génère à son tour un pigiste. Et ainsi de suite... « Personne n'est responsable de cette situation , explique un ancien de l'équipe "Thalassa" qui vogue désormais sous d'autres cieux. Ni le président Patrick de Carolis ni Marc Tessier, son prédécesseur, n'y sont pour rien. C'est la loi qui crée naturellement de l'emploi à France 3 sans que l'on puisse arrêter cette folle mécanique. »

Certes, Patrick de Carolis a décrété la fin des embauches. Mais ce n'est sans doute pas fini, car Téaldi l'affirme tout de go : « J'ai plus de deux cents dossiers de journalistes pigistes en attente d'intégration. Pour certains, cela fait plus de dix ans qu'ils sont dans l'antichambre. »

Selon l'emblématique leader de la CGT, 1 600 journalistes, ce n'est pas encore suffisant. « La racine du mal, c'est que, dans les années 90, on a sans cesse élargi les plages horaires des régions sans embaucher de CDI. Donc, depuis, on a gagné toutes les décisions de justice. » Selon Téaldi, en région, les cadences sont infernales et contraignent les journalistes reporters d'images (JRI) à des congés pour « stress » ou « mal de dos ». « On a des types qui font trois reportages par jour et qui, à 40 ans, ne peuvent plus porter de caméra ! » affirme-t-il. D'où la multiplication des longs congés maladie qui suscitent à leur tour leur lot d'intermittents, lesquels réclament tôt ou tard leur intégration... avant de tomber malades à leur tour, au bout du rouleau.

La grève, un art de vivre.

Ce faisant, la Cocotte-Minute explose régulièrement et se solde par de longues grèves : 1986, 1990 (5 semaines), 1997 (10 jours) et 2002 (22 jours). Chaque fois, la direction cède et recrute une fournée... C'est sûrement à ce mode de fonctionnement que s'en est pris Nicolas Sarkozy dans son intervention du 30 juin sur l'Europe (sur France 3 !), en faisant savoir qu'il ne regarderait pas le service public comme une « petite secte qui appartient à quelques micro-organisations ». La grève, à France 3, c'est aussi un art de vivre. On se réchauffe le coeur, on se sent solidaires, on éprouve tous les jours le sens de l'unité. Si bien qu'on se filme en train de faire la grève. « En 2002, les grévistes ont même projeté le film de Thierry Nouel à La Clef, une petite salle parisienne. Et les grévistes m'ont offert le DVD », raconte, attendri, Patrice Papet, l'ancien DRH de France 3 qui a refusé de plier sur les salaires et qui n'a pas payé les jours de grève... Rappelons que le point d'indice n'a pas été augmenté depuis onze ans.

Et pourtant, malgré toutes ses pesanteurs, France 3 reste la chaîne préférée des Français, celle qui diffuse « Plus belle la vie », le feuilleton quotidien à succès. Un potentiel énorme qui mérite la grande réforme devant laquelle tous les gouvernements ont jusqu'ici reculé.

Carolis et Sarkozy s'accrochent à un espoir : faire basculer les cinq chaînes de France Télévisions au sein d'une entreprise unique, présentée comme un aimable levier de modernisation. Le syndicat majoritaire n'est pas dupe. Il sent bien que le projet final consiste à revoir à la baisse la convention collective en or massif que la gauche mitterrandienne a concédée en 1981 et sur laquelle campe la CGT. Quand le projet de loi sur l'entreprise unique sera débattu au Parlement, la grève prévisible de l'automne 2008 sera-t-elle la mère de toutes les grèves ? Et de quel drap faudra-t-il couvrir l'écran noir de France 3 : des langes d'un nouveau-né ou du linceul d'un défunt ?

Le Point
Emmanuel Berretta
Par Le Point. Emmannuel Berretta - Publié dans : Culture, médias, loisirs - Communauté : Libre parole
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Mardi 1 juillet 2008
AFP, repris par Le Monde fr. du 29 juin 08...


La Gauche moderne (GM), parti allié de l'UMP au sein de la majorité présidentielle dirigé par l'ancien socialiste Jean-Marie Bockel, a tenu samedi sa première "journée nationale", avec pour but de se positionner en "force de proposition" sur "l'aile gauche de la majorité".

 

La rencontre, à laquelle participaient environ 200 personnes, devait notamment préparer le premier congrès de la GM, en novembre. M. Bockel, secrétaire d'Etat "d'ouverture" dans les gouvernements de Nicolas Sarkozy, part du postulat "qu'il n'y a pas en France de vrai parti social-démocrate ou travailliste comme il y en a dans le reste de l'Europe".


Il a souhaité faire de GM un parti "qui ne passera pas les 20 prochaines années à s'interroger ou à se déchirer sur la question de savoir jusqu'à quel point il accepte ou pas l'économie de marché, mais qui regardera en face les réalités", dans une allusion aux polémiques qui agitent le Parti socialiste.

Se revendiquant de "la gauche héritière du combat contre les tyrans autour de l'idée du libéralisme politique", il a lancé aux dirigeants socialistes: "Toute la gauche européenne a choisi le social-libéralisme et la réforme, et vous êtes toujours engoncés dans les débats d'hier".

M. Bockel a précisé à l'AFP qu'il n'entendait pas lancer "un appel au PS comme structure, le cas est désespéré". "Mais on s'adresse à tous les gens de gauche qui ne s'y retrouvent plus avec le PS, qui est tétanisé par la gauche de la gauche".

Il a indiqué être à l'issue de cette journée "convaincu que nous avons un chemin pour constituer avec d'autres le noyau de l'aile gauche de la majorité" présidentielle. Il a estimé que GM était complémentaire des autres formations ou clubs se réclamant de ce positionnement, tout en soulignant qu'il s'agissait du seul mouvement se revendiquant parti à part entière.

GM, qui compte actuellement "quelques centaines" d'adhérents et environ 160 conseillers municipaux élus aux dernières municipales, vise un objectif "d'autour d'un millier" d'adhérents à l'issue de son congrès.

Elle entend se positionner comme "force de proposition" et être présente "à un certain nombre d'élections", a relevé M. Bockel, définissant son mouvement comme "un allié libre, mais loyal dans l'action".

Le président Sarkozy a adressé un message aux participants, saluant leur "sensibilité de gauche", et justifiant "l'ouverture" par son désir de "pouvoir (s')appuyer sur l'assise la plus large nécessaire pour réformer le pays".

M. Bockel a souligné "n'avoir aucun regret" d'avoir rejoint la majorité présidentielle.

AFP, repris par Le Monde.fr

Par AFP et Le Monde.fr - Publié dans : Vie politique - Communauté : La gauche dans la majorité
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Mercredi 25 juin 2008

Par Simon Pierre Trezeguet

 

Par-delà le résultat négatif du vote irlandais, l’âpreté des débats qui l’ont précédé, le large ressentiment populaire à l’encontre de l’Europe (déjà illustré par les non français et néerlandais) doivent nous interpeller.  L’Europe ne peut faire l’économie d’une sérieuse introspection.

 

Pour correctement positionner le débat, il est fondamental de rappeler les succès de l’Europe.  L’Europe a permis et accompagné plus de 50 ans de paix et de prospérité.  La PAC fut un succès car elle permit à l’Europe d’atteindre l’autosuffisance alimentaire, dont on mesure tout l’intérêt aujourd’hui.  L’Euro est une formidable réussite qui a contribué à stabiliser les économies européennes, et en particulier celle de la France.  Encore aujourd’hui, l’Euro nous protège partiellement de l’envolée des prix des matières premières.  L’espace Schengen est une vaste zone où les citoyens peuvent se déplacer librement et sans contrôle.  Les diplômes sont de plus en plus harmonisés, et donc reconnus.  Les normes convergent, pour le bénéfice des consommateurs en termes de prix et de qualité.  Des régions déshéritées, ou en déshérence, connaissent une deuxième vie grâce aux fonds européens qui investissent pour leur revitalisation.  Les Balkans, jadis sources de conflits, entrent progressivement dans notre espace commun, gage de paix et de stabilité.  L’Europe de l’Est peut efficacement sortir du marasme où l’avait plongée le communisme grâce au soutien et à l’accueil que l’UE lui réserve.

 

De tout cela, chaque européen est plus ou moins conscient.  La pédagogie pourtant commande de le rappeler inlassablement, car face à ces raisons objectives, des raisons subjectives pèsent d’un grand poids contre l’idée européenne.

 

Deux ennemis minent l’idée européenne, et ils sont d’autant plus dangereux qu’ils sont au cœur même du système, à la Commission Européenne.  Entre certains eurocrates obsédés par l’idée d’harmonisation, réglementant à foison les moindres détails de la vie quotidienne des Européens (cf. le camembert au lait crû, la chaîne du froid sur les marchés, etc.) et les ultra-libéraux qui sabotent toutes les tentatives politiques européennes et nationales, qui tentent d’imposer un modèle ultra-libéral à tous les aspects de la vie économique et sociale (souvent au détriment des intérêts stratégiques des Européens et au détriment des intérêts sociaux des Européens), l’Europe navigue à vue entre dérégulation sociale et économique et normativité excessive.

 

Alors oui, il faut le dire haut et fort : il est possible d’être à la fois profondément europhile et profondément ‘commission-sceptique’.  Je crois que le destin de la France sera meilleur dans une Union Européenne forte et sociale-libérale.  Je crois que la vie des Français, leur pouvoir d’achat, la compétitivité de nos territoires bénéficient de la protection et du soutien de l’Europe.  Mais je crois aussi que la gouvernance actuelle de l’Europe est en panne.  Je crois que la Commission souffre de discrédit non parce qu’elle est incompétente, ce qu’elle n’est pas, mais parce qu’elle ne rend pas de comptes aux citoyens ou à leurs élus.  Qui fixe une feuille de route politique à la Commission ? Qui vérifie que cette feuille de route est mise en œuvre ? Quels sont les mécanismes pour asservir la Commission aux organes politiques élus ?

 

L’âge d’or de la Commission date de la présidence Delors, parce qu’à l’époque, Delors, Mitterand et Kohl travaillaient ensemble, dans la même direction, avec, globalement, un accord sur les fins et les moyens.  Il y avait convergence entre les dirigeants élus et la Commission.  Depuis, la Commission a voulu s’émanciper des gouvernements, gagner son autonomie pour devenir un gouvernement de l’Europe.  Parce qu’elle n’est plus la voix des gouvernements élus, parce qu’elle n’est pas encore la voix d’un Parlement élu, la Commission a ainsi perdu sa crédibilité.  Ce n’est donc pas un problème de communication que M. Barroso doit résoudre, mais c’est un problème de légitimité démocratique de la Commission que les gouvernements européens doivent résoudre.  Espérons que la présidence française de l’Union, avec le volontarisme politique qui est la marque du Président Sarkozy, permettra de lancer cette réforme de la gouvernance de l’UE que tous les citoyens europhiles attendent avec une impatience croissante.

 

Simon-Pierre Trezeguet


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Par Simon-Pierre Trezeguet - Publié dans : Europe - Communauté : L'union Européenne
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Mercredi 18 juin 2008

Chers amis,

 

Il y a plus de deux ans que je tiens le blog d’IES que vous êtes nombreux à lire régulièrement. Je vous en remercie bien sincèrement.

 

IES va sans doute évoluer dans les mois qui viennent, une Assemblée Générale devrait se tenir à l’Automne, pour fixer au mouvement une nouvelle orientation, de nouveaux objectifs.  Le blog sera certainement prolongé et il est vraisemblable que je continuerai à l’animer, mais dans un esprit et avec des préoccupations peut-être quelque peu différentes. Il a déjà commencé à évoluer.

 

Parallèlement à ce  blog d’IES,  j’ai créé un autre blog,  encore  davantage consacré à la réflexion politique, et qui se veut clairement consacré au débat sur les réformes et   au « social libéralisme » sous tous ses aspects.  Intitulé « social-libéral », vous le retrouverez à l’adresse : http://marcdhere.over-blog.com    

 

Je serai particulièrement heureux que nombre d’entre vous veuillent bien s’y abonner, ce qui leur permettra d’être informés de la parution de tout nouvel article. C’est  gratuit et très simple (inscrire son adresse mail en première page du blog,  dans la case en haut à droite et suivre les indications. Vous recevrez alors à votre adresse mail une demande de confirmation il vous suffira de cliquer pour confirmer).

 

A bientôt, si vous le voulez bien, sur ce blog d’IES qui continue, mais aussi sur le blog social libéral :   http://marcdhere.over-blog.com

 

Bien à vous.

 

Marc d’Héré

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Lundi 16 juin 2008
Le non Irlandais au traité de Lisbonne, résulte, comme ce fût le cas en France il y a trois ans, d’une alliance baroque et  conjoncturelle entre  l’extrême droite et l’extrême gauche, auxquels se sont joints des citoyens inquiets, désabusés ou voulant manifester leur opposition à leurs dirigeants. Ce vote est une mauvaise nouvelle pour l’Europe car il lui interdit (au moins pour l’instant) d’adopter des  règles de fonctionnement plus démocratiques et plus efficaces lui donnant notamment la capacité de jouer un plus grand rôle sur la scène internationale,  de prendre davantage de  décisions et de mener des politiques communes. Pourtant, la victoire du non en Irlande ne doit pas être assimilée à une  catastrophe et elle ne conduit vraisemblablement pas  l’Europe dans l’impasse. Trois remarques à ce sujet.

 

D’abord il faut observer que si le rejet Irlandais nous impose d’en rester pour l’instant aux règles fixées par le traité de Nice (œuvre commune de Jospin et Chirac !) il  ne remet pas en cause l’essentiel. L’espace européen de libre échange existe toujours,  le grand marché fonctionne,  l’Euro n’est pas remis en cause, les politiques communes existantes ne disparaissent pas.  Si l’acceptation du  traité de Lisbonne aurait rendue plus démocratique, plus coordonnée et sans doute plus solidaire, l’Europe économique, son rejet ne la remet pas en cause. L’Europe libérale continue et c’est tout de même l’essentiel.

 

Ensuite, il serait inconcevable que  le rejet du traité par un des plus petits pays de l’Union Européenne, interdise définitivement son application. L’Irlande ne peut disposer d’un droit de veto. Il faut, dans un premier temps, que les ratifications continuent dans les autres pays et la Grande-Bretagne vient de donner à ce sujet un signal positif. Une fois le traité ratifié par 26 pays, des négociations pourront s’engager avec l’Irlande, visant, au prix de quelques concessions symboliques ou de pure forme, à la faire revenir sur son vote, ou à lui faire accepter d’adopter, une « mise en congé » provisoire ou   une « situation particulière » au sein des  membres de l’Union. Cela exigera un peu d’imagination juridique et surtout une unité sans faille et une même volonté d’union de la part des 26. Le rôle de l’Allemagne, de la Grande-Bretagne et de la France sera essentiel dans cette phase.

 

Et j’en arrive à ma troisième remarque, qui concerne particulièrement le rôle de la France.  Nicolas Sarkozy a joué un rôle positif et  déterminant dans la proposition puis  l’élaboration et la signature du traité « simplifié » de Lisbonne.  Les hasards du calendrier font qu’il lui appartient  de permettre à l’Europe de réagir face à cet échec de dernière minute. La France se trouve présider l’Europe pour les 6 mois qui viennent. Elle doit, pour compenser cet échec institutionnel, faire de sa présidence un succès de l’action concrète, permettre des avancées importantes et visibles de l’Europe sur les sujets qui font partie de ses priorités : défense européenne, Union pour la Méditerranée, politique concertée d’immigration, politique de l’énergie, de l’innovation, du développement durable, politique agricole commune, mais aussi recherche d’une réponse européenne à l’augmentation des prix du pétrole, qui touche durement tous les européens.   La présidence française, placée sous le signe de « l’Europe protection » doit montrer aux peuples Européens, y compris et particulièrement aux Irlandais, que l’Europe peut faire de grandes avancées sur des sujets concrets qui concernent très directement  la vie des citoyens, leur bien-être et leur développement. Ce sera la meilleure façon et la plus utile, de répondre à ce vote de défiance et au risque de « blocage » qui inquiète les Européens.  

 

En relançant, dès le mois de juillet, une nouvelle phase dans la construction de l’Europe, la France peut fortement contribuer à préparer l’avenir. Une grande responsabilité repose sur les épaules du Président et de son gouvernement. Ils devraient pouvoir compter sur le soutien de l’ensemble des forces politiques françaises, celles au moins qui veulent le succès de l’Europe.

 

Marc d’Héré 

Par marc dHERE - Publié dans : Europe - Communauté : L'union Européenne
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Marc d'Héré, président, Patrick Compte,  Frédéric Coste, Gérard Doiret, Guillaume Fabre,  Shona Hammonds,  Gilles Norroy,    


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